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La direction générale des Finances publiques (DGFiP) vient de communiquer son rapport annuel sur la fraude fiscale pour l’exercice 2024. Il en ressort que la lutte contre ce fléau a rapporté 16,7 milliards d’euros, soit un milliard de plus qu’en 2023. Pour autant, le manque à gagner sur la TVA reste encore trop élevé.
Ces 16,7 milliards d’euros ont été récupérés via des droits et des pénalités notifiés à des particuliers ou à des entreprises à la suite d’un contrôle fiscal. À ce titre, la montée en puissance de l’intelligence artificielle a été particulièrement bénéfique.
Plus en détail, on apprend que les notifications à l’issue de contrôles fiscaux externes et les contrôles sur pièces ont respectivement augmenté de 12% et 6,9%. Cela représente un montant de 9,3 milliards d’euros pour les premiers et 7,4 milliards d’euros pour les seconds.
Pour 2025, la DGFiP entend se focaliser davantage sur le manque à gagner de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). On parle ici de 6 à 10 milliards d’euros, soit 4 à 7% du montant global aujourd’hui collecté auprès des entreprises.
Une problématique importante dans la droite lignée des récentes annonces du Premier ministre, François Bayrou, qui a ouvert la porte à l’instauration d’une « TVA sociale » pour redresser les comptes publics.