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Entretien avec Christophe Inizan sur Deux fonds à échéance attractifs, un fonds pour s’exposer à l’or et une nouvelle SCPI… Tour de la..
Stéphane : Je ne vais pas dire que c’est mon interview préférée, parce qu’elle est toujours très compliquée, quel que soit l’endroit où l’on est, mais je reçois quand même de très grands clients : La Française. Il y a un nouveau logo que vous avez dû voir dernièrement. Patrimonia, comme tous les Patrimonia, La Française est très fidèle à ce salon pour rencontrer les CGP. Cette année, c’est un peu particulier.
Romain Gobert : Absolument Stéphane. Bonjour et merci de nous recevoir. Patrimonia a déjà très bien commencé, puisqu’on a fait une très belle soirée hier soir, une vraie réussite, sur notre soirée historique de La Française.
Effectivement, La Française fait peau neuve puisque nous nous sommes rapprochés de Crédit Mutuel Alliance Fédérale. Aujourd’hui, La Française, c’est plus de 150 milliards d’euros sous gestion, le sixième groupe français, et nous allons être multi-asset. Nous allons proposer plusieurs maisons de gestion, notamment Crédit Mutuel Asset Management, mais pas seulement. Il y aura toujours La Française sur la partie crédit, et d’autres maisons comme Cigogne, CIC Private Debt, BLI, etc.
Nous allons avoir beaucoup de solutions à proposer demain à nos partenaires.
Stéphane : Rien ne change sur vos métiers de base, je parle de La Française pure ?
Romain Gobert : Toujours dans la distribution, et nous serons leader de la distribution de toutes ces sociétés.
Stéphane : Christophe, merci de nous rejoindre. Je vais attaquer par toi, parce qu’un des grands métiers historiques de La Française, c’est l’immobilier. Est-ce que tu peux nous parler un peu de ce qui va se dire ?
Christophe Inizan : Merci de nous recevoir pour cette nouvelle édition de Patrimonia. C’est une année particulière pour La Française, comme Romain l’a dit, puisque désormais vous avez une maison répartie entre actifs cotés et non cotés. Dans le non coté, tu as raison de le souligner, nous sommes toujours plus que jamais présents sur la partie immobilière.
Ce que nous allons partager avec les partenaires, c’est l’idée qu’il y a effectivement une partie du marché qui a continué sa correction, mais surtout une partie non négligeable du marché qui est en train de repartir.
Nous allons notamment faire un panorama des marchés européens. Il y a deux ans, les corrections avaient démarré en Europe. Là, on se rend compte qu’en Angleterre, par exemple, le marché a considérablement repris en volume. C’est le cas aussi en Allemagne. On attend la reprise en France.
Clairement, même si ce n’est pas tout à fait encore le cas sur ce Patrimonia 2024, nous sommes probablement sur une reprise de cycle immobilier. Nous sommes sur la queue de comète de l’ancien cycle et déjà sur une annonce de reprise du nouveau cycle. La Française se prépare et va annoncer des nouveautés.
Stéphane : Tous les secteurs n’ont pas été touchés. La Française a un savoir-faire sur plusieurs métiers, il y a toujours une réponse positive pour nos clients.
Christophe Inizan : Absolument. On a beaucoup parlé du bureau, mais nous faisons aussi d’autres segments d’activité immobilière comme la santé et la logistique. Cette diversification sectorielle a très bien résisté. Il y a aussi des secteurs géographiques qui résistent très bien, notamment les régions françaises, sur lesquelles nous aurons beaucoup de choses à dire dans les semaines qui viennent.
Stéphane : Romain, cette baisse de taux, qu’est-ce que cela donne pour toi, tes équipes et tes clients ?
Romain Gobert : Nous sommes très contents, parce que nous avons réalisé une très forte collecte, notamment sur les fonds à échéance et sur notre fonds La Française Rendement Global 2028, que tu connais très bien.
Je pense que c’est la dernière ligne droite sur le crédit, notamment sur les fonds à échéance. Avec cette baisse de taux, nous allons forcément en profiter, que ce soit aux États-Unis ou en Europe, puisque nos fonds sont plutôt mondiaux. Les rendements restent encore attractifs et, d’ici la fin de l’année, il y a encore des choses à faire sur le marché du crédit.
Nous avons aussi lancé une autre activité, un fonds que nous mettons en avant et dont nous pensons qu’il a du sens dans un portefeuille : un fonds gold, un fonds sur l’or, avec l’un des fonds de Crédit Mutuel Asset Management.
Stéphane : Qu’est-ce qu’on regarde concrètement ? Un fonds obligataire précis ? Le fonds or ?
Romain Gobert : Encore et toujours, La Française Rendement Global 2028, qui donne encore un rendement autour de 4,50 % ou 4,60 %, net de frais de gestion et net de coût de couverture. Cela a encore du sens dans les portefeuilles.
Nous avons aussi lancé un fonds qui s’appelle Crédit Innovation, un fonds innovant sur le crédit. Nous allons chercher les petites pépites de demain, les Tesla ou Netflix de l’époque. Ce sera un fonds plutôt américain, orienté US, qui devrait aussi profiter de cette baisse de taux, avec un biais de croissance.
Le fonds or vient compléter la gamme. Avec les tensions géopolitiques et la forte hausse de l’or physique, les sociétés aurifères en profitent également. Ce serait dommage de ne pas en profiter.
Stéphane : Christophe, je reviens sur toi. Je suis sûr que tu vas me parler de régions. Qu’est-ce qu’on regarde chez La Française côté immobilier ?
Christophe Inizan : L’immobilier reste au cœur de la dimension actifs non cotés, notamment sur les SCPI. Nous avons préparé le nouveau cycle. Nous avons des thématiques santé et logistique qui continuent à répondre aux besoins des partenaires.
Nous pensons qu’il est très probable que l’immobilier retrouve une attractivité dans les mois ou les trimestres qui viennent auprès des partenaires. À ce titre, nous avons constaté une demande assez importante pour des fonds à haut rendement en immobilier au travers des SCPI.
C’est la raison pour laquelle nous lançons sur Patrimonia une nouvelle thématique d’investissement au travers d’un fonds qui s’appelle LF Croissance et Territoires. C’est une SCPI qui a vocation à être une SCPI classique diversifiée à haut rendement, avec une trajectoire de performance à plus de 6 % pour 2024 et 2025.
Nous voulons compléter les allocations des partenaires, parce que dans le moment de marché que nous connaissons, la collecte SCPI se déporte sur des fonds à plus de 6 % de rendement. Nous pensons que dans les deux ou trois ans qui viennent, il y aura une appétence pour ces fonds à haut rendement, mais aussi un retour des flux vers des thématiques plus classiques comme la santé, la logistique, voire les bureaux.
Les bureaux ont été très délaissés depuis deux ans, mais ils vont probablement retrouver de l’attrait dans les mois ou les années qui viennent. On voit d’ailleurs des annonces de grosses structures comme Amazon sur le retour au bureau.
Stéphane : Messieurs, merci beaucoup. Bon salon.
Romain Gobert : Merci Stéphane.
Christophe Inizan : Merci beaucoup.