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Les créateurs de contenus spécialisés dans la finance, ou « finfluenceurs », séduisent un public toujours plus large, notamment les moins de 35 ans. Sur TikTok, Instagram ou YouTube, ils vulgarisent des notions comme les ETF, les SCPI, les cryptomonnaies ou la fiscalité, contribuant à démocratiser l’investissement auprès d’une génération en quête d’autonomie financière.
Pour les professionnels de la gestion de patrimoine, ces nouveaux prescripteurs représentent une opportunité de toucher une clientèle plus jeune. Leur proximité avec leur communauté, leur maîtrise des réseaux sociaux et leur capacité à simplifier des sujets complexes constituent de véritables atouts.
Mais cette influence soulève également des interrogations. En effet, la frontière entre contenu pédagogique et communication commerciale reste parfois floue. Nombre de finfluenceurs sont rémunérés par des plateformes d’investissement ou des établissements financiers, ce qui peut créer des conflits d’intérêts. Par ailleurs, certains contenus privilégient des placements très spéculatifs ou entretiennent le phénomène de « FOMO » (la peur de manquer une opportunité), au risque d’encourager des décisions impulsives.
Face à ces dérives, l’Autorité des marchés financiers renforce progressivement son action, notamment à travers un certificat de l’influence responsable. Les experts rappellent toutefois que les réseaux sociaux doivent rester un outil d’éducation financière, sans se substituer à un conseil personnalisé fondé sur les objectifs et le profil de risque de chaque investisseur.