Actions
1Obligations
1Flexibles
1Perf. absolue
1L'essentiel de l'actualité patrimoniale et financière pour les CIF, chaque matin dans votre boîte mail.
Jean-Baptiste Beylot, Exclusive Partners, Yoan Massard, Tetra Capital, Sofyane Hasni, Artemis Investment Advisors
La discussion converge vers une même idée : le produit structuré reste pertinent, mais la période exige davantage de sélection, de pédagogie et de diversification. Les intervenants insistent sur la nécessité de partir du besoin client, de comprendre le moteur de performance et de ne pas confondre protection affichée, rendement cible et risque réel du sous-jacent.
Pour débuter, comme je vous le disais, ce serait utile de faire un petit point, à la fois sur le contexte actuel et également sur les derniers mois, sur l'environnement de marché, le métier, comment les CGP ont évolué par rapport à votre base d'actifs. Comment s'est donc passée cette première partie de l'année 2026 ? C'est quand même un contexte très changeant et incertain, on le sait. Et surtout, quels sont les marqueurs qui vont vous permettre finalement de choisir les meilleurs produits, les meilleures options pour les prochains mois ? Est-ce que tu peux nous parler justement des marqueurs que tu vérifies chez XP ? Je suis nouvel arrivant chez XP depuis fin février de cette année pour développer la partie retail, ce qu'on appelle chez nous CGP Courtier. Pas mal de choses que l'on peut voir, notamment les taux qui ne sont vraiment pas évidents à gérer sur l'historique.
On regarde beaucoup parce que forcément, sur des valeurs liquidatives qui sont assez complexes à gérer en termes de SAV pour nos partenaires, on les accompagne beaucoup là-dessus. Pas mal de volatilité effectivement, comme l'a dit Johan, qui nous amène à faire des produits assez sympas sur tout type de classes de sous-jacents. On va aller sur de l'indiciel. On voit un retour et une demande importante sur de l'indiciel assez diversifié, qui permet de sécuriser pas mal les partenaires et les clients finaux de nos partenaires. Un recul, je ne sais pas, messieurs, vous nous le direz peut-être également ou pas, mais un recul sur la demande sur les mono-actions, puisque mono-action fixive, on a un petit cas d'école en ce moment. Oui, je pense que tout le monde est calmé. Voilà, ça fait un recul là-dessus, et pas mal quand même.
La diversification, on arrive quand même à faire des indices sectoriels. On en fait pas mal. Mais là où on avait des produits peut-être où certains partenaires mettaient des grosses enveloppes sur un produit, on a vraiment cette tendance chez XP, à une diversification, quand un partenaire a 3 ou 4 millions d'euros à faire, d'aller plutôt faire 2, 3, 4 produits pour diviser et diminuer le risque. Est-ce qu'on a récupéré Johan ? Oui, je suis revenu. Un, deux, la régie. Un, deux. Si tu m'entends, moi, je t'entends. C'est parfait. On te laisse reprendre ton propos, mon cher Johan, même si Jean-Baptiste est d'accord avec toi, et creuser l'idée de la volatilité. Tu étais sur la volatilité. Oui, je suis en ligne avec Jean-Baptiste effectivement sur ce sujet de diversification aussi, où le cas d'école dont on parle, c'est Stellantis.
Nous, on a eu un peu de chance puisqu'on n'a pas trop été touchés. On a lancé notre activité après cette vague-là de Stellantis chez Société Générale. Puisqu'ici, chez Société Générale, on ne vend pas trop les monostocks. Mais en revanche, effectivement, sur la diversification, je rejoins Jean-Baptiste, on a de plus en plus de demandes de splitter les enveloppes, ce qui n'est pas toujours évident avec les contraintes assureurs, puisque nos amis assureurs veulent plutôt diminuer le nombre de produits référencés et nous, les CGP, plutôt augmenter le nombre de produits sur lesquels on va aller. Et non, il y a un deuxième sujet, nous, pour le coup, qu'on a vu, c'est finalement le sujet des taux, puisque le consensus était plutôt à une baisse de taux, ce qui, avec le conflit iranien, est plutôt allé dans l'autre sens. On a plutôt eu une tension sur les taux avec une inflation qui revient.
