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Alors que le principe de « value for money » s’impose progressivement dans l’univers de l’épargne, les produits structurés continuent de bénéficier d’un régime d’exception. Ce dispositif, qui vise à évaluer le rapport entre les coûts supportés par l’investisseur et les bénéfices réellement apportés par un produit financier, ne s’applique pas encore à cette catégorie d’investissement.
Cette exclusion temporaire offre un avantage concurrentiel aux produits structurés, dont la collecte continue de progresser alors que d’autres segments du marché subissent davantage de pression réglementaire. Le Trésor a toutefois indiqué son intention d’étendre à terme ces exigences aux produits aujourd’hui exclus, une fois le cadre de contrôle suffisamment stabilisé.
Les professionnels du secteur restent particulièrement attentifs à la méthode retenue pour mesurer ce rapport qualité-prix. Plusieurs acteurs redoutent qu’une approche fondée essentiellement sur les niveaux moyens de frais ne pousse les offres vers une standardisation excessive. Selon eux, une telle logique pourrait réduire la diversité des solutions proposées aux épargnants et freiner l’innovation financière.
Le débat porte également sur la définition même de la valeur apportée à l’investisseur. Les assureurs et sociétés de gestion plaident pour une analyse qui ne se limite pas aux coûts, mais intègre aussi des critères qualitatifs tels que l’accompagnement, le conseil ou la spécificité des stratégies proposées.
À l’approche de la future réglementation européenne sur l’investissement de détail, les acteurs de la place financière cherchent désormais à construire un cadre « value for money » plus équilibré, conciliant protection des épargnants, concurrence et innovation.
Granularité, diversification et dette maîtrisée : les leviers évoqués par Norma Capital pour traverser le cycle immobilier.
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