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Le Talk de Maxime Le Boursicaud, Directeur de la Distribution. Le Directeur de la Distribution chez Epopée Gestion est venu présenter la stratégie d’investissement dans l’infrastructure via le fonds.
Benjamin : Bonjour, bienvenue dans le Talk non coté de Zoom Invest. Aujourd’hui, nous avons le plaisir de recevoir la société Epopée Gestion, avec Maxime Lebourcicot, directeur de la distribution. Bonjour Maxime.
Maxime Lebourcicot : Bonjour Benjamin.
Benjamin : Epopée Gestion, c’est une société de gestion entrepreneuriale, détenue à 75 % par ses salariés. Vous avez comme thématique d’investissement la thèse territoriale et vous avez notamment développé une gamme de fonds non cotés dans l’infrastructure. Dans un premier temps, pouvez-vous nous représenter la société Epopée Gestion ?
Maxime Lebourcicot : Epopée Gestion, c’est une société de gestion qui a été créée par deux dirigeants très emblématiques : Ronan Le Moal, ancien directeur général du Crédit Mutuel Arkéa, et à ses côtés Charles Cabillic, entrepreneur à succès qui a créé plus de vingt entreprises au cours de sa carrière.
Notre thèse d’investissement, c’est de réinvestir les territoires, c’est-à-dire d’insuffler une dynamique vertueuse au sein des territoires régionaux en aidant les entrepreneurs à développer leur entreprise, en aidant également les ETI et les PME à devenir de vrais fleurons régionaux.
Plus globalement, il s’agit d’intégrer une offre qui couvre les problématiques des acteurs régionaux, que ce soit sur l’immobilier ou sur l’infrastructure.
Benjamin : Vous gérez combien d’actifs aujourd’hui ?
Maxime Lebourcicot : Aujourd’hui, nous gérons plus de 800 millions d’euros sous gestion. Pour rappel, la société a été créée en 2020, ce qui fait de nous l’un des acteurs avec les plus beaux développements sur le non-coté ces dernières années.
Pour ce faire, nous nous sommes adossés à un réseau de souscripteurs institutionnels assez important, avec notamment quatre grandes catégories : des acteurs bancaires, assurantiels, des fonds d’investissement ou encore des mutuelles qui souscrivent à nos fonds.
Depuis bientôt deux ans maintenant, j’ai le plaisir de développer l’offre à destination de la clientèle privée, qui permet quasiment au plus grand nombre, notamment dans le cadre de l’assurance-vie, d’accéder à cette classe d’actifs historiquement réservée à des institutionnels.
Benjamin : Merci Maxime. La classe d’actifs non cotée infrastructure est un peu peu connue. Pourquoi aujourd’hui investir dans l’infrastructure ?
Maxime Lebourcicot : C’est globalement très connu, parce que c’est un actif tangible que l’on côtoie au quotidien, mais finalement très peu pourvu dans les contrats.
Cela l’est de plus en plus, notamment en ce moment où il y a beaucoup d’incertitudes, que ce soit sur le niveau des marchés, le devenir des taux, ou le contexte géopolitique et économique.
L’infrastructure vient apporter un socle un peu défensif dans une allocation, dans la mesure où c’est complètement décorrélé des marchés financiers, avec en plus une très faible sensibilité au cycle économique.
Si je suis un brin caricatural, que vous ayez une croissance à +3 % ou une récession à -2 %, cela a très peu d’impact sur l’infrastructure, parce que par définition, l’infrastructure, c’est tout ce qui est indispensable au fonctionnement des sociétés : la production d’énergie, les transports, les déchets, etc.
Benjamin : Ce sera plutôt la volonté des politiques, finalement ?
Maxime Lebourcicot : Oui, avec des contraintes budgétaires que l’on connaît tous. D’où un appel d’autant plus important à des acteurs privés pour soutenir ces besoins en infrastructures, qui sont gigantesques, notamment dans les différentes transitions, qu’elles soient numériques ou environnementales.
Benjamin : C’est un peu la même thématique que sur la défense aujourd’hui : on fait appel à l’épargne privée pour développer des secteurs indispensables à la nation.
Il y a diverses possibilités pour investir en infrastructure. Je crois qu’il y en a quatre. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Maxime Lebourcicot : Il y a quatre grandes catégories pour accéder à cette classe d’actifs.
