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Peqan mise sur les fonds secondaires pour répondre à la tension sur la liquidité dans le private equity et adapte ses solutions aux besoins actuels des investisseurs.
Dans un contexte macroéconomique tendu, marqué par la hausse des taux et le ralentissement des sorties, le private equity doit s'adapter à une liquidité réduite et à des durées de détention allongées. Peqan met en avant les fonds secondaires comme réponse à ces défis, tout en poursuivant l'innovation dans ses gammes de produits.
La diversification, l'accès facilité et la sélection de gérants sur différentes maturités de portefeuilles sont au cœur de la stratégie présentée, avec un accent sur l'accompagnement des professionnels du patrimoine.
<p>Lors de tous ces entretiens avec Zoom Invest, il y a toujours un moment que j'adore parce que je retrouve mon vieux camarade. Vieux camarade parce que ça fait longtemps qu'on se connaît. Sinon, on est de prime jeunesse. On ne fait pas notre âge. Toi surtout. Sassan Golshani, qui est directeur du développement de Peqan, donc private equity. Mais Sassan aussi qui est une grande personnalité du private equity et qui a toujours donné beaucoup de pédagogie et de conviction sur cette classe d'actifs que l'on défend depuis quelques années ensemble. Justement, on va parler de Peqan parce qu'on est quand même là pour ça. Quel est le contexte un peu du PE ? Parce que 2023 et 2024 n'ont pas forcément été des bonnes années.
Les premiers mois de 2025, on voit un peu ce qui se passe. Est-ce que tu peux nous donner quelques éléments ? Ça m'intéresse. Ce n'est pas un contexte facile. </p><p>On est toujours dans ce moment où les participations des fonds de private equity sont marquées par le changement géopolitique, par la hausse des taux d'intérêt et par tous ces éléments qui effectivement font qu'il y a un potentiel ralentissement économique, sans parler de la guerre douanière. Autrement dit, les nouvelles ne sont pas excellentes sur le front macroéconomique. Et comme tu le sais, le private equity n'est pas insensibilisé par rapport à cette macro.
Il y a le rapport Bain qui est sorti avec notamment un élément qui est un élément important pour tous les gérants de private equity, et pour les investisseurs, c'est que la durée de détention en LBO a augmenté de 14-15 mois. Grosso modo, c'était de 5 ans et c'est passé à plus de 6 ans. </p><p>Ce ralentissement de la vélocité du capital fait qu'un certain nombre d'institutionnels se retrouvent, du fait de l'effet dénominateur, avec beaucoup plus de private equity, et donc ils ont besoin de liquidité. Et il n'y a pas de sortie. Les sorties, c'est des IPO, c'est d'autres fonds qui rachètent ou c'est un industriel qui se porte acquéreur.
Comme il n'y a pas cette liquidité, c'est les fonds secondaires qui sont actifs en private equity actuellement. C'est un résumé un peu succinct, mais il faut bien avoir en tête que l'industrie du private equity, et le LBO particulièrement, est marquée par cette relative absence de liquidité et sur le fait que les durées de détention en portefeuille se sont allongées. C'est la partie dette qui vraiment est marquée par ce que tu viens d'expliquer. Justement, parce que derrière, et on se connaît, forcément, ça crée des opportunités ? </p><p>Parle-nous un peu de Peqan et des actualités des gammes de produits qui sont adaptées à ce moment-là, à ce momentum.
Qui l'étaient peut-être déjà il y a quelques mois et qui le seront peut-être encore plus dans les mois prochains. C'est vrai qu'il n'y a pas de market timing en private equity. Je ne suis pas le seul à le dire, mais c'est une réalité. Il n'y a pas de market timing en private equity, pour une raison simple. C'est qu'on est sur une durée d'investissement relativement longue. Et c'est ce qui permet de passer les cycles, les crises, et de ne pas être soumis à un momentum. Ceci étant, ce qui pour moi fait énormément de sens, c'est d'avoir de la diversification à l'intérieur d'un portefeuille.
