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Après son envolée spectaculaire du début d’année, l’or traverse une phase de correction. Le métal précieux est revenu à des niveaux proches de ceux observés fin 2025, sous l’effet d’un environnement devenu moins favorable.
Tout d’abord, la première réunion de la Réserve fédérale américaine présidée par Kevin Warsh a renforcé les anticipations de politique monétaire restrictive. De même, la perspective de taux d’intérêt durablement élevés soutient le dollar et réduit l’attrait des actifs non rémunérateurs comme l’or.
Cette évolution a conduit plusieurs institutions à revoir leurs prévisions. Goldman Sachs a abaissé son objectif de fin d’année de 5.400 à 4.900 dollars l’once, tout en conservant une vision positive à moyen terme. Les flux vers les ETF adossés à l’or ralentissent également, tandis que la demande de la joaillerie reste saisonnièrement faible.
Malgré ces vents contraires, les perspectives de long terme demeurent constructives. Les banques centrales continuent d’accumuler du métal jaune afin de diversifier leurs réserves et de réduire leur dépendance au dollar. La Chine poursuit notamment ses achats à un rythme soutenu. Une enquête du World Gold Council montre d’ailleurs qu’une proportion record de banques centrales envisage encore d’augmenter ses réserves dans les prochains mois.
Pour de nombreux stratèges, cette demande institutionnelle constitue désormais le principal soutien structurel du marché de l’or.