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Épopée Gestion, société de gestion entrepreneuriale détenue majoritairement par ses salariés, revendique une approche centrée sur le réinvestissement des territoires régionaux, avec des stratégies couvrant notamment l’immobilier, les PME-ETI et l’infrastructure.
Dans cet entretien, Maxime Le Boursicaud revient sur l’intérêt de l’infrastructure dans une allocation, les différentes façons d’y accéder, puis détaille le fonds Épopée Infra Climat Co-invest, conçu pour investir directement dans des sociétés de projets liées aux transitions numérique et environnementale.
Bonjour, bienvenue dans le Talk Non Coté de Zoom Invest. Aujourd’hui, nous avons le plaisir de recevoir la société Épopée Gestion avec Maxime Le Boursicaud qui est Directeur de la Distribution. - Bonjour Maxime. - Bonjour Benjamin. Épopée Gestion, c'est une société de gestion entrepreneuriale, détenue à 75 % par ses salariés. Vous avez comme thématique d'investissement la thèse territoriale, et vous avez notamment développé une gamme de fonds non cotés dans l'infrastructure. Est-ce que dans un premier temps, vous pouvez nous représenter la société Épopée Gestion ?
Épopée Gestion, c'est une société de gestion créée par deux dirigeants très emblématiques, en la personne de Ronan Le Moal, qui est l'ancien directeur général du Crédit Mutuel Arkéa, et à ses côtés Charles Cabillic, entrepreneur à succès pour avoir créé plus de 20 entreprises tout au long de sa carrière.
Notre thèse d'investissement, comme vous l'avez souligné, c’est de réinvestir les territoires, donc d'insuffler une dynamique vertueuse au sein des territoires régionaux en aidant les entrepreneurs à développer leur entreprise, en aidant les ETI, les PME à devenir des vrais fleurons régionaux, et plus globalement d'intégrer une offre qui intègre toutes les problématiques des acteurs régionaux, que ce soit sur l'immobilier ou sur l'infrastructure. En quelques chiffres... Vous gérez combien d'actifs aujourd'hui ? Un élément qui parle auprès du marché, en termes d'actifs sous gestion, aujourd'hui, on gère plus de 800 millions sous gestion.
Pour rappel, la société a été créée en 2020, ce qui fait de nous un des acteurs avec les plus beaux développements sur le non coté ces dernières années. Pour ce faire, on s'est adossé sur un réseau de souscripteurs institutionnels assez importants avec notamment quatre grandes catégories : des acteurs bancaires, assurantiels, des fonds d'investissement, ou des mutuelles qui souscrivent à nos fonds. Et puis, depuis quelques mois, bientôt deux ans maintenant.... Votre arrivée. Exactement.
J’ai le plaisir de développer ce qu'on a appelé l'offre à destination de la clientèle privée et qui permet finalement quasiment au plus grand nombre, notamment dans le cadre de l'assurance-vie d’accéder à cette classe d'actifs qui, historiquement, était réservée à des institutionnels. Merci Maxime. La classe d'actifs non cotée infrastructures, c'est un peu une classe d'actifs peu connue. Pourquoi aujourd'hui investir dans l'infrastructure ? Effectivement... Globalement, c'est très connu puisque c'est un actif tangible qu'on côtoie, je dirais, au quotidien et finalement très peu pourvu dans les contrats.
En revanche, ça l'est de plus en plus, notamment en ce moment où il y a quand même beaucoup d'incertitudes, que ce soit sur le niveau des marchés, sur le devenir des taux, sur également le contexte géopolitique, économique où il y a beaucoup d'incertitudes. Et l'infrastructure vient apporter un socle un peu défensif dans une allocation, dans la mesure où c'est complètement décorrélé des marchés financiers et qui plus est avec une très faible sensibilité aux cycles économiques.
Si je suis un brin caricatural, que vous ayez une croissance à +3, une récession à -2, finalement ça a très peu d'impact sur l'infrastructure puisque par définition, l'infrastructure c'est tout ce qui est indispensable au fonctionnement des sociétés, que ce soit la production d'énergie, les transports, les déchets, etc. Ce sera plutôt la volonté des politiques, finalement ? Oui, avec des contraintes budgétaires qu'on connait tous.
D'où aussi un appel d'autant plus important à des acteurs privés pour soutenir ces besoins en infrastructures qui sont complètement gigantesques, et notamment dans les différentes transitions, qu'elles soient numériques, environnementales, qu'on peut aborder. C'est un peu la même thématique finalement que sur la défense. Aujourd'hui, on va faire appel à l'épargne privée pour pouvoir développer ces secteurs qui sont dits indispensables à la nation. Exactement. Du coup, on vient d'en parler, c'est plus connu maintenant grâce à vous Maxime, merci.
C'est peu connu, pour autant il y a diverses possibilités et diverses solutions pour pouvoir investir en infrastructure. Je crois qu'il y en a quatre, si je ne dis pas de bêtise. Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus justement sur ces quatre possibilités d'investir dans l'infrastructure ? Il y a quatre grandes catégories d’y accéder à cette classe d'actifs. La première d'entre elles, c'est évidemment les actions cotées qu'on connaît toutes et tous sur des fonds cotés à sous-jacent infra, avec tout un panier de valeurs à destination d'infra. Je pense à Véolia et d'autres grandes entreprises de ce type.