Nous, on commence à avoir pas mal de questions sur ce qu'on fait des produits de taux qui ont été lancés, sur lesquels on est quasi systématiquement sur du capital garanti, donc a priori un risque assez limité pour l'investisseur en dehors de l'émetteur. Pour autant, on a quand même des VL qui parfois souffrent un petit peu et donc ça commence à être un sujet sur lequel on nous interroge parfois : qu'est-ce qu'on fait des produits de taux sur lesquels on a des VL qui sont en souffrance, même si a priori, il y a peu de risques sur le capital pour l'investisseur. Ok. Sofiane, qui attendait sagement son tour. Qu'est-ce que tu nous dis ?
Quels sont les éléments que tu surveilles depuis le début d'année, tant au niveau de la réaction du marché, on parlait de Stellantis, on est obligé de mettre les pieds dedans, la réaction du marché des CGP, que finalement les grandes thématiques que tu as traitées. Et puis on parlera après évidemment de celles que vous allez nous conseiller maintenant. Déjà, merci pour l'invitation, Stéphane. Si tu m'autorises juste un petit point sur Artémis, également jeune entrepreneur. Lancé en 2024, ça se passe relativement bien. On remercie les conseillers et les families offices qui nous ont accompagnés. Ça fonctionne globalement bien et j'en profite vraiment pour les remercier aujourd'hui. Je vais juste ouvrir une petite parenthèse sur un point important. J'ai l'impression qu'on a un petit peu oublié qui est derrière tout ça. C'est quand même le client final.
Le client final, c'est lui qui investit sur nos solutions. Et un produit n'est jamais une solution en soi, ça doit répondre à un besoin. On parle beaucoup de produits sur les taux, des produits, des fixes et cetera. J'ai l'impression, ce n'est pas une impression, c'est un sentiment, que la logique ultra-marketing des produits a pris le dessus. Excusez-moi l'expression, c'est un peu la foire à la saucisse en ce moment. C'est celui qui va avoir les meilleures protections, les meilleurs best timings, les moins 70, les moins 80 du daily, en veux-tu, en voilà. On a mis de la cosmétique autour des moteurs de performance de façon à les occulter. On part d'un principe aujourd'hui qu'il faut vraiment revenir sur les sous-jacents, bien les étudier. On en reparlera peut-être tout à l'heure. On a des vraies lignes rouges, nous, chez Artémis, sur le sujet.
Et pour nous, c'est hyper important de se concentrer avant tout sur le clientFinal, bien comprendre ses besoins. Dans un second temps, bien définir le moteur de performance, bien choisir. Est-ce qu'on parle beaucoup de taux, de fixes comme je disais, et d'actions classiques ? Bien les déterminer, parce que c'est quand même essentiel, c'est ça qui va contribuer à la performance des produits. Troisième chose, bien construire sa mécanique. Et enfin, je dis bien enfin, on regarde si ça dégage du rendement et la rémunération pour tous les intervenants dans le marché. Et jamais l'inverse. J'ai l'impression que l'inverse a pris le dessus sur ces dernières années. On parlait sur la table ronde précédente, évidemment, de la notion de consensus et on sait que la notion de consensus, il faut s'en méfier en retail, CGP et banque privée.
