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Pierre-Olivier Desplanches présente l'approche d'Archinvest, fondée sur l'expérience de ses cofondateurs et sur une sélection multicritère des gérants de private equity.
<p>Je suis ravi de recevoir un invité que j’aime beaucoup. On s’est rencontrés souvent, mais derrière un écran. Là, on est enfin face à face. Je suis ravi que tu viennes nous voir, Pierre-Olivier, donc Pierre-Olivier Desplanches, qui est le cofondateur de Archinvest, directeur général également. Tout à fait. Pour commencer, on va prévenir tout le monde, on va parler de private equity. Mais est-ce que tu peux nous réexpliquer un peu, la philosophie d’Archinvest et votre approche ? Parce que je pense qu’elle est très intéressante à étudier. Archinvest, c’est une société de gestion spécialisée dans le private equity. Pourquoi spécialisée dans le private equity ? Parce que les trois cofondateurs viennent de cet univers.
On a été investisseurs pendant près de 25 ans. </p><p>Moi, en ce qui me concerne, j’ai passé près de 20 ans dans plusieurs fonds de private equity, mais près de 20 ans chez Carlyle, qui est un grand fonds international, qui s'est beaucoup développé dans le monde. En fait, on est spécialistes de cette classe d’actifs. Et quand on a vu que les fonds de private equity commençaient à s’intéresser aux investisseurs particuliers, on s’est dit : on a un rôle à jouer. Parce qu’on connaît cet écosystème de l’intérieur, on a accès à ces gérants, mais surtout, on saura les sélectionner sur la base de critères pertinents parce que malheureusement, la marque ne suffit pas.
On ne peut pas se cacher derrière un beau nom pour se dire “c’est forcément une bonne équipe et une bonne performance à la clé". Là, vous créez votre boutique , pardonne-moi le terme , mais à ce moment-là... Il y a l’expérience, évidemment, qui explique votre capacité à vous lancer. </p><p>Mais c’est très vaste, le private equity. Comment vous l’abordez, vous ? Et quel ADN vous avez décidé de donner à Archinvest ? L’idée, c’est que nous, on est spécialistes du private equity. On a vocation à proposer toutes les stratégies du non coté au sens large. Ça ne veut pas dire qu’on les propose toutes en même temps. Certaines sont plus pertinentes que d’autres, compte tenu de l’environnement de marché.
Aujourd’hui, on en a sélectionné trois : du LBO primaire, du LBO secondaire, et de la dette privée. Ça ne veut pas dire qu’on ne fera pas d’autres stratégies plus tard, comme du venture ou de l’immobilier, quand on pensera que ce sera le bon moment. Pour l’instant, on se concentre sur ces stratégies. Et au sein de ces stratégies, on va aller chercher les fonds les plus performants, sur la base d’une analyse multicritère, comme je le disais. </p><p>L’idée, c’est aujourd'hui de permettre à des investisseurs particuliers, à partir de 100 000 euros, d’accéder à des fonds qui, jusqu’à présent, étaient réservés aux institutionnels.
Certains sont sursouscrits, très difficiles d’accès, certains ne sont pas commercialisés en Europe, comme certains fonds américains. Et nous, parce qu’on a fait ce métier, on peut créer une relation, et du coup distribuer ces fonds pour ces investisseurs. Donc c'est des fonds de fonds ou du co-investissement ? On a trois types de poches. On a des fonds de fonds, pour des gens qui veulent se diversifier, avec des tickets de 100 000 ou 200 000 euros. On a des gens plus sophistiqués, qui peuvent investir 1, 2 ou 3 millions, avec l’aide d’un conseil. Et on va leur proposer des fonds uniques, donc des fonds dédiés, donc derrière un seul gérant. Et là, on lance une stratégie de co-investissement.
</p><p>Là, on a un fonds de co-investissement qui a vu le jour depuis une semaine, pour adresser cet opportunisme. Pourquoi co-investissement ? Et est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur les avantages du co-investissement ? Déjà, peut-être comprendre d’où vient le co-investissement. L’histoire, c’est que, au fur et à mesure, les institutionnels qui confient leur argent à des fonds de private equity ont mis un peu la pression pour obtenir des conditions particulières. Par exemple, ils ont dit : "Quand je te mets 50 ou 100 millions d’euros, j’aimerais bien avoir 15% d’allocation sur du co-investissement", qui est souvent sans frais, sans carried. Donc les fonds ont pris l’habitude d’offrir ces opportunités à ces institutionnels.
