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La gestion de patrimoine conforme aux principes de la finance islamique poursuit son développement en France. Porté par une demande croissante, ce marché voit émerger de nouveaux acteurs spécialisés et une offre de conseil de plus en plus structurée, comme en témoigne le succès des premières rencontres professionnelles dédiées au secteur.
Cette approche repose sur des règles d’investissement spécifiques. Les placements dans les secteurs jugés incompatibles avec les principes islamiques, tels que les jeux d’argent, l’alcool ou la pornographie, sont exclus. De même, les revenus issus des intérêts sont prohibés, ce qui écarte notamment les livrets réglementés ou les fonds en euros traditionnels. Les épargnants privilégient ainsi des supports investis en actions compatibles, en immobilier ou encore en sukuk, des instruments financiers adossés à des actifs réels.
Au-delà des placements, cette gestion patrimoniale intègre également des principes de transmission et de solidarité. La zakât, contribution annuelle destinée à soutenir les personnes dans le besoin, encourage la mise en circulation du patrimoine plutôt que sa simple conservation. Les règles successorales suivent également une logique propre, avec une répartition des héritiers différente de celle prévue par le droit français.
Dans un contexte de diversification des attentes des investisseurs, la finance islamique apparaît ainsi comme une offre patrimoniale à part entière, conciliant convictions religieuses, gestion de long terme et recherche d’investissements conformes à des critères éthiques et financiers.