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Selon le baromètre 2026 d’Eres, les salariés des sociétés composant le SBF 120 ont perçu en moyenne 6.010 euros au titre de la participation, de l’intéressement et de l’abondement en 2025, soit une progression de 2 % sur un an. Ce montant représente près d’un mois et demi de salaire. En intégrant les dividendes versés aux salariés actionnaires, les distributions atteignent près de 7,4 milliards d’euros.
Si le montant total des primes versées recule légèrement, à 6,23 milliards d’euros, cette baisse s’inscrit dans un contexte économique et politique plus incertain. Les entreprises ont notamment renforcé leurs politiques d’abondement, dont les montants progressent de 22 %, afin de soutenir l’épargne salariale lorsque les résultats financiers limitent les versements de participation ou d’intéressement.
Les écarts restent toutefois importants entre les entreprises et les secteurs. Certaines distribuent moins de 1.000 euros par salarié, tandis que d’autres dépassent 10.000 euros, avec un record supérieur à 31.500 euros. En 2025, le secteur pétrolier arrive en tête des montants distribués, tandis que le luxe confirme, sur plusieurs années, sa politique généreuse de partage de la valeur.
A noter que l’étude souligne également la montée en puissance des critères extra-financiers. Désormais, 95 % des entreprises du SBF 120 intègrent un objectif lié à la responsabilité sociétale dans leurs accords d’intéressement, illustrant l’importance croissante des enjeux environnementaux et sociaux dans les politiques de rémunération collective.