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Dans ce Talk Private Equity, 123 IM présente Aero Asset 3, un club deal consacré au financement d'un ATR 72-600 appelé à assurer des liaisons inter-îles en Polynésie avec Air Moana.
Les intervenants détaillent la logique du financement d'actifs tangibles, les sûretés de l'opération et les caractéristiques annoncées pour ce troisième millésime.
Bonjour, bienvenue dans le Talk private equity. Aujourd'hui, nous recevons la société 123 Investment Managers avec Hervé de Roquefeuil, qui est directeur commercial. Bonjour Hervé. Bonjour Benjamin. Et nous recevons également Barthélemy Renaudin, qui est membre du directoire. Bonjour Benjamin. Bonjour à vous deux.
Aujourd'hui, on va parler d'actifs tangibles, notamment d'avions. Pour commencer, on va présenter le groupe. Le groupe 123 IM, c'est 100 collaborateurs, cinq filiales et 2 milliards d'actifs sous gestion. Hervé, est-ce que vous pouvez nous compléter un peu cette présentation ?
Avec plaisir. C'est surtout 30 ans de présence auprès des investisseurs privés, auprès des épargnants privés à travers des CGPI. Ça fait plus de 30 ans qu'on est au plus près de nos partenaires pour structurer ensemble des fonds qui vont répondre aux besoins de leurs clients. On était encore la semaine dernière sur des salons. On a puisé beaucoup d'informations sur quels seraient les besoins de leurs clients sur les prochaines années. C'est plus de 100 fonds qui ont été structurés au sein du groupe ces dernières années, vraiment avec cette volonté d'avoir l'offre la plus claire, la plus diversifiée. Donc une sélection de fonds rigoureuse qui est faite par les équipes, des structurations de véhicules qui répondent aux attentes des clients. Et surtout, le plus important, de la pédagogie, des outils informatiques qui sont mis à disposition des CGPI pour pouvoir promouvoir et distribuer la classe d'actifs du non coté.
Merci Hervé. Aujourd'hui, on va parler d'actifs tangibles, de ce que vous appelez la practice actifs tangibles chez 123 IM. Ce n'est pas une nouveauté, ça fait de longues années que vous pratiquez. Déjà, pourquoi ce mot « practice » ? Et « actifs tangibles », on parle de quoi ? Pour moi, ça pouvait être de la forêt ou des actifs viticoles. Et là, en fait, on va parler d'avions. Je crois que notamment, vous aviez commencé aussi avec des hélicoptères, des Canadair. Est-ce que vous pouvez nous présenter cette practice, Barthélémy ?
La practice actifs tangibles, c'est quoi ? C'est acheter un actif réel, que ce soit un avion, un hélicoptère, un actif industriel qui a une valeur intrinsèque et aussi qui génère des revenus par son exploitation. Et donc, en cas de difficulté, cet actif a une valeur qu'on peut recéder. On peut le revendre.
Ça pourrait être un bateau ? Ça pourrait être évidemment un bateau, des wagons, locomotives, des actifs industriels. Quel est l'historique de la maison ? Je crois que le premier que vous avez lancé réellement en tant que fonds, sur lequel vous avez levé des capitaux auprès des CGP, c'était plutôt 2020. Mais vous avez plus d'historique que ça sur cette practice ?
Oui, ça fait depuis 2010 qu'on fait des opérations sur des actifs tangibles dans des actifs qu'on a déjà cités. Et en 2020, on a structuré des clubs deal dédiés, AeroAsset 1, qui était un portefeuille d'hélicoptères dont on est sorti au bout de deux ans et demi. Et puis il y a deux ans, on a vendu AeroAsset 2, qui est un portefeuille d'avions de lutte anti-incendie.
D'accord. Le fonctionnement de ces clubs deal, les opérateurs, vous en avez déjà un peu parlé, mais comment ça fonctionne, ces clubs deal finalement ?
