L'exposition au marché actions peut varier entre 75% et 110% de l'actif net. L'intervention sur les marchés dérivés permettra d'exposer le portefeuille au risque actions pour profiter d'une hausse de marché. Le FCP est investi à 75% minimum en actions éligibles au Plan d'Epargne en Actions, à savoir des actions émises par des entreprises françaises ou ayant leur siège dans l'Union européenne et soumises à l'impôt sur les sociétés dans leurs pays avec un minimum de 60% en actions françaises à 10% maximum en actions de pays ne faisant pas partie de la zone euro à 25% maximum en produits de taux (monétaires ou obligataires) émis ou garantis par un Etat membre de l'Union européenne ou émis par des entités privées sans contrainte de notation. Pour sélectionner les titres, le gérant réalise une analyse à court et moyen terme des perspectives de croissance propres à la valeur, des caractéristiques de son marché, de son positionnement sur ce marché, de sa solidité financière, de la qualité de son management, de la visibilité et de la régularité de ses résultats.
En juin 2026, les marchés financiers ont fait preuve de résilience face à l'ajustement des politiques monétaires et à la pour suite des investissements massifs dans l'intelligence artificielle. L'appétit pour le risque est resté globalement élevé dans un contexte moins influencé par la géopolitique alors que le trafic des navires reprend dans le détroit d'Ormuz et que les cours du pétrole refluent vers leur niveau d'avant conflit (baril de Brent autour de 73$ au 30/06). L'intelligence artificielle est demeur ée l'un des principaux moteurs de l'investissement mondial.
Au -delà de l'engouement boursier, les marchés continuent d'intégrer un cycle d'investissements sans précédent dans les infrastru ctures liées à l'IA: centres de données, semi -conducteurs de nouvelle génération, réseaux électriques et capacités de refroidissement. Cette accélération alimente une véritable inflation des c oûts d'équipement, sous l'effet d'une demande qui excède encore les capacités de production dans plusieurs segments stratégiques. S ur le plan monétaire, la Réserve fédérale (Fed), sous l'impulsion de son nouveau Président, K.
Warsh, a maintenu ses taux dir ecteurs inchangés, alors que la désinflation se poursuit mais que l'activité économique et le marché du travail restent relativemen t résilients. En zone euro, la Banque Centrale Européenne (BCE) n'a pas surpris les marchés en décidant une hausse de 25 poin ts de base (pb) lors de sa réunion du 11 juin. Ce resserrement traduit la volonté du Conseil des gouverneurs de contenir les risques inflationnistes alimentés par la remontée des prix de l'énergie et les tensions géopolitiques.
Dans ce contexte, les marchés boursiers ont enregistré en juin des performances contrastées de part et d'autre de l'Atlantiqu e avec une surperformance des indi ces européens (indices Stoxx 600 et CAC 40 en progression de respectivement +2,5% et +2,7%). Leurs équivalents américains ont suivi une tendance plus modérée, en légère baisse de -1,1% et de -0,2% pour le S&P 500 et le Nasdaq. Sur le mois, les rendements o bligataires ont affiché une relative stabilité (taux à 10 ans US autour de 4,42% au 30/06).
Au niveau mondial, le MSCI World (en €) a clôturé sur un gain de +1,3%. Depuis sa transformation courant juillet de l'année dernière, le fonds a orienté ses investissements autour de la thématique de la souveraineté européenne, en se concentrant sur des secteurs clés tels que la défense, la santé, l'industrie, la sécurité énergétique, la technologie, les infrastructures, les communications et la finance. En ce qui concerne les surpondérations sectorielles, le fonds est actuellement surexposé aux secteurs de l'industrie, de la construction et de la santé.
À la fin du mois, l'exp osition du fonds au segment de la défense et de l'aéronautique s'établit à 20,4%, en repli par rapport à celle du mois précé dent. Au cours du mois, nous avons renforcé notre position en Safran: le groupe s'est montré très rassurant quant à l'impact de la crise au Moyen -Orient sur ses activités de maintenance et ce qui pourrait donc militer pour une amélioration de ses prévisions annuelles.
No us avons également arbitré une partie de notre position en Leonardo vers Thales, Dassault Aviation et Renk, qui off rent selon nous des niveaux de valorisation plus attractifs; Leonardo fait aussi face à un changement de gouvernance qui pou rrait amener à une modification de ses objectifs stratégiques. Enfin, nous avons profité de la faiblesse de Rheinmetall pour remonter légèrement notre position après la déception liée à la perte du contrat des frégates allemandes F-126. Sur le compartiment infrastructures et communications, nous avons poursuivi nos achats de Metso dans les équipements miniers et de la construction.
À l'inverse, nous avons réduit notre position en Deutsche Telekom, à la suite de craintes de rapprochement avec sa filiale T -Mobile aux États -Unis, ce qui pourrait s'avérer coûteux pour la politique de retour aux actionnaires de Deutsche