L'exposition au marché actions peut varier entre 75% et 110% de l'actif net. L'intervention sur les marchés dérivés permettra d'exposer le portefeuille au risque actions pour profiter d'une hausse de marché. Le FCP est investi à 75% minimum en actions éligibles au Plan d'Epargne en Actions, à savoir des actions émises par des entreprises françaises ou ayant leur siège dans l'Union européenne et soumises à l'impôt sur les sociétés dans leurs pays avec un minimum de 60% en actions françaises à 10% maximum en actions de pays ne faisant pas partie de la zone euro à 25% maximum en produits de taux (monétaires ou obligataires) émis ou garantis par un Etat membre de l'Union européenne ou émis par des entités privées sans contrainte de notation. Pour sélectionner les titres, le gérant réalise une analyse à court et moyen terme des perspectives de croissance propres à la valeur, des caractéristiques de son marché, de son positionnement sur ce marché, de sa solidité financière, de la qualité de son management, de la visibilité et de la régularité de ses résultats.
En août 2026, les marchés financiers ont conservé une tonalité globalement favorable aux actifs risqués, malgré une remontée sensible des taux longs et un regain des risques inflationnistes. Les actions ont progressé, soutenues notamment par la technologie outre-Atlantique, tandis que les marchés obligataires ont subi les conséquences des préoccupations budgétaires et énergétiques. Le mois d'août 2026 s'est inscrit dans un environnement de marché contrasté.
Les actions ont, dans l'ensemble, poursuivi leur progression, témoignant d'une résilience remarquable de l'appétit pour le risque. L'intérêt persistant pour les valeurs liées à l'intelligence artificielle et la solidité des perspectives bénéficiaires (avec Nvidia qui a publié des résultats nettement supérieurs aux attentes au titre du 2e trimestre tout en anticipant une croissance de ses revenus de 70% l'an prochain contre 45% attendus) ont constitué, notamment pour les Etats-Unis, les principaux soutiens du marché, malgré une fin de mois plus hésitante.
Le marché obligataire a, en revanche, évolué dans un contexte nettement plus difficile: la remontée des rendements souverains s'est poursuivie dans les principales économies développées, sous l'effet conjugué de la hausse des anticipations de taux directeurs, de préoccupations croissantes concernant les déficits publics et d'une augmentation des primes de terme. Le 28 août, le ton du discours de K. Warsh lors du symposium de Jackson Hole a dissipé les doutes sur la disposition de la Réserve fédérale (Fed) à resserrer davantage sa politique monétaire si nécessaire.
Dans ce contexte, les marchés boursiers ont enregistré en août des performances contrastées de part et d'autre de l'Atlantique avec une surperformance des indices américains (indices S&P 500 et Nasdaq en progression de respectivement +2,6% et +4,2%). Leurs équivalents européens ont en revanche suivi une tendance moins favorable, proche de l'équilibre pour le Stoxx 600 (+0,3%) et en recul pour le CAC 40 (-2,1%). Sur le mois, les rendements obligataires ont continué de s'afficher sur des niveaux élevés (taux à 10 ans US autour de 4,76% au 31/08).
Au niveau mondial, le MSCI World (en €) a clôturé en hausse de +1,6%. Depuis sa transformation courant juillet de l'année dernière, le fonds a orienté ses investissements autour de la thématique de la souveraineté européenne, en se concentrant sur des secteurs clés tels que la défense, la santé, l'industrie, la sécurité énergétique, la technologie, les infrastructures, les communications et la finance. En ce qui concerne les surpondérations sectorielles, le fonds est actuellement surexposé aux secteurs de l'industrie, de la santé et de la technologie.
À la fin du mois, l'exposition du fonds au segment de la défense et de l'aéronautique s'établit à 20,6%, en diminution par rapport au mois précédent. Nous avons effectué quelques arbitrages. Ainsi, une nouvelle position en Kongsberg a été initiée dans la défense.
Le groupe norvégien, qui a récemment sorti de son périmètre les activités maritimes, offre désormais une exposition à un acteur presque «pure player» de la défense. Par ailleurs, le groupe est exposé aux principaux segments à la plus forte croissance (défense aérienne, missiles, lutte anti-drone), ce qui en fait le groupe en Europe avec l'une des plus fortes croissances, grâce à un carnet de commandes de près de 16 milliards d'euros. À l'inverse, nous avons réduit nos positions en Thales et Rheinmetall pour financer cette nouvelle position.
Sur notre thématique de sécurité énergétique, nous avons renforcé notre position en E. On dans les réseaux, suite à la faiblesse du titre après une proposition moins favorable qu'attendu sur le niveau de retour sur capital fixé par le régulateur allemand pour ses activités de réseaux de gaz. Nous estimons cependant que les besoins d'investissement dans le réseau allemand sont tels que le régulateur devrait fixer un niveau de rentabilité suffisamment élevé pour les inciter, ce qui se