L'exposition au marché actions peut varier entre 75% et 110% de l'actif net. L'intervention sur les marchés dérivés permettra d'exposer le portefeuille au risque actions pour profiter d'une hausse de marché. Le FCP est investi à 75% minimum en actions éligibles au Plan d'Epargne en Actions, à savoir des actions émises par des entreprises françaises ou ayant leur siège dans l'Union européenne et soumises à l'impôt sur les sociétés dans leurs pays avec un minimum de 60% en actions françaises à 10% maximum en actions de pays ne faisant pas partie de la zone euro à 25% maximum en produits de taux (monétaires ou obligataires) émis ou garantis par un Etat membre de l'Union européenne ou émis par des entités privées sans contrainte de notation. Pour sélectionner les titres, le gérant réalise une analyse à court et moyen terme des perspectives de croissance propres à la valeur, des caractéristiques de son marché, de son positionnement sur ce marché, de sa solidité financière, de la qualité de son management, de la visibilité et de la régularité de ses résultats.
En septembre, les marchés obligataires ont subi une nouvelle remontée des rendements, alimentée par la hausse des prix de l'énergie et la persistance des pressions inflationnistes. Les principales Banques centrales ont adopté un ton plus restrictif, tandis que les marchés actions ont mieux résisté, notamment outre-Atlantique. Le fait marquant du mois réside dans la réaccélération du risque inflationniste, particulièrement en Europe.
Dans la zone euro, l'inflation a atteint 3,8% en septembre, contre 3,2% en août, principalement sous l'effet du renchérissement de l'énergie. Dans ce contexte, la Banque Centrale Européenne (BCE) a relevé ses trois taux directeurs de 25 points de base (pb), portant le taux de dépôt à 2,50%. Elle prévoit désormais une inflation moyenne à 3,0% en 2026 avant un ralentissement progressif les deux années suivantes.
Aux Etats-Unis, la Réserve fédérale (Fed) a également augmenté son principal taux de 25pb, dans une fourchette de 3,75% à 4,00%. La principale réaction s'est concentrée sur les marchés obligataires où le taux à 10 ans américain a enregistré en septembre sa plus forte hausse mensuelle depuis 2022. Les dettes souveraines européennes ont suivi la même trajectoire, avec une progression marquée du rendement de l'OAT française à 10 ans, sur fond d'incertitudes vis-à-vis des prochaines échéances électorales et de la soutenabilité de la dette.
Dans ce contexte, les marchés boursiers ont enregistré des performances contrastées de part et d'autre de l'Atlantique avec une surperformance des indices américains (indices S&P 500 et Nasdaq en progression de respectivement +2,0% et +5,8%). Leurs équivalents européens ont en revanche suivi une tendance moins favorable, en recul pour le Stoxx 600 (-2,5%) et pour le CAC 40 (-4,2%). Sur le mois, les rendements obligataires ont continué d'augmenter à un rythme soutenu (taux à 10 ans US autour de 5,29% au 30/09).
Au niveau mondial, le MSCI World (en €) a clôturé en hausse de +1,1%. Depuis sa transformation courant juillet de l'année dernière, le fonds a orienté ses investissements autour de la thématique de la souveraineté européenne, en se concentrant sur des secteurs clés tels que la défense, la santé, l'industrie, la sécurité énergétique, la technologie, les infrastructures, les communications et la finance. En ce qui concerne les surpondérations sectorielles, le fonds est actuellement surexposé aux secteurs de l'industrie, de la technologie et de la santé.
À la fin du mois, l'exposition du fonds au segment de la défense et de l'aéronautique s'établit à 20,4%, soit à peu près le même niveau qu'en août. Nous avons réduit nos positions en Indra Sistemas après une bonne tenue relative du titre depuis le début de l'année; nous avons également allégé notre position en Renk, qui donne des indications d'une croissance un peu moins forte sur la fin de l'année. À l'inverse, nous avons poursuivi nos achats en Kongsberg, dont le positionnement nous paraît particulièrement pertinent (défense aérienne, missiles, lutte anti-drone).
Nous avons aussi renforcé sur faiblesse nos positions en Dassault Aviation et Leonardo. Notre thématique industrielle a été renforcée avec l'entrée en portefeuille d'Air Liquide: le spécialiste des gaz industriels est un élément important de l'industrie européenne. Nous anticipons la poursuite de l'amélioration de sa rentabilité opérationnelle ainsi qu'un potentiel retour aux actionnaires qui pourrait être dévoilé lors de sa réunion d'investisseurs d'octobre.
En effet, le groupe se compare encore défavorablement en termes de valorisation à ses concurrents (Linde et Air Products), alors même que leurs activités sont très proches, un écart qui ne nous semble pas être justifié.