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Selon la Banque de France, le patrimoine financier des ménages français a franchi un nouveau sommet en 2025, atteignant 6.590 milliards d’euros, soit 175 milliards de plus qu’un an auparavant. Cette progression confirme la forte capacité d’épargne des Français, dont le taux d’épargne s’est maintenu à 18 % du revenu disponible, un niveau nettement supérieur à la moyenne de la zone euro.
L’assurance-vie en fonds euros demeure le placement privilégié avec plus de 1.570 milliards d’euros d’encours. En revanche, les livrets réglementés ont subi des retraits nets, conséquence directe de la baisse de leur rémunération. Une partie des flux s’est reportée vers les unités de compte et les actions, jugées plus attractives dans un contexte de ralentissement de l’inflation.
Malgré cette accumulation d’épargne, une étude de Rexecode souligne un paradoxe : les Français épargnent beaucoup, mais construisent moins de patrimoine financier que d’autres pays développés. La raison principale réside dans la composition de leurs placements. Les actions ne représentent qu’environ 19 % de leur patrimoine financier, contre des proportions bien plus élevées aux États-Unis ou dans les pays nordiques.
Selon l’institut, cette préférence pour les placements sécurisés limite le rendement à long terme de l’épargne française. Fiscalité, réglementation, niveau d’éducation financière et habitudes commerciales du secteur financier expliqueraient davantage cette situation qu’une véritable aversion au risque des ménages.
Granularité, diversification et dette maîtrisée : les leviers évoqués par Norma Capital pour traverser le cycle immobilier.
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