Nous, en tant qu’investisseurs dans les fonds, on va avoir accès à ces poches. </p><p>La question, c’est : oui, mais toi, tu n’es pas aussi gros qu’un institutionnel qui met 100 millions. Pour l’instant. Pour l’instant, effectivement. Donc comment tu vas pouvoir accéder à ces opportunités ? C’est assez simple : tout le monde veut du co-investissement vu que c’est moins cher, il n'y a pas de frais, pas de carried. Mais tout le monde ne peut pas réagir vite parce que le co-investissement, c’est dans une fenêtre de tir très courte. Le fonds a signé le deal, il a quelques semaines avant qu'il échange les actions et les titres, c'est le closing. Donc en très peu de temps, l’investisseur doit se mobiliser.
Et il y en a beaucoup qui disent : "Ah non, là c’est trop tard, je n’ai pas le temps, mon comité est passé", etc. Les fonds savent que c’est notre métier, qu’on a fait ça toute notre vie. </p><p>On a un fonds maintenant disponible, donc l'argent est disponible ou en cours de levée, donc on va pouvoir réagir très vite parce que là encore, on est très agiles sur cette classe d'actifs qu’on connait par coeur. Donc votre savoir-faire, c’est d’avoir l’information, les contacts pour avoir l'information, mais aussi de pouvoir réagir au moment où le momentum se présente ? On est dans les fonds, donc on a accès. Et surtout, ils savent qu’on peut réagir vite. Vous faites partie des gens qui préviennent éventuellement quand... Tout à fait.
Puis on est en amont puisqu'on leur dit : "Voilà, tu as une belle opportunité. " Donc il y a un double filtre, c'est déjà ça l'avantage. Le fonds a fait son analyse, il a décidé d’y aller. Nous, on va avoir un deuxième regard pour vérifier qu'on pense c’est une bonne opportunité pour nos investisseurs. Autre avantage : c'est un déploiement plus rapide. </p><p>Pourquoi ? Parce qu’on a des opportunités qui vont arriver ou qu’on va aller chercher. Donc on pense qu'on peut déployer un fonds qu'on vise à 50 millions d’euros en 12 à 18 mois parce que les opportunités, ce n'est pas comme un fonds qui va décider, comme tous les fonds, de se donner 4 ou 5 ans pour investir.
Là, nous, au fur et à mesure, on va sécuriser ces opportunités, nous allons les investir. Donc on vise à peu près 5 à 7 sociétés dans ce fonds. Et évidemment, on visera des millésimes successifs une fois qu'on aura fini ce fonds. En termes d’investissement, pour finir , parce que j’aime bien le concret, comme je suis conseiller en gestion de patrimoine moi-même ,, quelle typologie d’entreprises est ciblée par les fonds avec qui tu vas co-investir ? Il y a des choses qui sont exclues complet, ou c’est plutôt opportuniste dans le bon sens du terme ? </p><p>Il y a beaucoup de fonds aujourd’hui qui sont sectorisés. Mais nous, on est dans beaucoup de fonds, donc on peut accéder à tous les secteurs.
Tu diversifies, finalement, en allant chercher plein de spécialistes ? Exactement. Sachant que la plupart des fonds qui ont une très bonne performance, qui sont dans le premier quartile, souvent sont dans des secteurs très résilients, où ils ont des accès particuliers. Donc on va offrir des sociétés très résilientes à nos investisseurs. Et la particularité aussi du produit, c’est assez singulier, c’est que c'est un fonds fiscal, mais on va pouvoir offrir une poche quand même américaine parce qu'on va investir jusqu’à 30 % dans des deals américains. Le premier deal qu’on fait est avec un acteur américain dans lequel on a investi.
</p><p>Ce sera intéressant, je pense, que tous mes confrères qui regarderont cette vidéo aillent voir tes équipes pour avoir ces informations en détail. - Avec grand plaisir. - Ça peut être très intéressant. Peut-être le dernier avantage quand même, c'est le pricing. Vu qu’on négocie des conditions sans frais, sans carried, même si nous, évidemment, on prend une rémunération, ça fait baisser la rémunération, qui est beaucoup plus faible que sur un fonds traditionnel. Très bien, c’est un impact important... Sur (tes coordonnées) fiscales, on cumule moins de (friz), plus l’aspect fiscal du fonds. C’est une bonne nouvelle, merci beaucoup Pierre-Olivier. - Merci Stéphane. - À bientôt ! - À bientôt, au revoir. - Au revoir. </p>