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À Patrimonia 2025, Sassan Golshani détaille la dynamique de Peqan, son fonds Convictions Secondaires et les opportunités du marché secondaire.
À Patrimonia 2025, Sassan Golshani revient sur la place du private equity dans l’épargne des investisseurs privés et sur le rôle joué par Peqan dans la démocratisation des actifs réels auprès des professionnels du patrimoine.
L’entretien présente aussi le développement de Peqan, son troisième millésime de fonds de fonds et le lancement de Peqan Convictions Secondaires.
Je suis ravi, on va parler d'une classe d'actifs qui m'est chère avec un camarade qui m'est cher également. Je reçois Sassan Golshani qui vient nous présenter Peqan ou nous parler de Peqan. D'abord, Sassan, évidemment ce salon, grosse grosse affluence cette année en 2025 pour Patrimonia. Oui, très heureux d'être à ce 22e Patrimonia me concernant, le quatrième concernant Peqan. L'intérêt fort des professionnels du patrimoine pour ma classe d'actifs, si j'ose dire, parce que Peqan était un pionnier, un précurseur de la démocratisation des actifs réels auprès des professionnels du patrimoine, Stéphane. Justement, c'est bien que tu me fasses cette transition parce qu'avant qu'on parle de l'actualité de Peqan et des produits, tous les deux, on a depuis quelques années fait pas mal d'émissions, pas mal de formats sur le private equity.
Question un peu bête peut-être de ma part, mais est-ce que c'est le moment d'arrêter d'en faire puisque ça y est, tout le monde en fait, tout le monde s'y intéresse ? Ça fait 50 ans qu'on fait du private equity, que les institutionnels font du private equity. On ne va pas arrêter évidemment d'en faire. Mais le private equity, ce n'est pas non plus une classe d'actifs magique. Il peut y avoir des distorsions de performance liées à l'environnement macroéconomique. Et aujourd'hui, c'est le cas. On pourra en parler longtemps, mais la hausse des taux d'intérêt, le risque géopolitique a provoqué un élément : l'augmentation de la durée de détention. Les investisseurs se plaignent d'un élément en private equity, c'est que l'argent revient un peu moins rapidement qu'auparavant.
Toujours le fameux triptique risque-rendement-liquidité. Donc forcément, c'est un curseur très important. D'où ma question de dire à un moment donné, comme tout le monde s'y met, il faut que les clients, au travers de leurs conseillers comme moi, soient bien informés. Ça reste un produit informé, mais ça y est, c'est démocratisé. La démocratisation du private equity, ce n'est pas Peqan. J'aimerais dire que c'est Peqan, mais c'est Apollo, c'est Blackstone, c'est KKR, c'est tous les géants du private equity qui se tournent vers ces investisseurs privés. Pourquoi c'est une tendance lourde ? Et ça répond à une problématique en France : la transformation du paysage de l'épargne.
Si vous êtes un jeune trentenaire, comme toi et moi Stéphane, et que tu veux mettre de l'argent de côté et que tu acceptes cette illiquidité, tu vas te tourner vers cette classe d'actifs parce que sur le long terme, ton potentiel de performance, qui n'est pas garanti et je le rappelle, est probablement plus important. Donc c'est une brique essentielle de la gestion de patrimoine. Et surtout, ça fait du sens parce que tu rentres plus dans le détail de ton investissement que si tu fais du coté où c'est noyé, etc. Merci en tout cas Sassan d'avoir parlé ça. Revenons un peu quand même à Peqan parce que même si tu gardes une grande humilité... On en avait parlé il y a 4 ans ici quand vous avez lancé Peqan.
Bravo et merci pour tout ce que tu fais, même à titre personnel, pour promouvoir cette classe d'actifs. Quelles sont les actualités que tu veux mettre en avant ? On continue à se développer, on était 4, on est 12. On a 250 millions sous gestion. C'est neuf fonds entre ceux fermés et ceux ouverts à la commercialisation. Ça représente à peu près 2000 investisseurs qui nous ont été apportés par 300 professionnels du patrimoine qui nous font confiance, avec toujours chez Peqan, la possibilité d'accéder à des produits à moins de 100 000 euros et la possibilité d'accéder à des produits plus gestion de fortune accessibles à partir de 100 000 euros. Est-ce que tu peux nous parler un petit peu de l'offre en détail ?
Je pense que c'est important, on est à Patrimonia, c'est un salon professionnel. On va lancer notre troisième millésime de fonds de fonds diversifié de private equity, accessible à partir de 10 000 euros, à partir de la fin de l'année. Et en ce moment, on a une solution sophistiquée sur une stratégie qui me plaît beaucoup, au cœur de l'ADN de Peqan : le secondaire. Le secondaire, on en fait depuis le début chez Peqan. Ça représente presque 90 millions d'euros d'engagement pour nous, à travers différents gérants. Le secondaire, c'est avant tout un couple risque/rendement intéressant puisqu'on a une bonne visibilité sur les actifs. On a de la diversification parce qu'en rachetant des portefeuilles avec une maturité plus élevée, on a une vision sur ces actifs.
Enfin, on a une vélocité du capital : l'argent est plus vite appelé, plus vite renvoyé et ça plaît aux investisseurs privés. On a lancé un nouveau fonds qui s'appelle Peqan Convictions Secondaires dans lequel on a référencé trois gérants qui interviennent sur des maturités différentes de portefeuille : 4-6 ans avec Adams Street, 6-8 ans avec Blackstone, et 8-10 ans avec Hollyport. et 8-10 ans avec Hollyport. Est-ce qu'il y a dans le marché actuel plus d'opportunités sur le secondaire aussi, dans le contexte actuel du financement global de la dette ? C'est une très bonne question, puisque le secondaire n'est jamais que la dérivée du marché primaire.
Plus le marché primaire croit, plus le secondaire, qui était initialement un outil de liquidité pour les investisseurs institutionnels, s'est développé. Maintenant, il y a aussi d'autres éléments. On a parlé de la hausse de la durée de détention du fait des incertitudes économiques. Donc les gérants se tournent vers le secondaire pour avoir cette liquidité. Également, un changement d'attitude puisque les gérants auprès des institutionnels ont une gestion un peu plus active, donc ils se tournent vers le secondaire. Le marché secondaire croit de 18 % par an. Il était de 165 milliards en 2024. Il sera aux alentours des 200 milliards en 2025. Et on estime qu'il dépassera les 300 milliards en 2050.
J'ai la réponse à ma question. Merci beaucoup Sassan pour toutes ces précisions. C'est passé encore comme un claquement de doigt, comme à chaque fois. On se retrouve l'année prochaine évidemment. Bien sûr Stéphane, merci. Bon salon.