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Immobilier santé et logistique, crédit et gestion alternative : les thématiques clés de La Française en 2025.
Stéphane : Christophe, je suis ravi de vous recevoir pour ce MidSommer 2025. Avec la spécificité que l’on a avec le groupe La Française, c’est qu’on peut parler en même temps d’immobilier et de financier. Comme ce n’est pas la première fois qu’on fait des entretiens, je vais commencer par Christophe pour parler un peu d’immobilier. La classe d’actifs va quand même un petit peu mieux. J’aimerais que tu nous parles surtout des tendances que vous allez privilégier pour les prochains mois.
Christophe : Bonjour Stéphane. Nous sommes ravis, une nouvelle fois, d’être au MidSommer pour accompagner ce moment central de la vie de l’écosystème du conseil en gestion de patrimoine. La Française est une nouvelle fois associée à la CNCGP.
Sur l’immobilier, tu as raison, on est enfin dans un moment de cycle où, à défaut d’une reprise que l’on voit poindre, en tous les cas une stabilisation certaine s’opère. Pour les partenaires, c’est important de partager cette idée : aujourd’hui, les flux de capitaux commencent à revenir sur cette classe d’actifs, notamment portés par la baisse des taux, qui est un signal très puissant.
Je ne vais pas revenir sur l’éternel sujet de la prime de risque, mais c’est un sujet central. Ce que l’on voit depuis quelque temps, c’est qu’il y a une réallocation un peu différente de celle que l’on a pu connaître dans le cycle précédent, qui était très surexposé à l’immobilier de bureau. Là, on voit une plus grande diversification des allocations.
Chez nous, cela se traduit typiquement par des flux sur la santé avec un véhicule qui s’appelle LF Avenir Santé. J’en profite pour remercier les partenaires qui continuent à nous faire confiance sur cette thématique, puisque le fonds a atteint 250 millions d’euros de capitalisation au moment où je vous parle et a amélioré sa performance en 2024.
C’est la première thématique : résilience et décorrélation. L’autre thématique que l’on joue, c’est la logistique et les locaux d’activité au travers d’un fonds qui s’appelle LF Opportunité Immo, qui capte les mégatendances de la consommation et du e-commerce. Tout ce que l’on appelle réindustrialisation s’incarne dans ce fonds, qui a pour particularité de livrer une performance autour de 5,7 % de taux de distribution et d’ouvrir progressivement son allocation à l’Europe.
Nous pensons que cela peut répondre aux besoins des clients de nos partenaires pour aller chercher un rendement attractif dans le contexte actuel. Dans un moment où l’on parle beaucoup des retraites, l’univers SCPI est probablement une des réponses à cette problématique.
Stéphane : Géographiquement, vous regardez tous les pays d’Europe ?
Christophe : Sur la santé, nous avons privilégié le UK et l’Irlande, surtout l’Irlande. Nous regardons l’Allemagne sur la partie santé. Sur la logistique, nous sommes déjà investis en Espagne et nous regardons d’autres pays. Typiquement, l’Allemagne est une cible clairement identifiée.
Stéphane : Avec le plan de relance annoncé sur l’Allemagne, il y a sûrement des choses à faire dans ce domaine. Romain a l’air de valider ce qu’on dit, cela me rassure. Je vais te poser des questions plutôt sur l’environnement obligataire avant qu’on parle produit pur. Tu peux nous refaire un petit point ?
Romain : Merci déjà pour cette interview. Bravo pour l’organisation du MidSommer, et un grand bravo aussi à Yves.
Côté obligataire, il y a eu pas mal de mouvements. Sur tout ce qui est dette d’État et dette un peu long terme, on ressent du stress, même pas mal de stress aujourd’hui sur ce marché-là. En revanche, sur le côté crédit, qui est un peu le cœur business de La Française, donc les obligations d’entreprise, on se rend compte que la tension, il n’y en a presque plus.
Il y a eu 150 points de base d’écart en avril, suite au Liberation Day, et ces 150 points de base se sont totalement resserrés. Aujourd’hui, on est presque revenu avant toutes ces informations et tout ce qui s’est passé. Les performances sont quand même là.
Stéphane : Toujours plutôt high yield ?
Romain : Exactement, avec un fonds qui s’appelle Crédit Innovation. C’est un fonds qui va chercher les produits de niche. C’est le premier fonds thématique crédit, lancé il y a un peu plus de trois ans. Il va rechercher des sociétés représentant grosso modo 25 % du marché high yield global, qui peuvent donner plus de performance et moins de défauts.
L’idée, c’est d’aller chercher les sociétés avec un effet portage, un resserrement des spreads et une amélioration de la notation.
Stéphane : Crédit Innovation. Autre chose ?
Romain : Le deuxième fonds, c’est via notre société de gestion Sigo Management, qui est la société de gestion alternative du groupe La Française. Nous avons lancé un fonds qui s’appelle Crédit Opportun, un fonds de gestion alternative crédit obligataire, où l’on va chercher aussi bien des obligations d’entreprise, des obligations d’État, des obligations convertibles, etc.
L’idée est d’aller chercher les inefficiences de marché. Les gérants le font très bien, avec un peu plus d’un milliard et demi sous gestion. Aujourd’hui, avec la volatilité qu’il y a sur les marchés, il y a des opportunités. L’idée, c’est d’aller chercher un Ester +3.
Stéphane : Rappelez-moi l’encours global du groupe La Française, immobilier et financier cumulé.
Romain : Nous sommes à 157 milliards d’euros, 77 % d’actifs cotés et 23 % d’actifs non cotés.
Stéphane : Merci beaucoup messieurs, à très bientôt et bonne fin de MidSommer.
Christophe et Romain : Merci Stéphane.