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Le compte à rebours est lancé pour les acteurs des cryptomonnaies opérant en France. À partir du 1er juillet 2026, l’agrément européen MiCA deviendra obligatoire pour toutes les plateformes proposant des services liés aux cryptoactifs. Celles qui ne l’auront pas obtenu ne pourront plus exercer légalement leur activité sur le territoire européen.
Cette échéance marque la fin de la période transitoire prévue par le règlement MiCA, entré en vigueur au niveau européen fin 2024. Selon l’Autorité des marchés financiers (AMF), seules 19 entités ont, à ce jour, obtenu l’agrément requis, tandis qu’une vingtaine de dossiers sont encore en cours d’examen.
L’objectif de cette réglementation est de renforcer la protection des investisseurs après plusieurs scandales majeurs, notamment la faillite de la plateforme FTX. Les nouvelles exigences rapprochent désormais les prestataires crypto des standards appliqués aux acteurs financiers traditionnels.
Les plateformes devront notamment séparer les actifs de leurs clients de leurs propres fonds, renforcer leurs dispositifs de contrôle interne et disposer d’un niveau minimal de fonds propres. Cette dernière obligation représente un défi majeur pour de nombreux acteurs de taille modeste, certains devant mobiliser plusieurs millions d’euros pour satisfaire aux exigences réglementaires.
Face à cette situation, plusieurs plateformes risquent de disparaître ou d’être contraintes de suspendre leurs activités. L’AMF assure toutefois vouloir adopter une approche graduée dans l’application des sanctions. Les opérateurs ayant engagé des démarches sérieuses pour obtenir leur agrément ne seront pas traités de la même manière que ceux qui n’ont entrepris aucune action.
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