L’objectif d’investissement du compartiment consiste à surperformer le marché européen des actions sur le long terme (plus de 5 ans) en investissant dans des actions d’émetteurs qui bénéficient de la souveraineté européenne ou y contribuent. La souveraineté européenne s’entend comme englobant les secteurs réputés limiter la dépendance de l’économie européenne, impliquant plus d’autonomie, de résilience et de développement interne.
Le fonds a enregistré une performance brute de +3,6 % en avril, sous-performant l’indice MSCI Europe ex-UK (M7EUG), en hausse de +5,75 %. Le principal contributeur positif en mars a été Siemens Energy (+83 pdb), groupe allemand spécialisé dans les technologies de production électrique, notamment les turbines et les infrastructures de réseau. Le titre a surperformé alors que la société continue de bénéficier de l’ampleur des investissements mondiaux consacrés à la modernisation des réseaux et à la transition énergétique, soutenue par un carnet de commandes à un niveau record et par la stabilisation des performances de sa division éolienne.
Nexans (+74 pdb), leader mondial dans la conception et la fabrication de systèmes de câbles, a également apporté une contribution significative. Sa progression a été alimentée par une exécution opérationnelle solide et par plusieurs gains de contrats dans son activité de câbles sous-marins à haute tension, segment qui demeure essentiel au développement de l’éolien offshore et des interconnexions électriques internationales.
Enfin, Schneider Electric (+55 pdb) a également bien évolué ; le spécialiste français de la gestion numérique de l’énergie et de l’automatisation bénéficie d’une demande soutenue liée à l’essor rapide des infrastructures de centres de données portées par l’intelligence artificielle, lesquelles requièrent des solutions de distribution électrique et de refroidissement toujours plus sophistiquées. À l’inverse, BioMérieux a constitué le principal détracteur du mois (-52 pdb).
Le groupe français de diagnostic, spécialisé dans les tests in vitro pour les maladies infectieuses, a subi des prises de bénéfices dans un contexte de désengagement des investisseurs du secteur du diagnostic, sur fond d’inquiétudes relatives au ralentissement de la croissance des volumes de tests cliniques et à une normalisation des marges. Ce sentiment sectoriel a également pesé sur Qiagen (-33 pdb), fournisseur de solutions de diagnostic moléculaire et de technologies d’analyse d’échantillons.
La société a sous-performé après avoir communiqué des perspectives prudentes concernant les dépenses de recherche en sciences de la vie, ainsi que la poursuite du déstockage chez ses clients académiques et pharmaceutiques. Enfin, le groupe italien de défense Leonardo (-27 pdb) a connu une phase de consolidation. Malgré un carnet de commandes solide et des perspectives favorables à long terme pour les dépenses de défense, le titre a effacé une partie de ses gains récents, les investisseurs procédant à des prises de bénéfices après une période prolongée de surperformance sectorielle, dans l’attente de nouveaux catalyseurs au-delà du plan industriel actuellement en vigueur.