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Présenté comme le successeur du Pinel dans le cadre du plan Relance Logement, le dispositif Jeanbrun devait relancer l’investissement locatif des particuliers. Quelques mois après son entrée en vigueur, les résultats demeurent toutefois modestes et les professionnels de l’immobilier restent prudents quant à son efficacité réelle.
Le mécanisme repose sur un système d’amortissement fiscal accordé aux investisseurs qui s’engagent à louer leur bien pendant neuf ans à des loyers encadrés. Sur le papier, l’objectif est de soutenir la construction de logements neufs tout en favorisant une offre locative accessible. Dans les faits, plusieurs freins limitent encore son adoption.
La complexité du dispositif constitue le principal obstacle. De nombreux conseillers en gestion de patrimoine et réseaux bancaires attendent encore des précisions sur certaines modalités fiscales, notamment concernant le calcul de la plus-value à la revente ou les possibilités de cumul avec d’autres régimes. Cette incertitude ralentit naturellement sa commercialisation.
Les professionnels soulignent également que l’avantage fiscal profite surtout aux contribuables fortement imposés, ce qui restreint le public concerné. Par ailleurs, les plafonds de loyers imposés réduisent parfois l’attractivité économique de l’investissement dans certaines zones.
Si le Jeanbrun apporte une visibilité bienvenue après la disparition du Pinel, il apparaît aujourd’hui davantage comme un outil complémentaire que comme un véritable moteur de relance du marché locatif neuf.
Granularité, diversification et dette maîtrisée : les leviers évoqués par Norma Capital pour traverser le cycle immobilier.
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