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Présentés ces dernières années comme une alternative séduisante aux fonds en euros, certains produits structurés à capital garanti pourraient finalement décevoir de nombreux investisseurs. En cause : la remontée des taux d’intérêt et la perspective d’un nouveau resserrement monétaire de la Banque centrale européenne.
Commercialisés massivement entre 2023 et 2025, ces produits étaient souvent indexés sur les taux longs, comme l’OAT française à 10 ans ou le CMS 10 ans. Leur fonctionnement reposait sur un scénario précis : tant que les taux restaient sous un seuil déterminé, l’investisseur percevait des coupons attractifs, parfois à deux chiffres. En revanche, si les taux dépassaient ce niveau, aucun coupon n’était versé.
Or, le contexte a radicalement changé. En un an, le rendement de l’OAT à 10 ans est passé d’environ 3,2 % à plus de 3,8 %, réduisant fortement les chances de déclenchement des coupons. Si le capital reste garanti à l’échéance, certains épargnants pourraient ne percevoir aucun rendement pendant plusieurs années.
Autre conséquence : la valeur de marché de ces produits s’est nettement dégradée. Pour un investisseur souhaitant sortir avant l’échéance, la décote peut désormais atteindre 20 à 30 %. Cette baisse s’explique à la fois par la hausse des taux, la perte de valeur des obligations servant à garantir le capital et la dépréciation des mécanismes optionnels intégrés aux produits.
Cette situation rappelle que capital garanti ne signifie pas absence de risque. Le risque principal n’est pas la perte du capital à terme, mais la perte d’opportunité face à des placements devenus plus rémunérateurs dans un environnement de taux élevés.
Granularité, diversification et dette maîtrisée : les leviers évoqués par Norma Capital pour traverser le cycle immobilier.
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