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Parmi les 7 secteurs constitutifs du fonds VEGA Europe Autonomie, certains offrent une exposition à la thématique de l’intelligence artificielle (IA), dont la croissance est portée par les investissements massifs des géants du numérique pour développer leurs infrastructures.
Par Olivier DAVID, Gérant du fonds VEGA Europe Autonomie
Le rebond des marchés d’actions intervenu en avril a été largement alimenté par la thématique de l’intelligence artificielle à la faveur des centaines de milliards d’euros que projettent d’investir les grands fournisseurs de services numériques dans la construction des centres de données nécessaires à l’expansion de leurs capacités de calculs. Si les initiateurs de ce supercycle économique sont majoritairement américains, l’Europe héberge de nombreuses sociétés positionnées à différents niveaux de la chaîne de valeurs.
Sans en faire une thématique d’investissement à part entière, VEGA Europe Autonomie est directement exposé à l’écosystème IA au travers de 7 valeurs représentant ensemble un peu plus de 20% de l’actif. Environ un tiers de cette poche est consacré à ASML, un fabricant néerlandais de machines de photolithographie permettant de graver les microprocesseurs les plus avancés. La demande pour ces machines est telle que la société est désormais bien installée au rang de 1ère capitalisation européenne.
Pour trois autres valeurs du secteur des technologies figurant au portefeuille, Infineon, STMicroelectronics et Nokia, l’IA apporte un relais de croissance face à des activités historiques moins bien orientées (automobile, téléphonie, etc.). Les semi-conducteurs du premier visent à optimiser l’alimentation énergétique des centres de données tandis que ceux du second interviennent également dans le refroidissement, la connectivité et la sécurité des systèmes. Quant à la société finlandaise, historiquement connue pour ses téléphones portables puis pour ses équipements dédiés au réseau 5G, elle développe depuis le rachat de l’américain Infinera des solutions de transport optique conçues pour absorber l’explosion du trafic numérique.
Dans le secteur de l’industrie, l’italien Prysmian équipe les centres de données de câbles optiques, notamment dans le cadre de contrats à long terme avec les géants du numérique, tandis que Schneider Electric intervient dans leur alimentation électrique en fournissant divers composants ainsi qu’une technologie de refroidissement liquide acquise avec le rachat de Motivair en 2024.
Enfin, au sein de la poche sécurité énergétique du fonds figure en bonne place l’allemand Siemens Energy, qui fournit des transformateurs, des disjoncteurs et même des turbines à gaz pour les centres de données nécessitant une centrale électrique dédiée. Pour toutes ces sociétés, les publications de résultats du 1er trimestre ont été l’occasion de mettre en avant le dynamisme de leurs activités liées à l’IA au point qu’une majorité a été en mesure de rehausser ses objectifs financiers.
Granularité, diversification et dette maîtrisée : les leviers évoqués par Norma Capital pour traverser le cycle immobilier.
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