On finance l'acquisition d'actifs. Ces actifs sont opérés par une société qui les exploite. Ici, c'est une compagnie aérienne. La fois précédente, c'était un opérateur de lutte anti-incendie. Notre investisseur reçoit un revenu qui est fixe. Et au bout de 6-7 ans, les actifs sont revendus ou l'obligation est remboursée.
Si on parle de track record, de performance, aujourd'hui, c'est du zéro défaut. Donc, il n'y en a pas eu sur l'historique des fonds que vous avez lancés. Est-ce que vous pouvez nous parler de la performance du fonds 1, et puis éventuellement celle en cours sur le fonds 2 que vous avez commencé à liquider ?
Sur le fonds 1, qui a été lancé, comme Barthélémy l'a dit, en 2020, en plein Covid, il faut remettre le contexte, on a réussi à lever plusieurs dizaines de millions d'euros. Les actifs ont été remboursés par anticipation au bout de deux ans et demi, trois ans. On a fait 17 % de TRI net pour les investisseurs, ce qui est une jolie performance. Et le millésime 2, qui a été lancé il y a maintenant deux ans, a déjà remboursé plus de 26 % aux investisseurs. Et on va continuer encore une fois ce rythme de distribution semestrielle. Globalement, une practice qui marche très bien auprès des investisseurs privés.
Justement, pourquoi elle est plébiscitée cette practice ? Je vois bien la performance, qui est attrayante et qui plaît forcément aux clients et aux conseillers et à leurs clients, mais quel est le plus que ça va apporter ? Et pourquoi les conseillers vous plébiscitent sur cette practice ?
Je pense que premièrement, il y a le côté tangible, Barthélémy l'a évoqué, le fait de savoir concrètement à quoi va servir son argent. Ça, c'est quelque chose qui est très recherché par les investisseurs aujourd'hui. Aujourd'hui, il y a beaucoup d'offres, beaucoup de choses qui peuvent être un peu techniques. Là, c'est relativement facile. On achète un actif, on a une contrepartie qui le loue, on touche un loyer. C'est très tangible. Ça, c'est le premier point, c'est extrêmement intéressant.
La visibilité ? Visibilité, exactement. Le deuxième point, c'est aussi la visibilité des cash flows puisqu'on a un loyer récurrent qui tombe. Les clients et les investisseurs ont une distribution semestrielle qui leur est versée. Ça, pareil, ça leur permet de voir que ça marche. Tous les semestres, on touche son loyer. C'est extrêmement important. Et le troisième point, c'est également souvent des maturités qui sont globalement plus courtes que sur du pur private equity traditionnel. Comme vous le savez, on est plutôt sur des maturités à 8-10 ans. Sur du financement en dette sur des actifs tangibles, on a des maturités qui sont globalement un petit peu plus courtes. Et ça, c'est très recherché par les investisseurs. En complément d'une enveloppe private equity traditionnelle, pouvoir adosser de la dette avec des maturités plus courtes, c'est extrêmement intéressant.
Et le dernier point, c'est dans un environnement qui est très complexe, comme on le sait aujourd'hui, avec Trump d'un côté, ce qui se passe au Moyen-Orient, on apporte de la visibilité. On l'a évoqué juste avant, mais c'est très important. Quand on a lancé AeroAsset 1 en mars 2020, il faut savoir que c'était quand même le début du confinement. On a distribué et levé ce millésime pendant le confinement parce que justement on apportait de la visibilité. On avait un actif, on avait un opérateur qui nous louait l'actif, on avait des loyers qui tombaient. Et ça, je crois que dans un environnement qui est relativement incertain comme celui qu'on a actuellement, pouvoir offrir cette visibilité, c'est extrêmement intéressant. Et ça rassure les clients.
Barthélémy, est-ce que vous pouvez nous présenter le troisième millésime, l'actif AeroAsset 3 ? On va parler d'ATR 72-600. Est-ce que vous pouvez nous présenter ce nouveau millésime, et avec quel opérateur vous allez travailler sur ce millésime ?
