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La suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales ne s’est pas accompagnée d’une accélération des taux de taxe foncière. Selon une analyse de François Ecalle, spécialiste des finances publiques, leur progression moyenne a même légèrement ralenti : 0,4 point par an entre 2018 et 2024, contre 0,5 point entre 2006 et 2018.
Le taux moyen de la taxe foncière sur les propriétés bâties atteignait 39,8 % en 2025, avec des différences importantes selon les communes. À l’échelle nationale, les taxes foncières et d’habitation acquittées par les ménages représentaient alors 1 % du PIB, contre 1,67 % en 2017. Ces chiffres contredisent donc l’hypothèse d’un transfert intégral de la charge fiscale vers la taxe foncière.
L’étude souligne néanmoins les inégalités de cet impôt. Rapporté au patrimoine immobilier, son poids est plus élevé pour les ménages les moins dotés. Son calcul repose encore sur des références cadastrales issues de 1970, progressivement éloignées des réalités du marché.
La refonte de ces bases, régulièrement différée, est désormais prévue pour 2031. En 2025, les taxes foncières ont rapporté 44,2 milliards d’euros aux collectivités, dont 27 milliards versés par les ménages. La fiscalité immobilière récurrente française demeure parmi les plus lourdes des pays développés.