C'est bien de le rappeler, mais Yohan et Jean-Baptiste sont 100 % d'accord, j'imagine, puisqu'ils viennent quand même de grandes baraques et qu'ils ont l'habitude un peu de fonctionner comme ça. Une fois qu'on a posé ce contexte, justement, merci Sofiane, ça me fait une transition parce que le temps passe vite et moi, je voudrais un peu qu'on parle concret. On a parlé un peu, on sait que vous avez la capacité, je caricature un peu, mais d'être toujours réactifs, quelles que soient les conditions de marché. Évidemment, il y a des marchés qui sont plus favorables que d'autres. Mais justement, on va se poser la question des opportunités potentielles malgré les incertitudes. Parce que le risque, c'est les incertitudes de lancer quelque chose et même le temps du strike, que le truc se retourne. Ça peut arriver en ce moment. Quelles sont ces opportunités selon vous ?
Évidemment, c'est très large, mais si vous pouvez nous donner finalement les bonnes idées que vous vouliez partager avec nous et qui soient porteuses, finalement, au moins pour le second semestre 2026. Et après, on verra selon Donald. Je vais redonner la parole à Jean-Baptiste. Merci Stéphane. Encore une fois ... Question de liège. Ce n'est pas si simple. Parce que chez eXP, mais comme certainement chez Sofiane et chez Yohan, on est beaucoup sur du produit sur mesure, qu'on va ouvrir après à d'autres partenaires une fois que le référencement a été fait, avec économie d'échelle, ça nous arrange tous de pouvoir collecter sur un produit déjà lancé. Mais on va vraiment se fier à la réflexion avec le partenaire CGP Courtier, avec les clients finaux. La semaine dernière, j'étais en déplacement avec un de mes bons partenaires. On a vu 200 clients finaux lors de trois réunions.
C'est comme on dirait dans le métier, c'est de prendre le pouls du marché. Quand tu discutes effectivement avec les clients, on n'a pas de boule de cristal, bien sûr, ça se saurait. Mais, on essaye effectivement d'aller chercher des thématiques qui plaisent aux clients, mais parce qu'ils n'en ont pas forcément conscience. La plupart d'entre eux ne viennent pas de notre univers. Donc c'est quand même beaucoup à nous de les driver. Moi, il y a une thématique que j'aime particulièrement.
On n'est pas du tout au plus bas, clairement pas, mais la thématique de la tech, de l'IA, toute cette thématique-là, nous paraît malgré tout, quand on voit l'évolution, si tu prends Claude, ChatGPT et compagnie, tu prends tous ces outils-là qui, il y a six mois, n'étaient pas du tout au niveau d'aujourd'hui, et aujourd'hui, ne sont pas du tout au niveau de demain et d'après-demain, on se dit qu'il y a un vrai chamboulement qui même est assez flippant. C'est une révolution. C'est une vraie révolution. On a même fait des formations sur l'IA auprès de nos partenaires, où on a fait intervenir des spécialistes là-dessus pour voir un peu dans quoi on mettait les pieds. Aujourd'hui, quand tu regardes, les cols blancs, comme on dit, sont fortement menacés dans tout type de métier. Et derrière, notre analyse, c'est de se dire : « Ok, comment aller là-dessus ? Est-ce que c'est une bulle ?
Pas une bulle ? » C'est toujours la grande question que l'on se pose. Maintenant, quand tu regardes aujourd'hui le taux d'emprise, finalement, qu'ont ces entreprises sur les gens et le public qui y a accès, c'est un business qui, pour nous, peut juste être énorme. Évidemment. Et vraiment révolutionner. Tu en as certains qui disent : « Oui, il ne faut pas comparer une intelligence artificielle avec le coût d'un salarié, etc. » Il n'empêche qu'aujourd'hui, quand tu prends un abonnement qui coûte 50 € par mois et que demain tout le monde sera picousé et tous les outils des entreprises seront pluggés à ces outils-là et à cette manne que ça nous amène, parce que clairement, ça ouvre les chakras, si je puis dire, sur beaucoup de choses. À un moment donné, le bénéfice de ces boîtes-là ne peut, à mon sens, que grossir. Donc, on est pas mal axé là-dessus. Très bien.
