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Entretien avec Sassan Golshani sur Il n’y a pas que le LBO dans la vie, il y a le venture aussi ! Le point sur les solutions proposées..
Stéphane : C’est notre moment piqûre de dynamisme et d’optimisme avec notre camarade Sassan, que je suis tellement content de retrouver comme à chaque fois. Pour commencer, on va parler évidemment de private equity et de PEQAN, mais parlons un peu de Patrimonia.
Sassan Golshani : Toujours heureux de revenir. Je fais à chaque fois la blague, mais je rajoute une année. C’est le troisième pour PEQAN, et on continue à avoir le soutien de nos partenaires puisqu’on approche des 200 millions d’euros d’actifs sous gestion. On a plus de 250 partenaires enregistrés sur la plateforme et une proposition de valeur sur le private equity qui trouve sa place auprès des professionnels du patrimoine. On est au cœur de Patrimonia, et c’est ce dont on va parler, j’imagine.
Stéphane : Ce que j’apprécie beaucoup dans nos échanges, c’est toute la pédagogie et la passion que tu donnes à transmettre sur cette classe d’actifs. Le private equity, ces dernières années, les CGP comme moi l’ont compris et intégré. Est-ce que tu ne trouves pas que la grande majorité des acteurs ont tendance à aborder cette classe d’actifs uniquement d’un point de vue LBO, sans forcément diversifier vers d’autres secteurs ou d’autres vecteurs de produits, comme le venture ?
Sassan Golshani : C’est une excellente question. La réponse, finalement, c’est que c’est évidemment bien de faire du LBO parce qu’on est avec des entreprises matures, qui par nature sont rentables puisqu’elles sont en phase de capital transmission. C’est aussi le marché le plus profond dans le private equity.
Il y a grosso modo trois grandes stratégies, sans rentrer dans les sous-stratégies : le capital innovation, c’est le venture ; le capital croissance, c’est le growth ; et le capital transmission, qui est le LBO. Évidemment, la majeure partie des acteurs qui proposent du private equity et œuvrent à sa démocratisation, dont je fais partie, notamment dans mon fonds de fonds Convictions 23, sont sur une stratégie de LBO.
Mais il est intéressant de regarder ces deux autres stratégies, le venture et le growth, qui ont eu un petit coup de tabac après la bulle de 2021, mais qu’il devient probablement intéressant de regarder à nouveau.
Stéphane : Le LBO, ce sont forcément des sociétés plus matures, souvent un changement capitalistique. Est-ce qu’il y a moins de risque à faire du LBO et plus de risque à faire du growth ou du venture ?
Sassan Golshani : Oui, par nature. À partir du moment où tu es sur une entreprise mature, tu as moins de risque de perte en capital, même si celui-ci existe. Je ne manque pas une occasion de rappeler les risques inhérents au private equity.
Tu as raison : en venture et en growth, le risque est plus important parce que l’espérance de gain est plus importante. Un gérant de LBO a, on va dire, dix positions dans son portefeuille. Pour lui, c’est catastrophique si une seule position perd un peu. Il va faire en sorte que chacune de ses positions gagne. Les performances ne sont jamais garanties et ne préjugent pas des performances futures, mais c’est ce qu’il cherche à faire.
Le gérant de venture, particulièrement, moins celui de growth, va avoir sur dix participations trois ou quatre qui vont tomber à zéro. En revanche, les autres vont faire du fois dix, et peut-être qu’il y en aura une qui fera fois trente. Je caricature et j’exagère, mais c’est le vrai capital-risque.
Quand tu proposes cette stratégie à un professionnel du patrimoine, il peut avoir du mal à aller dessus parce que c’est plus risqué. Même s’il y a une espérance de gain plus importante, le risque associé est plus important. Dernier point spécifique au private equity : la durée longue d’investissement, particulièrement importante dans le venture et le growth, parce que par définition, il faut du temps pour transformer cette entreprise.
Stéphane : Si je discute de ça avec mon client final, forcément le client se noie. Quand on est CGP et que l’on veut conseiller un client vers cette typologie de private equity, en particulier le late stage, le capital développement, la création, l’innovation, vers quoi va-t-on chez PEQAN ?
Sassan Golshani : Le maître mot, et c’est ce qui guide la sélection de notre équipe lorsqu’elle rencontre les managers de private equity, c’est la diversification. Nous avons un partenariat avec un gérant spécialisé sur la tech et la santé, en venture et en growth, qui s’appelle Quadrille Capital.
Ce sont 50 collaborateurs, 15 milliards sous gestion, des bureaux aux États-Unis, à New York, San Francisco et Paris. Leur seul métier, c’est de faire de la sélection de gérants spécialisés sur le venture et le growth. Ce sont des noms que l’on connaît : Andreessen Horowitz, Sequoia, Lightspeed, General Catalyst, Clarivate, Thoma Bravo plutôt en LBO, mais tous ceux qui sont spécialisés sur ces stratégies-là et qui sont inaccessibles même aux investisseurs institutionnels.
La demande est telle pour ces fonds, principalement aux États-Unis, que les gérants institutionnels passent par Quadrille Capital. Nous avons donc proposé le programme de fonds de fonds de Quadrille Capital à travers un feeder aux investisseurs privés, par le biais des professionnels du patrimoine.
Cela procure de la diversification. Faire un fonds de venture, c’est risqué. Mais si, dans une solution d’investissement, tu as 20 gérants, 50 fonds et 1 500 actifs sous-jacents, tu as moins de risque.
Stéphane : Comment ça s’appelle et où est-ce qu’on le trouve ?
Sassan Golshani : Quadrille Technologies 5 by PEQAN. C’est un FPCI qui donne accès au cinquième millésime de fonds de Quadrille Capital. Il est disponible sur la plateforme digitale.
On ne fait pas de market timing en private equity. A fortiori, l’innovation est toujours là. Mais le cycle d’innovation est extrêmement fort actuellement, avec des valorisations qui se sont aussi normalisées. Le momentum est probablement un peu plus intéressant que d’habitude pour aller sur ces sociétés.
D’ailleurs, en investissant dans Quadrille Technologies 5 by PEQAN, vous avez indirectement du Mistral AI. C’est un Français, c’est le champion de l’intelligence artificielle.
Stéphane : J’avais dit qu’on aurait une piqûre de dynamisme et d’optimisme. Merci beaucoup Sassan.
Sassan Golshani : Merci, à bientôt.