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Après plusieurs mois de stabilité, les taux des crédits immobiliers pourraient repartir à la hausse d’ici la fin de 2026. Selon les prévisions de l’Association professionnelle des intermédiaires en crédits (APIC), le taux moyen des nouveaux prêts sur 25 ans pourrait dépasser 3,50 %, contre environ 3,30 % actuellement. Pour l’heure, les banques continuent de soutenir le marché en limitant l’augmentation de leurs barèmes.
Soucieuses d’attirer de nouveaux emprunteurs, elles proposent encore des offres commerciales attractives, comme des réductions de taux ou des prêts complémentaires à taux zéro. Cette stratégie pèse toutefois sur leurs marges, alors que le coût de leur propre financement reste élevé.
L’évolution des taux dépendra en grande partie des décisions de la Banque centrale européenne et des tensions persistantes sur les marchés obligataires. Un contexte géopolitique incertain, notamment au Moyen-Orient, pourrait conduire la BCE à maintenir une politique monétaire restrictive, ce qui renchérirait le coût du crédit.
Malgré ces perspectives, les établissements bancaires devraient continuer à réserver leurs meilleures conditions aux profils les plus solides, notamment les primo-accédants disposant d’un apport personnel conséquent ou les clients acceptant de domicilier leurs revenus.
L’intérêt des Français pour l’immobilier demeure néanmoins important. Selon une enquête de l’Ifop, plus d’un tiers des personnes âgées de 25 à 65 ans envisagent un achat dans les deux prochaines années. La résidence principale reste le premier objectif, tandis qu’une part non négligeable des ménages continue de s’intéresser à l’investissement locatif, malgré un environnement de financement plus exigeant.