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La Banque centrale européenne devrait mettre fin à près de trois années de stabilité monétaire en relevant son taux de dépôt de 25 points de base lors de sa réunion de juin. Cette hausse, qui porterait le taux à 2,25 %, constituerait le premier resserrement monétaire engagé par une grande banque centrale depuis plusieurs mois.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par le regain des tensions inflationnistes en zone euro. La flambée des prix de l’énergie consécutive aux perturbations du trafic pétrolier dans le détroit d’Ormuz a ravivé les inquiétudes des banquiers centraux. En mai, l’inflation annuelle a atteint 3,2 %, nettement au-dessus de l’objectif de 2 % fixé par la BCE.
Depuis plusieurs semaines, plusieurs responsables de l’institution ont multiplié les déclarations en faveur d’un durcissement de la politique monétaire. Les marchés financiers considèrent désormais cette hausse comme quasiment acquise et anticipent déjà la possibilité d’un nouveau relèvement des taux dans les prochains mois.
Toutefois, cette orientation ne fait pas l’unanimité. Certains économistes soulignent que l’économie européenne montre déjà des signes de ralentissement et redoutent qu’un resserrement trop rapide ne fragilise davantage la croissance. Dans ce contexte, les investisseurs seront particulièrement attentifs aux indications fournies par Christine Lagarde sur la trajectoire future de la politique monétaire européenne.
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