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Fidelity International : difficile à croire.
Difficile à croire. Mais la réalité des marchés est ainsi faite. Le trimestre qui vient de s’achever a été l’un des plus fastes depuis longtemps pour les indices actions.
En Europe, alors que le CAC et le DAX ont pris environ 7 %, le Stoxx 600 s’est apprécié de 10 %. Même constat pour les marchés américains où le S&P 500 a grimpé de plus de 14 % tandis que le Nasdaq - sous stéroïdes - en prenait plus de 20 % ! Pour ainsi dire, on croit marcher sur la tête. On n'avait pas vu ça depuis la fin 2020, période à laquelle la découverte d'un vaccin contre le Covid portait avec elle l'espoir de déconfiner l'économie mondiale. Là, il y avait de vraies raisons de sabrer le champagne et de se laisser aller à une légitime euphorie. Mais aujourd'hui ! Une guerre et un choc énergétique ne sont pas vraiment ce que l'on peut appeler un alignement des planètes pour un rallye boursier. Depuis trois mois, les investisseurs vendent le risque le vendredi pour le racheter à moindre prix le lundi. Chaque baisse est devenue l'opportunité d'un rachat à bon compte… Pas de quoi ériger des pyramides de valorisation. Et pourtant.
Au-delà - et une fois encore -, la principale turbine de cette hausse a bien évidemment été les merveilles promises par l’IA. La transhumance des investisseurs vers des alpages technologiques s'est poursuivie à un rythme effréné, conditionnée par la peur de ne pas en être. Un moteur beaucoup plus puissant que l'intime conviction. Mais beaucoup plus périlleux aussi. Avec le risque que le troupeau ne se jette finalement dans le vide d'une falaise qu'il n'avait pas vu venir. Loin de l'éclatement d'une bulle souvent évoqué, le danger pourrait prendre une autre forme. Une déception latente et progressive en matière de rentabilité et de retour sur investissement avec des marges loin d'être à niveau, par exemple. Des cash-flows engloutis dans une fuite en avant à acheter des puces toujours plus onéreuses et, in fine, des business models à l'obsolescence inopinée. La nature des éventuelles désillusions ne manquent pas. Et déjà, inquiets de voir les hyperscalers trouver de nouvelles sources de financement, les investisseurs cherchent, eux, de nouvelles sources d'inspiration et d'investissement. Sur le trimestre écoulé, la nette surperformance des semi-conducteurs par rapport aux Mag 7 (voir graphique) en dit déjà long sur les changements à l'œuvre dans le secteur.
Les semi-conducteurs prennent le large face aux "7 Magnifiques"

Source : Datastream, 31/12/2025 - 02/07/2026 - base 100.
Refroidis précédemment par des perspectives monétaires plus restrictives, les investisseurs ont retrouvé un semblant d'optimisme la semaine passée. Ou plutôt un soulagement à la faveur de déclarations et d'indicateurs de nature à calmer les anticipations inflationnistes et monétaires. Ce sont surtout les actions qui ont profité de l'aubaine aux dépens des obligations. Les matières premières n'étaient pas à la fête non plus avec un baril de pétrole tombé furtivement à un plus bas hebdomadaire de 70 dollars. Les cours ont enregistré leur pire trimestre depuis le début de la pandémie en 2020. Même constat pour l'or qui enregistre sa plus forte baisse trimestrielle depuis treize ans.
| Classes d'actifs * | Performances hebdo. (en %) | Performances 2026 (en %) |
|---|---|---|
| Actions | 1.5 | 14.8 |
| Obligations | -0.4 | 1.0 |
| Matières Premières | -0.3 | 17.3 |
| Liquidités | 0.0 | 1.0 |
À la faveur des déclarations des banquiers centraux réunis à Sintra et d'indicateurs (recul notamment de l'inflation en Europe à 2,8 %) de nature à leur donner une plus grande souplesse monétaire, les indices actions ont terminé le deuxième trimestre en fanfare. Premiers à avoir été pénalisés par la guerre au Moyen-Orient et par leur dépendance énergétique à la région, les marchés européens - ainsi que Londres - profitent désormais plus que les autres de l'apaisement géopolitique et de la décrue des cours du pétrole. À l'inverse, les émergents sont moins recherchés mais demeurent en tête du classement général depuis le début de l'année.
| Régions ** | Performances hebdo. (en %) | Performances 2026 (en %) |
|---|---|---|
| Amérique du Nord | 1.5 | 12.8 |
| Japon | 1.9 | 21.4 |
| Europe hors Royaume-Uni | 2.7 | 13.5 |
| Asie-Pacifique hors Japon | 1.3 | 11.1 |
| Pays émergents | 0.6 | 27.3 |
Le compartiment obligataire qui avait profité la semaine précédente d'un regain d'aversion au risque, a été logiquement délaissé par les investisseurs. Du reste, seul l'investment grade a été pénalisé, enregistrant un faible recul. Si le court terme est resté inchangé, le haut rendement a une fois encore bénéficié de la bonne orientation des marchés actions. Il profite plus généralement de leur appréciation sur les derniers mois écoulés et caracole ainsi en tête du palmarès annuel devant l'investment grade et le court terme.
| Segments *** | Performances hebdo. (en %) | Performances 2026 (en %) |
|---|---|---|
| Investment Grade | -0.4 | 1.0 |
| High Yield | 0.1 | 2.0 |
| Court Terme | 0.0 | 0.6 |
Malgré la décrue des cours du pétrole, l'apaisement des craintes inflationnistes et l'anticipation d'un cadre monétaire plus souple pour les mois qui viennent, l'ambiance était un peu tendue sur le front souverain. Délaissés par les investisseurs, les emprunts d'État à long terme ont vu leurs rendements rebondir. À l'instar du 10 ans américain qui reprend 12 pb sur la semaine. Tout comme son pendant allemand en Europe qui avance de 9 pb et l'OAT de même maturité qui progresse de 10 pb.
| Indicateurs clés | Niveau |
|---|---|
| US T-Bond 10 ans (Etats-Unis) | 4.48 % |
| Bund 10 ans (Allemagne) | 2.93 % |
| OAT 10 ans (France) | 3.62 % |
Du côté des changes, le dollar a connu une semaine agitée. Après s'être renforcé à la faveur d'une anticipation de hausse des taux de la Fed cette année, le billet vert s'est ensuite replié dans le sillage des déclarations de Kevin Warsh et des chiffres de l'emploi sur juin. Au final, la paire euro-dollar parvient à se maintenir à l'équilibre à 1,14. À noter parallèlement, en début de semaine, que le renforcement de la devise américaine a fait plonger le yen à un plus bas de 40 ans.
Principales parités
1 € = 1.14 $
1 € = 0.86 £
1 € = 184.48 ¥
| Inflation | Taux directeurs |
|---|---|
| Etats-Unis = 4.2 % | Etats-Unis = 3.50 - 3.75 % |
| Zone Euro = 2.8 % | Zone Euro = 2.25 % |
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