Actions
1Obligations
1Flexibles
1L'essentiel de l'actualité patrimoniale et financière pour les CIF, chaque matin dans votre boîte mail.
Après avoir reculé sous la pression des institutions européennes, les programmes de résidence accordés en échange d’investissements retrouvent de l’intérêt. Leur philosophie a toutefois évolué : pour les grandes fortunes, il s’agit moins de préparer une expatriation que de disposer d’une solution de repli face aux incertitudes géopolitiques, économiques ou fiscales.
La citoyenneté contre investissement est désormais fortement contestée en Europe. En 2025, la justice européenne a ainsi condamné le dispositif maltais permettant d’obtenir la nationalité contre paiement. Les programmes de résidence restent en revanche possibles, à condition de respecter des critères plus stricts d’investissement et de contrôle de l’origine des fonds.
Le phénomène dépasse largement l’Europe : près de 70 pays et territoires proposent aujourd’hui des dispositifs comparables. La clientèle évolue également. Aux entrepreneurs du Moyen-Orient, d’Afrique ou d’Asie s’ajoutent désormais davantage d’Américains et d’Européens fortunés souhaitant diversifier leurs possibilités de résidence.
Grèce, Portugal, Italie et Malte figurent parmi les destinations européennes recherchées. L’objectif peut être de faciliter la circulation dans l’espace Schengen, de sécuriser la situation familiale ou de disposer d’un refuge en cas de crise.
Ces programmes n’entraînent toutefois pas automatiquement un changement de résidence fiscale. Un contribuable français peut ainsi conserver ses obligations fiscales en France malgré l’obtention d’un titre de séjour étranger.