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Forêts, grands crus, œuvres d'art, cheptels ou encore voitures de collection... Les placements dits atypiques séduisent un nombre croissant d'épargnants en quête de diversification. Mais derrière ces actifs tangibles, le risque demeure élevé et un agrément de l'Autorité des marchés financiers (AMF) ne constitue pas une garantie sur la qualité ou la pertinence de l'investissement.
L'AMF encadre depuis 2017 les intermédiaires en biens divers, en imposant des règles de transparence, de communication et de contrôle. Pour autant, le régulateur ne se prononce pas sur la valeur intrinsèque des produits proposés. L'analyse de la liquidité, des modalités de sortie, de la valorisation des actifs et de la solidité du modèle économique reste donc essentielle avant toute recommandation.
La jurisprudence issue de l'affaire Aristophil a considérablement renforcé les obligations des conseillers en gestion de patrimoine. Les tribunaux exigent désormais un devoir d'information et d'alerte renforcé, notamment pour les investissements atypiques, et rappellent que la preuve du conseil incombe au professionnel. Une documentation standardisée ne suffit plus : les recommandations doivent être personnalisées et précisément justifiées.
Dans un contexte où ces offres devraient continuer à se développer, les CGP sont appelés à faire preuve d'une vigilance accrue. Au-delà de la diversification qu'ils peuvent apporter à un portefeuille, ces investissements nécessitent une analyse approfondie des risques afin d'éviter que des promesses de rendement attractives ne se transforment en contentieux.