Et là, sur la partie solutions, beaucoup de Phenix mémoire dégressif pour ceinture bretelles, avec des performances qui vont aller de 8 à 10 % la plupart. Et pas mal de produits Athena avec des rappels négatifs pour se dire : « Effectivement, si c'est le bon moment ou pas. » On n'a pas de boule de cristal sur le point d'entrée, encore une fois, mais c'est de se dire : « On fait ceinture bretelles pour aller minimiser en cas de baisse légère qui Et tout ça évidemment en diversifiant comme tu le disais tout à l'heure. Sofiane, je te pose la même question. Ça peut être changeant, mais est-ce que tu vois les grandes thématiques ou les grandes typologies de produits que tu as envie de privilégier pendant les prochains mois ?
Même si tu as centré l'idée que c'est du sur-mesure, mais globalement, est-ce que tu penses qu'il y a des solutions ou des thématiques qui sont plus adaptées au contexte ? Je vais te répondre en deux temps et je vais faire un petit pas de côté comme sur ta première question. Je vais me permettre. La première, c'est peut-être parce qu'on est des vieux jeunes entrepreneurs avec Arnaud, ce qui est apparu il n'y a pas très longtemps. On a un peu de bouteille, on a pris des bonnes claques dans le marché dans le passé et on a retenu une chose. C'est vrai que c'est bien de parler de thématique d'investissement, mais il y a des maisons de gestion qui y jouent très bien. Et le structuré, il ne faut pas oublier, il faut avant tout bien identifier, comme je disais tout à l'heure, les risques inhérents aux moteurs ainsi que les mécaniques.
Ce qu'on a mis en avant, et c'est pour ça que je reviens sur ce pas de côté, c'est toute la notion de pédagogie qui nous semble pour nous vraiment très importante et essentielle, parce que chez nous, c'est la clé de voûte de notre boîte. On aime bien dire, Arnaud est intervenant à l'OREP sur la partie des produits structurés, on aime bien dire, mais de façon très basique, qu'un produit structuré, il n'a une valeur que s'il est bien compris par son client final et par le distributeur. Je vais rouvrir deux portes parce que ça va conditionner finalement ta question sur le fait de qu'est-ce qu'on aime faire aujourd'hui, qu'est-ce qu'on peut faire ? J'aimerais plutôt dire qu'est-ce qu'on n'aime pas faire ou qu'est-ce qu'on ne veut plus voir dans le marché. C'est une vision aussi, tout à fait. Exactement. On a deux lignes rouges, comme je te précisais au début.
La première, c'est tout le sujet des fixes dividendes. Il y a un gros sujet, on en a parlé au début du webinaire. Pour nous, on se refuse catégoriquement de faire des produits sur des valeurs cycliques fixes dividendes. Les automobiles, immobiliers, luxe, consommation, tout ça, on n'y touche pas. Pour une simple et bonne raison que la variable d'ajustement, c'est le dividende. Donc on ne voit pas l'intérêt, ça reste des produits quand même avec un objectif patrimonial derrière, d'embarquer du risque bêtement parce que ça permet d'avoir des structures marketing intéressantes. Pour nous, ce n'est pas une question de rendement, c'est juste une question de risque. Donc ça, on n'y touche pas, on n'y a jamais touché. On n'y touche pas aujourd'hui, on n'y touchera pas demain. Ça, c'est la première ligne rouge.
Deuxième ligne rouge, c'est le sujet des indices décréments, comme en parlait Jean-Baptiste. Effectivement, on a vu il y a cinq ans, beaucoup de choses ont bien fonctionné avec des indices très diversifiés. Et là, il y a une étude de SRP qui est sortie avec une convergence des indices très diversifiés vers des indices fortement concentrés, voire faussement diversifiés. On vous parle de multisectoriel avec 40 % d'IA. Je n'ai rien contre l'IA, j'adore ça, comme Jean-Baptiste. Cependant, 40 % sur 10 valeurs uniquement sur l'IA, je vais peut-être jouer la thématique en tant que telle et je ne vais pas parler d'un indice multisecteur. Donc, on fait très attention à diversification des indices, valeur des indices. On parle beaucoup, il y a également beaucoup de marketing là-dessus, d'indices à 800, 700 points.
