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Immobilier santé, logistique, crédit et gestion alternative : La Française détaille ses axes d'investissement clés pour 2025 dans un contexte de marchés en mutation.
La Française met en avant pour 2025 des thématiques d'investissement centrées sur l'immobilier santé, la logistique, le crédit d'entreprise et la gestion alternative. Dans un contexte de stabilisation des marchés et de retour des flux de capitaux, le groupe détaille ses axes stratégiques et ses choix d'allocation.
Les intervenants soulignent la diversification géographique et sectorielle, ainsi que l'importance de saisir les opportunités offertes par la baisse des taux et la volatilité des marchés obligataires.
<p>Christophe, Romain, je suis ravi de vous recevoir pour ce Midsommar 2025 avec la spécificité qu'on a avec le Groupe La Française, c'est qu'on peut parler en même temps d'immobilier et de financier, comme à chaque fois parce que ce n'est pas la première fois qu'on fait des entretiens. Je vais faire commencer Christophe. On va parler un peu de l'immobilier, mais comme le temps ne nous est pas donné de tout dire sur l'immobilier... La classe d'actifs va quand même un petit peu mieux. Moi, j'aimerais que tu nous parles surtout des tendances que vous allez privilégier pour les prochains mois. Bonjour Stéphane.
On est ravi une nouvelle fois d'être au Midsommar pour accompagner ce moment central de la vie, de l'écosystème des conseillers en gestion de patrimoine. La Française, une nouvelle fois, est associée à la CNCGP. </p><p>Et effectivement, tu as raison, sur l'immobilier, on est enfin dans un moment de cycle où, à défaut d'une reprise qu'on voit poindre le bout de son nez, en tous cas, une stabilisation certaine qui s'opère, tu as raison de le souligner, pour les partenaires c'est important de partager cette idée qu'aujourd'hui les flux de capitaux commencent à revenir sur cette classe d'actifs, notamment portés par la baisse des taux, qui est un signal quand même très puissant.
Je ne vais pas revenir sur l'éternel sujet de la prime de risque, mais c'est un sujet central. Par contre, ce qu'on voit depuis quelques temps, c'est qu'il y a une réallocation un peu différente que celle qu'on a pu connaître dans le cycle précédent qui était très surexposée à l'immobilier de bureau, comme tu le sais. Là, on voit une plus grande diversification des allocations. </p><p>Et chez nous, en tous cas, ça se traduit typiquement par des flux sur la santé avec un véhicule qui s'appelle LF Avenir Santé.
D'ailleurs, j'en profite pour remercier les partenaires qui continuent à nous faire confiance sur cette thématique-là puisque le fonds a atteint 250 millions d'euros de capitalisation au moment où je vous parle et a amélioré sa performance en 2024. Ça, c'est la première thématique : résilience, décorrélation, comme vous le savez. Et on est au rendez-vous de ce point de vue-là. Et l'autre thématique qu'on joue, c'est la thématique logistique, locaux d'activité, au travers d'un fonds qui s'appelle LF Opportunité Immo, qui lui va capter les méga tendances de la consommation et du e-commerce.
</p><p>Clairement, tout ce qu'on a appelé réindustrialisation s'incarne dans le fonds LF Opportunité Immo, qui a pour particularité de livrer une performance autour de 5,7% de TD et d'ouvrir progressivement son allocation à l'Europe. On pense que ça peut répondre aux besoins des clients de nos partenaires pour aller chercher un rendement attractif dans le contexte actuel, et surtout, ici, on n'est pas très loin de l'Assemblée nationale, on parle beaucoup des retraites, clairement, l'univers SCPI, probablement, est une des réponses à cette problématique qu'on connaît toutes et tous. J'allais te poser la question s'il y avait ouverture vers l'Europe, mais tu y as répondu. Géographiquement, vous regardez tous les pays d'Europe ?
