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L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) invite la Norvège à revoir son système fiscal en réduisant progressivement l’impôt sur la fortune, tout en renforçant la taxation de l’immobilier et des successions. Cette recommandation intervient alors que le gouvernement norvégien prépare une réforme fiscale attendue d’ici 2027.
La Norvège fait partie des rares pays européens à avoir conservé un impôt sur la fortune. Celui-ci s’applique aujourd’hui aux patrimoines nets supérieurs à 1,9 million de couronnes, avec un taux pouvant atteindre 1,1 % pour les patrimoines les plus élevés. Selon l’OCDE, cet impôt contribue à réduire les inégalités, mais peut également freiner l’investissement, notamment dans les entreprises familiales ou les PME, en diminuant la rentabilité du capital.
L’organisation estime qu’un rééquilibrage de la fiscalité serait plus efficace. Elle suggère notamment de taxer davantage les biens immobiliers et de réintroduire une forme d’imposition sur les successions, supprimée en Norvège depuis 2014. Une telle évolution permettrait, selon elle, d’alléger la pression fiscale pesant sur le travail et l’investissement productif.
Par ailleurs, l’OCDE alerte une nouvelle fois sur la dépendance croissante du pays à son immense fonds souverain alimenté par les revenus pétroliers. Les prélèvements réalisés sur ce fonds financent désormais une part importante des dépenses publiques, exposant davantage les finances norvégiennes aux fluctuations des marchés financiers.
Granularité, diversification et dette maîtrisée : les leviers évoqués par Norma Capital pour traverser le cycle immobilier.
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