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Analyse des tendances private equity : Un FCPR evergreen qui est devenu incontournable, des solutions en 150 0-B TER et de nouveaux projets… Le point sur la gamme..
Stéphane : Est-ce qu’il est nécessaire de présenter Eurazeo ? C’est important quand même. Troisième Patrimonia pour Eurazeo, si je ne me trompe pas. Agathe, pourquoi Patrimonia ?
Agathe : Eurazeo a choisi d’être à Patrimonia depuis trois ans maintenant, puisqu’on adresse la clientèle des CGP depuis un peu plus d’une dizaine d’années. Eurazeo est un acteur historique du non coté en Europe d’une manière générale, mais c’est surtout le pionnier du non coté pour la clientèle privée.
Nous avons décidé d’adresser directement les CGP indépendants dès 2018. Nous les adressons de deux manières : avec notre plateforme digitale, mise en place au même moment, dès 2018, et via nos partenaires en assurance vie qui distribuent nos offres d’une manière générale. C’est donc important d’être là avec eux le plus souvent possible.
Stéphane : Cela a eu un impact forcément. Les professionnels de la finance connaissaient tous Eurazeo, mais le fait de pouvoir les rencontrer plus en détail, as-tu senti un frémissement sur cette classe d’actifs ?
Agathe : Oui, on sent vraiment que le fait d’être au contact directement, et pas seulement via nos partenaires, de leur apporter vraiment un service en plus et de démontrer qu’on veut être présents à leurs côtés, cela a changé quelque chose.
Aujourd’hui, nous avons plus de 340 partenaires, alors qu’en 2018, nous ne travaillions même pas directement avec les CGP. L’impact a donc été assez fort.
Stéphane : Eurazeo donnait cette sensation de qualité institutionnelle à laquelle le client particulier n’avait pas droit. Vous faites partie des acteurs qui ont ouvert ce marché aux CGP et donc à la clientèle classique.
Eurazeo : Oui, mais pas n’importe comment. Quand nous avons décidé d’ouvrir des produits à la clientèle privée, c’est avec les mêmes conditions que celles que nous offrons à nos clients institutionnels.
D’un côté, nous avons systématiquement nos fonds dédiés à nos grands clients institutionnels, assureurs, fonds de pension, fonds de retraite. Le travail de l’équipe wealth d’Eurazeo est de structurer, à côté de cela, un véhicule à destination des clients particuliers, que l’on va faire co-investir au même moment, aux mêmes conditions financières et dans les mêmes entreprises.
On voit d’autres acteurs du private equity qui s’efforcent maintenant de faire cela, parce qu’ils ont vu que nous avons eu ce succès. Tant mieux : il faut offrir aux particuliers les mêmes deals qu’aux institutionnels. Sinon, cela ne marchera pas.
Stéphane : Parlons de l’actualité produit et support. Pourquoi vient-on chez Eurazeo en ce moment ?
Eurazeo : Depuis plus de six ans maintenant, on vient pour un produit que nous avions structuré : Eurazeo Private Value Europe 3. C’est un fonds evergreen, ouvert pendant 99 ans, avec un double moteur de performance : 60 % sur de la dette privée, où l’on prête à des sociétés non cotées systématiquement à taux variable, et 40 % sur du private equity secondaire.
L’intérêt de ce produit, à date, c’est que nos partenaires le connaissent depuis plus de six ans. Ils ont grandi avec lui, avec leur clientèle. Aujourd’hui, c’est un fonds qui fait 2,3 milliards d’euros d’actifs, avec plus de 260 sociétés en portefeuille.
C’est un fonds en risque 3. Nous ne cherchons pas à faire des performances de 15 % ou 20 %, comme on peut l’entendre dans le monde du private equity institutionnel. Notre objectif est de faire des performances entre 7 % et 8 % net client.
Agathe : On peut y accéder en direct, soit via notre plateforme partenaires, que nous avons créée 100 % digitale pour souscrire en nominatif pur, soit au sein des contrats d’assurance vie. Aujourd’hui, 12 assureurs distribuent le produit. Il en reste encore deux ou trois qui ne le distribuent pas, donc nous irons bientôt les rencontrer.
Eurazeo : Et même au sein des PER. Cela va être la période pour réduire ou défiscaliser via le PER sur un produit en risque 3, parce que c’est du long terme. Le PER est un produit long terme, donc cela se marie très bien avec nos stratégies.
Un dernier point : l’intérêt d’Eurazeo Private Value Europe 3, c’est que c’est un fonds aussi bien adapté pour mettre le pied à l’étrier quand on n’a jamais fait de private equity, que pour des investisseurs qui connaissent déjà cette classe d’actifs. Il offre un accès extrêmement diversifié à des sociétés accompagnées par des fonds de private equity.
Stéphane : Une petite nouveauté, qu’avez-vous de croustillant à nous donner à Patrimonia 2024 ?
Agathe : Nous avons deux choses. D’une part, nous avons toujours une offre 150-0 B ter ouverte à tous nos partenaires. Nous sommes en train de clôturer le deuxième fonds, qui finira le 31 décembre. Il y a déjà cinq actifs en portefeuille, dont Doctolib et Mistral par exemple. Nous allons ouvrir le prochain dès le 1er janvier. Il y a donc un bon momentum d’investissement sur ce fonds.
Autre point très important : nous sommes aussi en train de structurer une offre un peu plus patrimoniale, plus gestion de fortune, avec des feeders de nos fonds institutionnels qui vont être accessibles à partir de 100 000 euros, et certains fonds ELTIF à des niveaux un peu moins élevés. Nous sommes vraiment en train de structurer une nouvelle offre, qui va continuer d’être assez diversifiée, avec une vraie gamme.
Stéphane : Merci à tous les deux. Bravo pour votre énergie. Vous représentez une belle maison et vous la représentez bien. C’était très sympa de vous avoir.
Agathe : Merci beaucoup.
Eurazeo : Merci.