Sur la santé, on a privilégié tout ce qui est UK, donc on est en Angleterre et en Irlande, surtout en Irlande d'ailleurs. On regarde l'Allemagne sur la partie santé. </p><p>Et sur la logistique, on est déjà investi sur l'Espagne et on est en train de regarder d'autres pays. Et typiquement, l'Allemagne est une cible clairement identifiée. Surtout avec le plan de relance qui a été annoncé sur l'Allemagne, il y a sûrement des choses à faire dans ce domaine-là. Tout à fait. Romain est d'accord avec nous, donc je suis rassuré. Il avait l'air de valider ce qu'on dit, nous voilà rassurés. Romain, je vais te poser des questions plutôt sur le côté environnement obligataire, avant qu'on ne parle produits purs.
On s'est vu il n'y a pas très longtemps, donc on a parlé un peu de tout ça. Tu peux nous refaire un petit point ? Là aussi, changement de taux, ça a beaucoup d'impact sur ce que tu gères. C'est vrai. Merci déjà pour cette interview. Bravo à l'organisation du Midsommar quand même. Et un grand bravo quand même aussi à Yves Mazin... </p><p>- ... qui est le nouveau président. - Un Bordelais. Absolument, j'imagine que tu dois être content. C'est la première fois que j'ai le numéro de téléphone d'un président dans mon téléphone, donc je suis content. - J'existe enfin. - Je comprends. Côté obligataire, pas mal de mouvements aussi, ce qui s'est passé.
Tout ce qui est dette d'État et dette un peu long terme, oui, on ressent un peu de stress, même pas mal de stress aujourd'hui sur ce marché-là. En revanche, sur le côté crédit, qui est un peu le cœur business de La Française, donc les obligations d'entreprise, on se rend compte que la tension, il n'y en a presque plus parce que oui, il y a eu 150 points de base de différence en avril, post-Liberation Day. C'est comme le "UK". Excuse-moi, je l'avais, c'était "UK". J'avais sorti mon éponge pour essuyer des feuilles. Libération Day. Excusez-moi, pardon, on va couper, on va couper. </p><p>Non, c'est excellent. Et donc, effectivement, les 150 points de base se sont totalement resserrés.
Donc, aujourd'hui, on est presque avant toutes ces infos et tout ce qui s'est passé. Et puis, les performances sont quand même là. Toujours high yield plutôt, la politique chez vous ? Effectivement, plutôt high yield. - Une bonne notation high yield. - Exactement. Avec un fonds qui s'appelle Credit Innovation puisque c'est le premier fonds thématique crédit. Ça fait un peu plus de 3 ans qu'il est lancé. Et on va aller plutôt rechercher les produits de niche, donc les sociétés, 25% grosso modo du marché high yield global, qui vont nous donner plus de performance et moins de défaut. On oublie que les très grosses major aujourd'hui ont été des high yield à un moment donné. Absolument.
L'idée, c'est d'aller chercher les sociétés Investment Grade de demain. Voilà, les futurs Netflix, Tesla... </p><p>Un effet portage et évidemment un resserrement des spreads avec une amélioration de la notation. Credit Innovation, ok. Autre chose ? Et le deuxième fonds, c'est via notre société de gestion CIGOGNE Management, qui est la société de gestion alternative du Groupe La Française. Et on a lancé un fonds qui s'appelle Credit Opportunities, qui est un fonds de gestion alternative crédit obligataire, où on va aller aussi bien sur des obligations d'entreprise, des obligations d'État, des obligations convertibles, etc. L'idée, c'est d'aller chercher les inefficiences de marché sur ce marché-là.
Donc, on a les gérants qui le font très bien puisqu'ils gèrent un peu plus de 1,5 milliard sous gestion. Et aujourd'hui, avec la volatilité qu'il y a sur les marchés, il y a des opportunités. L'idée, c'est d'aller chercher un €STR +3%. </p><p>Vous me rappelez quand même maintenant qu'il y a eu tous ces rapprochements, l'encours global du Groupe La Française, immobilier et financier cumulés, on est à plus de 150 milliards ? 157 milliards, oui. 77% d'actifs cotés et 23% d'actifs non cotés. - Merci beaucoup, messieurs. - Merci, Stéphane. - À très bientôt et bonne fin de Midsommar. - À toi aussi. </p>