La première, ce sont les actions cotées, sur des fonds cotés à sous-jacent infrastructure, avec un panier de valeurs liées à l’infrastructure, comme Veolia ou d’autres grandes entreprises de ce type.
Vous avez également la possibilité d’y souscrire en non coté, sur des fonds de private equity qui vont rentrer au capital d’exploitation de ces entreprises.
Vous avez aussi des fonds de dette, qui vont flécher des obligations à sous-jacents d’infrastructure.
Et puis la dernière partie, c’est l’infrastructure pure au sens strict du terme : vous investissez non pas dans les sociétés d’exploitation, mais dans les sociétés de projet. Vous détenez directement ces différentes infrastructures dans votre portefeuille, ce qui permet d’avoir un couple rendement-risque assez recentré et une très faible dispersion des performances sur cette classe d’actifs.
Benjamin : Vous avez lancé un fonds qui s’appelle Epopée Infra Climat Co-Invest I. Comment avez-vous constitué ce fonds par rapport aux différentes solutions que vous venez d’évoquer ?
Maxime Lebourcicot : Le nom est long, mais assez explicite. Epopée Infra, c’est de l’infrastructure au sens strict du terme : nous détenons ces infrastructures. En l’occurrence, nous allons détenir des data centers, des ombrières solaires, des porte-containers à voile, et tout un ensemble d’infrastructures qui vont venir soutenir la location et que nous allons exploiter.
Grâce à cette exploitation, nous allons pouvoir générer des rendements. C’est l’une des grandes singularités de ce fonds que de générer des rendements à hauteur de 8 % par an en moyenne. C’est le rendement cible, non garanti évidemment, du fonds. C’est pour cette raison, entre autres, qu’il est fortement plébiscité par le marché.
Epopée Infra Climat, parce que c’est l’un des fonds, pour ne pas dire le fonds infrastructure le plus engagé en matière de décarbonation aujourd’hui en Europe. Il est notamment article 9 SFDR.
Et Epopée Infra Climat Co-Invest, parce qu’il vient investir en pari passu avec notre fonds institutionnel. Ces deux fonds sœurs déploient systématiquement ensemble dès lors que nous closons une opération entre notre fonds institutionnel et notre fonds clientèle privée.
Cela permet d’éviter plusieurs frottements de frais, comme cela peut être le cas sur des logiques de fonds de fonds. Là, nous sommes vraiment en direct sur les différents deals, avec une qualité d’expertise très institutionnelle, puisque le fonds avec lequel nous déployons a levé plus de 170 millions d’euros auprès de grands acteurs institutionnels.
Benjamin : Ce n’est pas un fonds Evergreen, c’est un fonds fermé ?
Maxime Lebourcicot : Exactement.
Benjamin : Vous avez quel objectif de collecte sur ce fonds ?
Maxime Lebourcicot : Au global, c’est une stratégie à 400 millions d’euros, sur laquelle nous arrivons à près de 50 % du montant levé. Nous avons commencé à lever sur la partie clientèle privée depuis quatre mois maintenant, et il nous reste trois ans pour poursuivre la levée auprès des conseillers en gestion de patrimoine et multifamily offices avec lesquels nous travaillons, aussi bien dans le cadre des contrats d’assurance-vie que dans le cadre de souscriptions en nominatif, puisque le fonds est également éligible à ce type de souscription.
Benjamin : Chez quels assureurs le fonds sera-t-il disponible ?
Maxime Lebourcicot : Nous avons de gros référencements en cours, dont un qui va être officialisé très prochainement auprès du marché. Nous avons également une très grosse acquisition à laquelle nous sommes ravis de participer, avec un fort impact territorial, parfaitement dans la thèse d’Epopée Gestion, notamment autour de la valorisation de déchets.
On parle beaucoup d’économie réelle et de donner du sens à son épargne. Là, très clairement, c’est une opération qui coche toutes les cases.
Benjamin : Epopée, cela donne un côté positif, on a envie d’aller de l’avant. Bravo à vous, merci pour cette découverte d’Epopée Gestion. On vous souhaite plein de belles choses auprès du marché retail et beaucoup de collecte et de performance. À très bientôt, Maxime.
Maxime Lebourcicot : Merci, au revoir.