Actions
1Obligations
1Flexibles
1L'essentiel de l'actualité patrimoniale et financière pour les CIF, chaque matin dans votre boîte mail.
L’essor des plateformes de négociation alternatives, dites « dark pools », suscite un débat croissant en Europe. L’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) a lancé une consultation afin d’évaluer les effets de cette fragmentation des échanges sur la liquidité et la formation des prix des actions.
Depuis 2022, la part des transactions réalisées sur les Bourses traditionnelles est passée d’environ 80 % à 70 %, au profit des plateformes dites « opaques » et des internalisateurs systématiques. Ces derniers permettent notamment d’exécuter des ordres importants avec un impact limité sur les cours et offrent des conditions parfois plus avantageuses pour les investisseurs.
Cette évolution inquiète toutefois les opérateurs de marchés réglementés. Les « dark pools » s’appuient sur les prix établis par les Bourses sans contribuer directement au processus de découverte des prix, ce qui pourrait, à terme, réduire la qualité de la formation des cours si les volumes continuaient de se déplacer vers ces plateformes.
Les défenseurs de ces nouveaux acteurs estiment au contraire que la diversité des modes d’exécution favorise la concurrence, l’innovation et une meilleure qualité de service pour les investisseurs.
Dans l’attente des conclusions de l’ESMA (d’ici la fin de l’année), le débat porte désormais sur l’évolution du cadre réglementaire afin de préserver l’attractivité et la compétitivité des marchés financiers européens.