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Le regain des tensions entre les États-Unis et l’Iran a lourdement pesé sur les valeurs bancaires européennes, avec un impact particulièrement marqué en France. À la clôture, l’indice européen des banques reculait de 3,4 %, tandis que Société Générale abandonnait 5,8 %, BNP Paribas 3,4 % et Crédit Agricole 2,3 %.
Cette réaction s’explique notamment par une exposition plus importante des banques françaises au Moyen-Orient que la moyenne de leurs concurrentes européennes. Selon l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), ces engagements représentent 56,5 milliards d’euros, soit 0,89 % de leurs expositions totales, contre 0,59 % pour l’ensemble des établissements supervisés par la Banque centrale européenne.
L’essentiel de cette exposition concerne toutefois les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite et le Qatar, tandis que les créances liées directement à Israël et à l’Iran restent limitées à 2,9 milliards d’euros. Les actifs sont principalement constitués de prêts accordés aux États, aux entreprises et aux établissements financiers de la région.
Malgré la nervosité des marchés, l’ACPR estime que ce risque demeure contenu. Les banques françaises continuent de bénéficier de conditions de financement favorables et ont déjà réalisé une large part de leurs émissions obligataires prévues pour 2026, ce qui limite leur sensibilité à une éventuelle dégradation des conditions de marché. Les investisseurs restent néanmoins attentifs à l’évolution du conflit et à ses conséquences sur les marchés financiers.