Le fonds a pour objectif de réaliser une performance nette de frais supérieure à celle de l’indice CAC Small, sur la durée de placement recommandée de 5 ans.
Le fonds dispose d’un indicateur de référence qui est l’indice CAC Small mais il ne s’agit pas d’un fonds indiciel, et le gérant ne cherchera pas à répliquer la composition des indices d’actions françaises. Le fonds pourra s’en éloigner fortement tant dans sa composition que dans sa performance, et il pourra être investi régulièrement dans des titres qui ne font partie d’aucun indice. Ceci découle du fait que le gérant recherche les valeurs les plus décotées, qui sont souvent les moins connues.
De façon générale, le gérant privilégie les sociétés de qualité, peu endettés et rentables, en s’exposant le moins possible aux entreprises cycliques et aux titres consensuels.
Le fonds est éligible au PEA.
Le fonds est au niveau de l'article 8 de la réglementation SFDR.
On a maintenant une idée de ce que nous réserve l’automne Nous avons un début de réponse à cette question que nous nous posions le mois dernier. Les titres sensibles à la hausse des taux longs commencent à vraiment souffrir. Nous observons même une réaction que nous estimons déjà excessive dans certains secteurs: nous pensons notamment aux producteurs d’énergie renouvelable (très mauvaise performance ce mois-ci de Clearway Energy aux Etats-Unis et Voltalia en France, même si Northland Power au Canada a bien résisté) et à l’immobilier.
L’action D de HMG Rendement a de fait relâché 4,3% ce mois-ci, après une belle résistance jusqu’à présent, ramenant la progression annuelle à +5,8%. Essayons un peu de disséquer, à titre d’exemple, la mécanique à l’œuvre aujourd’hui dans le secteur immobilier coté, mais aussi et surtout la mécanique prévisible à moyen terme. Si nous subissons la première, nous pouvons anticiper les effets de la seconde pour préparer la performance future de HMG Rendement.
Le secteur immobilier coté est considéré en Bourse simplement et purement comme un produit financier, sa dimension physique est totalement occultée. Cette approche très réductrice méconnaît les différences radicales qui distinguent une société immobilière cotée d’un produit obligataire, différences qui vont faire beaucoup de différence à moyen et long terme dans leur appréciation respective. Un souscripteur à l’émission d’obligations à taux fixe va percevoir son intérêt annuel et sera remboursé à l’échéance.
Son seul gain est l’intérêt annuel qui lui est versé. Il est logique que, si les taux montent, le cours de l’obligation s’ajuste à la baisse pour que, sur la durée de vie restante de l’obligation, le rendement total s’ajuste aux nouvelles conditions de taux. C’est ce même traitement que réservent au secteur immobilier les opérateurs qui, aujourd’hui, vendent les actions immobilières et les indices d’actions immobilières qu’ils détiennent, voire même les vendent à découvert.
Nous considérons ce traitement comme abusif. En effet, deux facteurs vont provoquer, après cette faiblesse initiale injustifiée, le rebond de ces actions immobilières, à condition qu’elles ne soient pas excessivement endettées, ce qui est le cas de notre sélection: • Il faut se souvenir que la hausse des taux est une réaction à l’inflation, qui dit hausse des taux dit donc hausse sous- jacente de l’inflation.
• A court et moyen terme, les clauses d’indexation des loyers, particulièrement efficaces dans le cas de l’immobilier commercial et des sociétés de galeries marchandes en portefeuille (Carmila et Mercialys) déclenchées par l’inflation des chiffres d’affaires des locataires, vont entraîner une hausse des loyers encaissés, donc donner à ces sociétés la possibilité d’augmenter leur dividende et leur rendement va augmenter avec la hausse de l’inflation. En ce sens, ces sociétés se rapprochent plus d’obligations indexées que d’obligations à taux fixe, • A plus long terme, la hausse des coûts de construction pour les constructions neuves va revaloriser les constructions existantes.
Le capital investi est donc revalorisé par l’inflation, contrairement aux obligations classiques, pour lesquelles le capital investi est dévalorisé par l’inflation. On peut appliquer ce raisonnement à nombre de titres du portefeuille de HMG Rendement, ce qui nous conduit à penser que cette faiblesse du cours de l’action est le résultat d’une réaction épidermique de court terme du marché financier qui n’a pas de justification fondamentale, la première phase d’une réplique de la chute observée en 2021, laquelle avait été suivie par le fort rebond des années suivantes.
La question est de savoir quand le point bas de cette réaction épidermique sera atteint pour pouvoir renforcer ses positions dans les meilleures conditions possibles.