</p><p>Et c'est ce qu'on propose à l'intérieur de notre programme millésimé de fonds de fonds de private equity institutionnel, j'en parle souvent sur ce plateau, et proposer ce qui va bénéficier de cette situation macroéconomique stricte, adaptée au private equity, dont je viens de parler, c'est le secondaire et c'est ces deux sujets qui me paraissent importants. C'est, de mémoire, Peqan Convictions Secondaires ? Sur le secondaire, c'est, comme son nom l'indique, Peqan Convictions Secondaires, qui est un fonds que l'on vient de lancer et qui est assez intéressant parce qu'on a sélectionné trois gérants qui interviennent à des stades de maturité différents du portefeuille.
On a le premier qui est Adams Street, qui intervient à vraiment 4-6 ans, donc c'est le tout début de la vie du secondaire. Ensuite, on a Blackstone qui est à 6-8 ans, le cœur du secondaire. </p><p>Et enfin, on a Hollyport, qui est un acteur de niche, qui intervient dans le rachat de portefeuilles qui ont plus de 10 ans. Chacun ayant sa connaissance de cette timeline. Et pourquoi c'est intéressant le fait d'intervenir sur des maturités différentes de portefeuilles ? Tout simplement parce que vous êtes certain de ne pas avoir de redondance en termes d'actifs puisque vous êtes sur des maturités différentes. Ça, c'est le premier élément. Et le deuxième élément, c'est que vos leviers de création de valeur vont être différents.
Sur du 4 à 6 ans, on va être plus sur de la croissance de la NAV parce qu'on a encore du temps devant nous. Alors que quand on est sur Hollyport à plus de 10 ans, là, on va avoir de la décote parce que c'est un segment extrêmement illiquide. </p><p>Et ça, on a trouvé que c'était intéressant de le proposer aux professionnels du patrimoine et à leurs clients en secondaire. Donc profiter, évidemment, de cet environnement qui est favorable au secondaire. Je suis obligé de te poser la question parce qu'on est en juin. Je le précise au cas où des gens verraient des replay après le 30 juin. Il y a quand même la clôture d'un produit phare.
Un produit, et merci de le dire de cette façon-là, phare, parce que nous sommes les seuls à proposer un fonds de fonds multigestionnaire sous format FCPR, accessible à partir de 10 000 euros en appel successif. Le premier millésime a rencontré le succès auprès des professionnels du patrimoine qui souhaitaient avoir un outil d'exposition au private equity. Et le second se clôture le 30 juin. Il est déjà largement déployé. Il y a quatre fonds primaires, deux fonds secondaires et déjà un co-investissement. </p><p>L'avantage, c'est que vous avez la visibilité du portefeuille, vous avez gagné près de 2 ans. Et pour ces avantages-là, vous ne payez pas de prime.
de souscription ou d'égalisation puisque vous êtes sur un format FCPR, donc ouvert aux clients professionnels comme aux clients non professionnels. La profession le connaît bien parce qu'on a eu l'occasion de présenter ce produit déjà ensemble plusieurs fois. - Et son successeur viendra à partir de... - Sur la même mécanique ? - Exactement, même composition... - Tu sais à peu près quand ? Septembre. À partir de septembre. On a explosé le timing, comme d'habitude, Sassan, tu le sais bien. Juste parce que mes confrères et mes consœurs vont avoir besoin de tes équipes pour creuser un peu tout ce que ce que tu as dit sur le secondaire, et surtout sur la prochaine tranche de conviction en septembre. Tu as des petites choses à nous dire ?
</p><p>Il y a du recrutement ? Il y a du mouvement un peu ? On a commencé, on était quatre, aujourd'hui on est une dizaine, on a 250 millions sous gestion. Ça fait à peu près 10 fonds, entre ceux qui sont clôturés, qui sont en cours de levée. Donc oui, on est en phase de recrutement. À la fois sur les trois piliers que constitue notre activité : la gestion, avec une personne qui va nous rejoindre, le middle office, pour avoir une personne, outre la plateforme digitale que les professionnels connaissent, et évidemment le développement.
Parce que vous savez que chez Peqan, on fait quatre choses : on sélectionne des opportunités d'investissement, on les loge à l'intérieur de produits, on digitalise et on accompagne les professionnels du patrimoine comme aujourd'hui à Midsommar, donc renforcer cette équipe partenaire. Magnifique, comme d'habitude. - Merci Sassan, c'était un plaisir. </p><p>- Merci Stéphane. - À bientôt. - À très vite. </p>