Vous avez également la possibilité d'y souscrire en non coté, sur des fonds de private equity qui vont rentrer au capital d'exploitation de ces entreprises, mais de manière non cotée, des fonds de PE, il y en a un certain nombre. Vous avez également des fonds de dette qui vont flécher des obligations à sous-jacent d'infrastructure. Et la dernière partie, c’est de l'infrastructure pure, au sens strict du terme, dans la mesure où vous allez investir non pas dans les sociétés d'exploitation, mais bien dans les sociétés de projets.
Vous allez détenir tout simplement ces différentes infrastructures dans votre portefeuille, ce qui permet derrière d'avoir un couple rendement-risque assez recentré, et finalement une très faible dispersion des performances sur cette classe d'actifs. Merci Maxime. Justement, vous avez lancé un fonds qui s'appelle Épopée Infra Climat Co-invest. Je suis obligé de lire parce qu'il est quand même très long, ça pourrait battre “anticonstitutionnellement” au Scrabble. Comment vous avez constitué ce fonds par rapport aux différentes solutions que vous venez de nous évoquer ?
Il est certes long et il est assez explicite dans la mesure où c'est Épopée Infra, donc c'est de l'infra au sens strict du terme. On détient ces infrastructures, en l'occurrence, on va détenir des data centers, on va détenir des ombrières solaires... Qu’est-ce que c’est une ombrière solaire, pardon ? Une ombrière solaire, c'est ce qu'on appelle de l'agrivoltaisme. C'est tout simplement des panneaux solaires disposés à même les cultures, qui permettent d'augmenter les rendements agricoles notamment dans le domaine de la vigne ou du maraîchage. Ce sont des technologies qu'on déploie beaucoup dans le sud-ouest notamment.
On va détenir également des porte-containers à voile. Donc tout un tas d'infrastructures qui vont venir soutenir l’allocation, qu'on va exploiter. Et grâce à cette exploitation, on va pouvoir générer des rendements — c'est l'une des grandes singularités de ce fonds que de générer des rendements —, à hauteur de 8 % par an en moyenne. C’est le rendement cible, non garanti évidemment, ce qu'on a sur le fonds. C'est pour cette raison, entre autres, qu'il est fortement plébiscité par le marché. En deuxième lieu, je disais Épopée Infra Climat.
Climat, puisque c'est l'un des fonds, pour ne pas dire le fonds infrastructure le plus engagé en matière de décarbonation aujourd'hui en Europe. Il est article 9, notamment, SFDR. Et puis, Épopée Infra Climat Co-Invest. Co-Invest, pourquoi ? Tout simplement parce qu'il vient investir en pari passu avec notre fonds institutionnel. C'est deux fonds sœurs. “Pari passu”, pardon ? Moi, quand je ne sais pas, je préfère poser les questions. Vous faites bien. C'est-à-dire qu'on déploie de manière systématique dès lors qu'on close une opération entre notre fonds institutionnel et notre fonds clientèle privée.
Ils vont venir en pari passu sur ces investissements, ce qui permet notamment d'éviter plusieurs frottements de frais, comme ça peut être le cas sur des logiques de fonds de fonds. Là, on est vraiment en direct sur les différents deals. Et le cas échéant, on a vraiment une qualité d'expertise très institutionnelle, puisque ce fonds que l’on déploie à côté, a levé plus de 170 millions aujourd'hui auprès de grands acteurs institutionnels. Donc on revêt vraiment une excellence en matière d'expertise sur cette partie-là. Mais ce n'est pas un fonds evergreen, c'est un fonds fermé ? Exactement.
Vous avez quel objectif de collecte d'encours sur ce fonds ? Au global, c'est une stratégie à 400 millions d'euros, sur laquelle on a... - Vous arrivez presque à 50 % ? - Exactement. On arrive à 50 % du montant levé. Et on a commencé à lever sur la partie clientèle privée depuis quatre mois maintenant. Et il nous reste trois ans dorénavant pour poursuivre la levée auprès des différents conseillers en gestion de patrimoine et Multi-family office avec qui on travaille, aussi bien dans le cadre des contrats d'assurance-vie que dans le cadre des souscriptions nominatives, puisque le fonds est également éligible à ce type de souscription.
puisque le fonds est également éligible à ce type de souscription. Maxime, merci beaucoup. Est-ce que vous avez une petite conclusion à part “Venez rencontrer Maxime si vous avez envie d'en savoir plus sur le fonds” ? Chez quels assureurs le fonds sera disponible ? Exactement. On a de gros référencements en cours, et notamment un qui va être officialisé très prochainement auprès du marché.
Et également une très grosse acquisition à laquelle on est ravis de participer, qui a un fort impact territorial, qui est parfaitement dans la thèse d’Épopée Gestion, avec la valorisation de déchets notamment, sur lequel on parle beaucoup d'économie réelle en ce moment et de donner du sens à son épargne. Là, très clairement, c'est vraiment une opération qui en tous points coche toutes les cases. En tout cas, Épopée, ça donne un côté positif, on a envie d'aller de l'avant, donc bravo à vous. Merci pour cette découverte d’Épopée Gestion.
On vous souhaite plein de belles choses auprès du marché retail puisque vous êtes un peu venu comme le messie pour développer cette partie-là chez Épopée Gestion. On vous dit à très bientôt chez Zoom Invest. Et on vous souhaite bien évidemment plein de collecte et de la performance pour pouvoir collecter. - Un grand merci et à très bientôt. - À très bientôt Maxime, merci, au revoir.