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Malgré la correction des valeurs de défense, VEGA Europe Autonomie reste devant son indice grâce à des arbitrages et une repondération ciblée.
Au cœur de l’univers d’investissement de VEGA Europe Autonomie, les actions du secteur européen de la défense ont repris leur souffle en ce début d’année. La gestion du fonds s’est adaptée en exploitant les souplesses de son cadre réglementaire, avant de commencer à repondérer le secteur au cours du mois de mai. Olivier DAVID, Gérant du fonds VEGA Europe Autonomie, fait le point.
Après avoir progressé de 75 % en 2025, les valeurs européennes de la défense ont corrigé d’environ 20 % entre le 15 janvier et le 15 mai. Cette consolidation n’a pas manqué d’affecter la performance du fonds sans pour autant l’empêcher de surpasser celle de son indice de référence (MSCI EMU) depuis le début de l’année. Face à des valorisations paraissant alors très généreuses, nous avons commencé à réduire la pondération du compartiment aéronautique/défense dès le mois d’octobre avant de poursuivre progressivement dans cette direction jusqu’à la fin du mois d’avril. En sept mois, son poids à l’actif a ainsi reflué d’un plus haut de 25,4 % à un plus bas de 20,5 %, un niveau alors très proche de la borne minimale réglementaire du fonds (20 % vs max 35 %).
Dans le même temps, nous avons procédé à des ajustements au sein de la poche, en cédant très tôt le spécialiste allemand de l’électronique militaire Hensoldt, dont la valorisation nous semblait alors excessive, et en écrêtant certaines positions parmi d’autres purs spécialistes de la défense comme Rheinmettal, tout en privilégiant les valeurs actives dans l’aéronautique civile telles que les motoristes MTU Aero-Engines, introduit en janvier, et Rolls-Royce, que nous apprécions notamment pour sa forte activité de maintenance.
Par la suite, le repli des cours nous a donné l’opportunité d’initier en février une position sur l’espagnol Indra Sistemas, qui entend faire nettement progresser la part de la défense dans son mix d’activité, ou encore de renforcer Exosens, dont les composants s’intègrent dans les systèmes de détection nocturne des drones et présentent l’avantage de ne pas être soumis à la réglementation américaine ITAR sur les exportations d’armements. Le mois de mai a marqué un tournant dans la gestion du fonds avec une 1re repondération du secteur aéronautique/défense (cf. Les principaux mouvements du mois de mai) dans la perspective d’un retournement de tendance plus marqué.
Pendant cette séquence négative, le fonds aura pu compter sur la bonne tenue de certains autres pans de la souveraineté européenne (technologie, sécurité énergétique) tout en se maintenant à l’écart de plusieurs secteurs ayant nettement sous-performé (automobile, consommation, agroalimentaire, médias, tourisme & loisirs).