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Depuis l'invention de l'électricité par Thomas Edison à la fin du XIXᵉ siècle, chaque grande révolution industrielle s'est accompagnée d'une hausse de la consommation…
Par Christopher Dembik, Senior Investment Adviser
Chaque nouvelle génération de modèles nécessite davantage de puissance de calcul, davantage de centres de données, davantage de serveurs, mais aussi davantage de mémoire, de systèmes de refroidissement et de réseaux électriques. Contrairement aux précédentes vagues de numérisation, l'IA est très énergivore. Un centre de données de dernière génération peut ainsi consommer autant d'électricité qu'une ville moyenne. Selon le rapport Energy and AI de l'Agence internationale de l'énergie, la consommation électrique des centres de données pourrait presque doubler d'ici 2030 pour atteindre près de 950 TWh - soit environ 3% de la demande mondiale d'électricité.
Cette explosion des besoins énergétiques modifie profondément les règles du jeu. Pendant longtemps, la compétition s'est jouée sur la puissance des modèles et leurs capacités. Désormais, le coût du token est un sujet central. Un token est l'unité élémentaire traitée par un modèle d'intelligence artificielle, qu'il s'agisse d'un mot, d'une partie de mot ou d'un caractère. Derrière chaque token se cachent des coûts de calcul, de mémoire, de bande passante et, surtout, d'électricité. C'est ce que l'on appelle désormais l'économie des tokens (tokenomics).
Cette évolution favorise l'émergence d'un marché à deux vitesses. D'un côté, quelques géants technologiques disposent des moyens financiers nécessaires pour développer les modèles les plus avancés. De l'autre se développent des modèles plus spécialisés, moins coûteux et plus facilement déployables dans les entreprises, à l’image des modèles développés par la Chine. L'enjeu n'est plus uniquement de concevoir le modèle le plus performant, mais aussi celui qui offre le meilleur rapport coût-efficacité.
Dans cette logique, les copilotes apparaissent aujourd'hui comme les applications les plus prometteuses. Plutôt que de remplacer totalement l'humain, ils augmentent sa productivité face à des tâches ciblées. Leur coût énergétique reste relativement maîtrisé, tandis que les gains de productivité qu'ils génèrent sont rapidement mesurables, ce qui facilite leur adoption par les entreprises.
Cette dynamique ne fait probablement que commencer. Les grands modèles de langage (LLM) ne constituent qu'une première étape. La prochaine étape de l’IA sera celle des world models, capables non seulement de comprendre le langage, mais aussi de modéliser et de simuler le monde physique. À terme, cette évolution ouvrira la voie à l'IA physique, dont les besoins en puissance de calcul et en électricité seront encore bien supérieurs à ceux des applications actuelles. D’où des investissements massifs dans les années à venir dans les réseaux électriques.
Le Slip Français, marque iconique du Made in France, fait son entrée sur Euronext Growth Paris le 14 juillet. Le prix est fixé à 14,80 euros par action. Comme c’est toujours le cas, l’opération est ouverte aux particuliers (10% du total des actions mises sur le marché). L’introduction vise à permettre aux actionnaires historiques, qui ont connu les années de vache maigre, de sortir. Une clause de lock-up prévoit que les deux fondateurs conservent leurs actions pendant une période de 365 jours. Après s’être positionnée initialement sur le haut de gamme, l’entreprise a opéré un virage stratégique radical en réduisant ses prix pour augmenter les volumes vendus, ce qui lui a permis de renouer avec la rentabilité. En revanche, le secteur du prêt-à-porter n’est certainement pas le plus porteur actuellement. Les rares précédentes introductions en bourse d’acteurs du secteur n’ont pas été un franc succès. Barbara Bui, introduite en 1998, est devenue une micro-cap quasiment sans activité, avec moins de 10 titres échangés par jour. De son côté, SMCP, qui détient notamment les marques Sandro et Fursac, a connu un parcours boursier très décevant. Le cours de son action a chuté de près de 80% par rapport à son prix d’introduction en 2018. En cause, comme souvent sur Euronext Growth, une valorisation initiale trop élevée, mais aussi les difficultés propres au retail, qui ne cessent de s’accentuer, comme en témoigne la mise en liquidation judiciaire de nombreuses marques ces dernières années.
Mauvaise nouvelle, les dernières prévisions renforcent encore le scénario d'un El Niño exceptionnel, qui pourrait devenir le plus intense jamais observé, avec des températures de l'océan Pacifique équatorial de 3,3 à 4,4 °C au-dessus de la normale en décembre.
Un tel épisode entraîne généralement des sécheresses en Australie, en Asie du Sud-Est et dans certaines régions d'Afrique, ainsi que des pluies excessives en Amérique du Sud. Conséquence : un risque accru de mauvaises récoltes (riz, blé, maïs, soja, huile de palme, cacao...), et donc de tensions sur les prix mondiaux des matières premières agricoles.