Quand on retire 50 points de base là-dessus, ça va commencer à piquer si jamais le marché est flat. Je ne vous l'apprends pas, on sort de 5 ans de marché haussier. On est dans un contexte de marché de taux ondulés, la dispersion commence à réapparaître. Ça peut piquer dans les années à venir. Donc, très attention. Avant de dire qu'est-ce qu'on peut faire, c'est qu'est-ce qu'il ne faut pas faire. Pour nous, c'est les deux lignes rouges fondamentales. Pas de fix div sur les cycliques et attention aux indices décréments. Il y a des très bonnes choses, mais il faut vraiment prendre le temps de les étudier. Ça me va très bien parce que les tables rondes produits structurés, c'est toujours compliqué d'être très précis, parce que finalement, votre savoir-faire, vraiment, c'est d'aller dédier finalement et le moment et vos stratégies et votre valeur ajoutée.
Merci en tout cas tous les deux déjà d'avoir répondu. Yoann qui attendait sagement, mais il était puni parce qu'il a eu un problème de micro tout à l'heure. Je rigole évidemment. Même question Yoann, alors c'est plus dur. Tu arrives le troisième. Est-ce que tu partages ce qui a été dit ? Est-ce que tu peux nous apporter, toi aussi, un peu ta vision des prochains mois ? Oui, il y a des choses assez diverses qui ont été dites, mais nous, on va rester sur la stratégie qu'on a menée déjà depuis des années chez Société Générale et qu'on continue de mener chez Tetra Capital, qui est une stratégie sur laquelle on est opportuniste sur des monostocks ou des indices thématiques. C'est très difficile de te dire ce qu'on va faire sur les six prochains mois, puisqu'on l'a dit évidemment, tous les trois, le marché est très volatile.
Donc nous, sur ces sujets-là, de monostock ou d'indice thématique, on essaie d'être le plus opportuniste possible, surtout avec le fameux strike win dont je te parlais tout à l'heure, qui permet d'attraper des points d'entrée, puisque comme le disait Jean-Baptiste, moi, je n'ai pas de boule de cristal, sinon on ne serait pas là. Mais du coup, là-dessus, quand le marché bouge dans un sens, on essaie d'en profiter.
Sinon, en dehors de ces moments de marché qui sont intéressants à saisir, nous, on est convaincus que les indices diversifiés, et là, pour le coup, je rejoins Sofiane sur la qualité des indices bien étudiés en amont, et aller sur des vrais indices diversifiés ou des vrais indices multisecteurs en connaissant les secteurs et en connaissance de cause, sur lesquels, là, pour nous, il y a moins de problématiques de timing de marché, puisque si la formule est bien construite avec une constatation initiale optimisée, avec de la dégressivité, avec potentiellement un effet airbag ou comme le disait JB, un phénix mémoire avec une barrière à la baisse. Même si on est sur des points de marché qui sont élevés, on a, nous, beaucoup de chance par rapport à des gérants actions, c'est qu'on a souvent 10 ans pour avoir raison.
Donc, même si on a tort, entre guillemets, pendant 2 ans et que la 3e année, on revient à notre point de constatation sur un Athéna, par exemple, et qu'on sort avec 3 fois 8 %, je connais plus d'investisseurs qui vont se plaindre de sortir avec 3 ou 4 %. Yoann, je me permets de te couper dans ton propos, pardonne-moi, mais ça voudrait dire qu'on reviendrait à l'essence même d'un produit structuré. Je ferme la parenthèse. Pardon. Non, c'est pour ça que pour nous, il y a vraiment deux mondes. Il y a le monde de celui qui veut des rendements très importants. Et quand tu veux des rendements importants, il faut prendre des risques et essayer de saisir des opportunités de marché sur de la thématique ou sur desOu sur des monovaleurs.
