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Les investisseurs obligataires américains adressent un message clair à la Réserve fédérale : les taux directeurs actuels ne seraient plus suffisamment élevés pour contenir les risques inflationnistes. Un signal particulièrement visible sur le marché des obligations d’État américaines à deux ans, dont le rendement évolue désormais autour de 4,15 %, au-dessus de la fourchette des Fed Funds fixée entre 3,5 % et 3,75 %.
Habituellement, ces deux indicateurs évoluent de concert. Cette décorrélation apparue au printemps s’est accentuée avec la remontée des prix de l’énergie consécutive aux tensions au Moyen-Orient et la publication de statistiques économiques américaines plus solides qu’attendu. Les créations d’emplois restent dynamiques, la croissance résiste et les craintes d’un regain d’inflation se renforcent.
Dans ce contexte, une partie du marché estime que la FED devrait relever ses taux d’un à deux quarts de point afin d’éviter une surchauffe de l’économie. Les investisseurs redoutent en effet que la banque centrale ne répète l’erreur commise en 2021-2022 lorsqu’elle avait sous-estimé le caractère durable de l’inflation.
Pour autant, le nouveau président de l’institution, Kevin Warsh, devrait maintenir le statu quo lors de sa première réunion monétaire. Les marchés obligataires ont déjà commencé à intégrer eux-mêmes un resserrement des conditions financières, avec une hausse des rendements sur l’ensemble de la courbe. Le taux américain à dix ans est ainsi passé de 3,94 % à 4,55 % depuis mars.
Granularité, diversification et dette maîtrisée : les leviers évoqués par Norma Capital pour traverser le cycle immobilier.
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