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La multiplication des tensions géopolitiques pousse les investisseurs à revoir leurs stratégies d’allocation d’actifs. Selon une analyse du Wall Street Journal, les conflits au Moyen-Orient, la guerre en Ukraine, les rivalités entre les États-Unis et la Chine ainsi que les épisodes climatiques extrêmes alimentent des chocs inflationnistes plus fréquents, remettant en cause les mécanismes traditionnels de diversification.
Dans ce nouvel environnement, les obligations d’État jouent moins efficacement leur rôle de valeur refuge. Lors de certains épisodes de tension, actions et obligations ont en effet reculé simultanément, réduisant l’effet protecteur des portefeuilles classiques.
Face à cette évolution, plusieurs grands investisseurs adaptent leur stratégie. Le fonds souverain australien Future Fund, doté de 240 milliards de dollars australiens, a notamment renforcé son exposition aux actions, tout en augmentant ses investissements dans l’or et les fonds spéculatifs afin de diversifier davantage ses sources de performance.
D’autres privilégient une approche plus sélective sur le marché obligataire. Certains gestionnaires favorisent les obligations d’infrastructures indexées sur l’inflation ainsi que les titres à courte maturité afin de limiter l’impact d’une remontée des taux d’intérêt.
Cette évolution traduit un changement durable de paradigme. Les professionnels estiment que les marchés sous-évaluent encore souvent les risques géopolitiques avant leur matérialisation. Dans ce contexte, les investisseurs doivent désormais composer avec une volatilité plus élevée et intégrer davantage les enjeux géopolitiques dans leurs décisions d’allocation de long terme.