Et ceux qui créent des produits plutôt patrimoniaux sur lesquels tu vas aller chercher entre 7 et 9 % de rendement et sur lesquels tu te laisses le temps d'avoir raison. Peu importe si le marché est sur un point d'entrée très élevé ou un peu plus bas sur les 10 prochaines années, il faut espérer que le capitalisme fonctionne toujours et donc qu'il y ait de la croissance et donc que les marchés montent. Globalement, c'est ça. C'est le message positif du matin. C'est le message positif de la matinée . Il ne faut pas oublier que la grosse chance qu'on a par rapport à des gérants actions, c'est ça. C'est de ne pas avoir à faire des arbitrages systématiques sur des produits qui sont lancés, puisque globalement, on se laisse le temps d'avoir raison. Je te pose cette question parce qu'il te reste un petit peu de temps sur ton temps imparti.
Tu parlais d'equity, tu connais bien la Société Générale. Le monostock, c'est un truc qui va s'arrêter définitivement, tu penses, avec le cas Stellantis ? Je sais que les grandes banques étaient assez fragiles là-dessus. Pas forcément les brokers. Est-ce que tu penses que c'est la fin du monostock ? En tout cas, pour l'instant, il faut que les CGP arrêtent. Non, je ne pense pas du tout que ce soit la fin du monostock. Sur les produits Stellantis, c'étaient des produits avec des très forts rendements espérés. Mon cellier, je vois ça un peu de l'extérieur puisqu'on en a, heureusement, et on a eu un peu de chance là-dessus, pas fait. Mais de ce que je vois, parce que je suis quand même interrogé par des partenaires, ce sont des produits sur lesquels il y avait un très fort espérance de gain. Et pour le coup, le marché est efficient.
Donc s'il y a une très forte espérance de gain, il y a forcément un risque qui est bien supérieur à tout autre produit avec des espérances de gain plus faibles. Du coup, quand tu investis dans ce type de produit, c'est que tu cherches un rendement important. Donc normalement, c'est que nos amis CGP qui font bien leur job ont diversifié les investissements et que ces produits-là, Stellantis, mais ça pourrait être le cas d'autres. On a connu le cas Isogisha, on a connu Atos, on en a connu d'autres, des produits qui ne se sont pas très bien passés. Tant que ça reste une proportion faible du portefeuille d'investissement des investisseurs finaux, je n'y vois pas de sujet particulier. Il faut juste, comme le disait Sofiane, quand on va sur ce type de produit, bien comprendre sur quel type de produit on est allé.
Ça, c'est un travail de pédagogie de notre part à effectuer auprès des CGP qui eux-mêmes vont devoir répliquer cette pédagogie auprès des investisseurs pour que tout le monde soit bien conscient que sur ce type de produits, effectivement, il peut y avoir de temps en temps un problème, mais que globalement, dans une stratégie harmonieuse, ça ne représente pas un problème si important que ça. Sachant qu'on est dans un cas particulier parce qu'on attendait beaucoup de gains et en fait, ce n'est pas décevant en termes de gains, c'est zéro. Donc c'est là que c'est un cas qui est assez particulier. Bien sûr. Sofiane, tu as quelque chose à dire ? Oui, j'ai envie de répondre. Attends, laisse finir Yohan. Yohan, vas-y, dis-moi. Oui, non, je dis quand on part sur ce type de produit, il faut bien que tout le monde ait en tête que ça peut finir à zéro. Évidemment.