Bien sûr. On finance via une obligation de 9 millions l'acquisition d'un ATR 72-600. C'est un avion qui vaut une vingtaine de millions d'euros. C'est un avion qui est très commun, très répandu, qui sert pour le transport régional. Cet avion va être utilisé pour le transport entre les îles en Polynésie. Cet avion va être exploité par Air Moana. C'est une compagnie qui a été créée en 2022, qui exploite aujourd'hui deux avions, là, ça va être le troisième, et qui vient concurrencer l'opérateur historique.
Vous me vendez du rêve, vous me parlez de Polynésie, voyager entre les îles. Donc je me dis que si un jour je voyage là-bas, peut-être que je voyagerai dans cet avion. Maintenant, quelles sont les garanties sur un placement comme celui-ci ? Et quels sont les risques, surtout ? Parce que j'imagine quand même qu'il peut y avoir des risques ?
La structuration de l'opération est quand même très sécurisée. Il y a deux sûretés principales. La première, c'est une hypothèque de premier rang sur l'actif. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'en cas de difficulté, on peut reposséder l'actif et le revendre. Et la deuxième sûreté, c'est qu'on bénéficie d'une caution de la part de l'État polynésien à hauteur de 50 % de l'obligation. Il ne faut pas oublier que le financement est un financement de 9 millions sur une valeur d'actifs qui en vaut plus d'une vingtaine. Donc c'est un financement qui est quand même très sécurisé.
D'accord, donc ça, c'est garanti. Et si on parle de risque, vraiment purement risque, est-ce qu'il y a un risque ? Il y a toujours des risques d'exploitation. Il y a des risques avec l'opérateur, le risque de crédit de l'opérateur, c'est une entreprise qui est nouvelle, qui est en voie de développement, mais tout ça est balancé par les sûretés qu'on prend justement sur l'actif. Et c'est pour ça que le financement d'actifs a cet intérêt, c'est qu'on peut se sécuriser sur l'avion qu'on finance.
Et si l'avion disparaît comme l'avion de Malaysia Airlines, qui avait disparu dans le Pacifique ? C'est des choses qui nous sont déjà arrivées. Et les avions sont évidemment assurés. Et c'est malheureusement standard, il peut y avoir des accidents plus ou moins graves, mais évidemment, l'avion est entièrement assuré.
Parfait. Hervé, pour finir, est-ce que vous pouvez nous présenter les caractéristiques du deal, le TRI, la maturité ?
Avec plaisir. On en a parlé, c'est notre troisième millésime, adossé effectivement sur cet avion, cet ATR 72. C'est une obligation de 9 millions d'euros qu'on va lever auprès de nos partenaires CGPI, avec une maturité cible à 7 ans et une distribution de 14 % par an. Il y a 7 % liés aux intérêts de la ligne obligataire et puis 7 % liés à l'amortissement de la ligne obligataire des clients. Ça veut dire que plus on va avancer dans le temps, plus on va se dérisquer. C'est minimum 100 000 euros, c'est pour des clients avertis. On va viser un rendement cible de 7 %, vous avez donc une distribution de 14 % qui est versée tous les ans aux investisseurs.
Donc si on veut un peu rêver, voyager dans les îles sans forcément y aller parce qu'on a parfois peur de l'avion, on peut se dire qu'en investissant dans ce club deal, on va avoir un peu de rêve et puis surtout de la performance. Exactement. Et on vient diversifier ses actifs dans la poche private equity en général. Exactement. Messieurs, merci beaucoup de m'avoir fait voyager comme ça dans les îles. Je vous souhaite plein de réussite pour les levées de fonds de ce club deal et je vous dis à très bientôt chez Zoom Invest pour un nouveau Talk private equity. Merci à vous, au revoir. Merci Benjamin.