Juste pour revenir sur ta question, Stéphane. Je ne sais pas si c'était volontaire ta question, si c'était pour générer potentiellement un amalgame. Attention, il y a monovaleur et monovaleur fixed div. Ce n'est pas du tout la même chose. Pour moi, ce n'est pas la fin des monovaleurs. Les monovaleurs, je vais prendre le cas Stellantis, parlons-en. Stellantis, faire un produit structure Stellantis, pourquoi pas ? Je parle bien de Stellantis en direct. Il peut y avoir des bonnes choses à faire. Par contre, un Stellantis fixed div, comme je disais, ce n'est pas du tout une bonne idée. Et quand on voit l'action aujourd'hui à 6 euros, si on nous demande est-ce que c'est une bonne idée de rentrer dessus en fixed div ? Non, certainement pas. On va éviter de refaire les erreurs du passé. Donc, il ne faut pas le faire. C'était le sens de ma question qui n'était pas très précise. Exactement.
Donc bien faire attention, ce n'est pas la mort des monovaleurs. Bien entendu pour autant. Voilà . Ok, merci Sofiane. Justement, Sofiane, je te garde parce qu'évidemment, il est 10 h 58, le temps est passé très vite. C'est un exercice qui est compliqué, mais celui-là, on va voir si vous êtes bon. Je rigole. Est-ce que vous pouvez nous parler d'une offre actuelle ou d'un futur lancement ? Une petite minute pour qu'on puisse finir sur du concret, pour que nos auditeurs et spectateurs aient envie de prendre leur téléphone et appellent vos trois boîtes de gestion. Ça peut être un produit, ça peut être un outil. Qu'est-ce que vous avez envie de nous présenter là ? Un petit pitch d'une minute pour qu'ils puissent décrocher le téléphone. Allez, Sofiane, à toi. Allez, je saisis la balle.
Comme tu l'auras compris, chez Artémis, on ne part jamais d'un produit vers un client, mais bien du client vers le produit. On a un client qui est un CGP, un partenaire qui est venu nous voir pour une cession de boîte, qui nous a demandé ce qu'on pouvait faire, sachant qu'il ne cherchait pas de la performance maximale. Il avait des besoins de générer des revenus, de gagner en visibilité et avoir une certaine sérénité, surtout après une cession de boîte. On est bien parti de cette logique-là et on a regardé sur quoi on pouvait travailler, quel type de sous-jacent et ensuite quel type de produit. On est parti sur deux choses diversifiées, parce que la magie des structurés, c'est que la classe d'actifs est quand même très large.
On est parti sur l'indice Euro Stock 50 et du CAC 40 dans un premier temps, et un deuxième temps, du dérivé de crédit uniquement sur l'investment grade et du risque bancaire. Pourquoi ? L'intérêt, c'est quoi ? C'était d'aller chercher des revenus garantis, donc gagner en visibilité, avec des protections en capital, voire des risques extrêmement faibles. Ce sont des choses qui permettent sur des horizons de 5 ans finalement, d'avoir des rendements entre 5 et 7 % qui permettent de retomber globalement, je pense, bien sur ses pieds, parce que c'est facile à présenter, c'est facile à comprendre pour le client final et les probabilités de succès sont relativement élevées. On part toujours du même principe et je finirai là-dessus, on part toujours, j'insiste vraiment là-dessus, du besoin client et on trouve la solution qui vient jouer derrière.
Mais jamais l'inverse, parce que trouver le bon produit, dire : « Regardez, ça colle bien à ce que vous voulez. » Généralement, on a quelques écueils et on voit ce qui se passe actuellement. Ce qui est très bien, Sofiane, parce que c'est finalement aussi très proche de notre métier, nous, CGP, de commencer d'abord par connaître le client. Yohan, même exercice, une petite minute, parce que ça a été parfaitement respecté par Sofiane. Top chrono. Je vais parler plutôt d'un segment de marché que je trouve un peu sous-exploité sur le marché français, qui est le segment du risque de crédit et donc des CLN, qui avec des spreads de crédit, c'est la prime de risque qui est prêt à payer un investisseur. Avec des spreads qui, là, sont assez tendus, on a des, je trouve, belles opportunités sur le risque de crédit et donc sur les CLN que nous, on fait plutôt en tranches ou des CLN tranches.
Et là, pour nos amis CGP, je trouve qu'en ce moment, avec des questionnements par exemple sur des comptes à terme, ça peut être un bon moyen d'arriver avec une solution innovante que de dire, notamment à des chefs d'entreprise qui ont de la tréso ou même à des trésoriers qui souvent sont assez familiers avec le risque de crédit puisqu'ils ont les leurs mêmes, leur propre risque de crédit : « Est-ce que vous connaissez ce type de produit ? Est-ce que ça pourrait vous intéresser ? » Je trouve que c'est un peu sous-exploité. On en parle beaucoup avec nos amis assureurs parce que pour l'instant, c'est très difficile à référencer en assurance vie, c'est plutôt sur du compte titre ou du contrat de life bonjour. Mais c'est un segment de marché qui me semble très intéressant dans le contexte actuel et qui est un peu sous-exploité à mon sens. Parfait, merci beaucoup. Jean-Baptiste, pour finir ?
Pour finir, trois points. Premier point : EXP est en fort développement. Avant que j'arrive, ils étaient quatre sur la partie retail, on est passé à huit. Et des choses qui s'accélèrent justement pour répondre aux besoins de nos partenaires d'accompagnement sur le terrain, d'être au plus proche des clients finaux avec eux pour structurer les bons produits qui vont bien leur aller. Deuxième point, un outil digital qui est développé, qui fonctionne très bien pour le suivi des portefeuilles. Troisième point, une application mobile qui va arriver d'ici trois semaines, qui permettra de suivre. En étant dans ton taxi, Stéphane, quand tu passes sur BFM, tu pourras regarder où en sont tes positions, etc. Évite de faire de la pub pour les concurrents, Jean-Baptiste. Il y a Anthony, le patron de Zoom Invest, qui a une larme de sang. Non, mais en toute simplicité, Bloomberg. Voilà, exactement.
Et troisième point, produit sur la thématique de la tech. Donc attention, pas diversifié puisqu'on est sur un indice tech, mais ce n'est que sur la tech. Rappel trimestriel au bout d'un an, même si le sous-jacent tech a baissé de 10 %, on est sur un rendement de 10 % avec des protections assez sympas à -60 au terme, de la dégressivité en plus. Attention, ça vient en diversification et l'objectif, c'est d'appeler toutes les équipes d'EXP pour justement pouvoir en parler de vive voix et nous rencontrer sur le terrain. C'est marrant, Jean-Baptiste, j'ai l'impression que ce n'est pas la première table ronde qu'on fait ensemble. Bravo à tous les trois. Non, mais c'est important ce que dit Jean-Baptiste parce qu'on le sait bien, on retient 30 % de ce qu'on entend lorsque l'on suit comme ça une table ronde. Et sur une heure, ça fait beaucoup de choses.
C'est important ce que vous avez rappelé sur la diversification, bien connaître son client. Merci Jean-Baptiste aussi parce que tu sais que j'aime bien qu'on parle des outils, parce que je sais que de plus en plus aujourd'hui, même si le rapport humain, du fait du côté dédié de vos solutions, reste quand même privilégié, vous avez de plus en plus de digitalisation chez nos partenaires structureurs et c'est hyper bien à gérer pour nos clients, pour suivre quand même les VL. Quand on a un client à 3 h du matin qui a envie de savoir où en est sa VL, ça arrive, figurez-vous. Évidemment, à nos auditeurs et spectateurs, vous retrouvez toutes les équipes sales d'Artémis, de Tétra, d'EXP disponibles pour reparler de tout ça, que ce soit en direct ou en replay. Merci à tous les trois.
Nous, on va se retrouver normalement mi-juillet sur Zoom Invest pour la dernière table ronde de l'année, avant l'été, évidemment. À très bientôt. Passez une bonne journée et prenez soin de vous. Et bel été à tous. Merci beaucoup. Salut Stéphane. Merci Stéphane. Salut.