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L'interview Patrimonia de Nicolas Fallope, Responsable commercial Plateformes & CGP, Bertrand Prince, Gérant crédit et du fonds Schelcher Optimal Income et Gauthier Le Bras, Gérant.
Stéphane : Pour ma part, ce sera la dernière interview de cette session 2025. Je reçois Arkéa Asset Management avec mes trois invités : Nicolas, Bertrand et Gauthier. Merci d’avoir trouvé du temps pour vous joindre à moi.
Nicolas, pour commencer, parlons très rapidement de cette saison Patrimonia 2025. Comment cela se passe ? Comment avez-vous senti l’ambiance ?
Nicolas : Bonjour Stéphane. Effectivement, il y a toujours une très belle ambiance sur Patrimonia et, pour nous, une actualité forcément assez dense. Arkéa Asset Management, c’est 60 milliards d’euros d’encours gérés et une actualité produit assez dense à destination de nos CGP et assureurs.
Stéphane : Vous avez trouvé aussi qu’il y avait beaucoup de monde sur ce salon ? J’ai l’impression que dès 9 heures du matin, les gens sont venus. Bertrand, tu es d’accord avec moi ?
Bertrand : Oui, même sensation, avec beaucoup de monde, beaucoup de passages.
Stéphane : Très bien. Il y a de l’actualité, peut-être ?
Nicolas : Oui, nous avons déjà de très belles performances au niveau de nos différentes classes d’actifs. D’abord sur notre gamme de fonds datés, Schelcher Global 2028 et 2031, des fonds crédit sur pays développés et pays émergents, pour lesquels nous avons une belle collecte auprès de nos partenaires.
Ensuite, nous allons aussi travailler sur les actions, notamment sur une thématique dont on parle tous depuis un an : la souveraineté européenne et la défense. C’est vraiment l’un des sujets phares.
Nous avons aussi des innovations, notamment avec un produit de dette infrastructure que nous allons lancer pour la clientèle retail. C’est un FPS ELTIF 2 qui est en route et pour lequel nous allons bientôt pouvoir travailler sur le lancement.
Stéphane : Votre stratégie, c’est que chaque thème a un fonds spécialisé ?
Nicolas : Chaque thème a un fonds dédié, et nous allons déployer une stratégie commerciale autour de cela.
Stéphane : Justement Bertrand, je me tourne vers toi. Nous allons parler aujourd’hui de Schelcher Optimal Income, si je ne me trompe pas. Peux-tu nous parler de ce fonds ?
Bertrand : Schelcher Optimal Income n’est pas un fonds thématique, c’est un fonds obligataire multi-stratégies. Nous avons un objectif de performance absolue à Ester + 3 % sur ce fonds-là.
C’est très différent d’un fonds de marché ou d’un fonds à échéance qui va subir les fluctuations de marché. C’est un fonds qui va chercher à profiter de la volatilité des marchés et qui est susceptible de reconfigurer ses investissements si les conditions de marché changent.
Optimal Income est vraiment un fonds très flexible, qui s’organise autour de trois axes principaux.
Il y a d’abord une partie crédit, avec les investissements obligataires du portefeuille, donc le portage embarqué dans le portefeuille. Nous pouvons utiliser toutes sortes d’instruments obligataires : les obligations souveraines, les subordonnées financières ou les obligations convertibles.
Deuxième axe d’investissement : la partie macro taux, qui correspond à la gestion de notre sensibilité taux et aux arbitrages de courbes de taux. Quand je dis arbitrage, il s’agit plutôt de profiter des déformations lorsqu’il y a pentification ou inversion de la courbe de taux, que ce soit en Europe ou aux États-Unis. Il y a aussi le fait de profiter des différentiels de rendement entre pays et entre zones, avec un côté analyse macroéconomique qui nous permet de prendre des positions.
Le dernier axe, c’est la diversification et la couverture. La diversification permet de gagner quelques points de base de plus. La couverture peut être tactique ou stratégique. L’idée est vraiment de couvrir le portefeuille contre de gros chocs de marché, comme on en a régulièrement, ce qui permet d’être confortable sur le comportement du fonds et de nos investissements.
Stéphane : Justement, comment se comporte ce fonds ?
Gauthier : La gestion du risque est au cœur de notre processus de gestion. Cela nous permet d’avoir en permanence une vision globale du risque embarqué en portefeuille.
Avec cela, nous pouvons estimer les gains potentiels et les pertes maximales en fonction de nos stratégies, puis les agréger. L’idée est ensuite de voir si nos positions sont bien décorrélées les unes des autres et d’avoir un portefeuille équilibré et bien construit pour faire face à différentes phases de marché.
Si l’on reprend le dernier point de Bertrand, les couvertures que nous mettons en portefeuille constituent une vraie spécificité de notre fonds par rapport aux autres fonds obligataires. Elles permettent de protéger le portefeuille contre des événements prévisibles, comme par exemple l’annonce des droits de douane par Trump. À ce moment-là, le portefeuille et ses couvertures ont protégé un quart de la performance du portefeuille sur la semaine, ce qui était plutôt bien.
Nous avons ensuite des protections de fond de portefeuille pour nous protéger contre des événements exogènes et moins prévisibles. L’idée est de dépenser le moins possible et de pénaliser au minimum la performance du fonds en initiant ces protections.
Une fois ces protections en portefeuille, nous réussissons à atténuer les pertes maximales et à avoir moins de volatilité dans le fonds. Pour donner quelques chiffres sur Optimal Income, la performance annualisée du fonds est de 4,15 % sur trois ans, avec une volatilité assez réduite puisqu’elle est de 2,5 % sur les trois dernières années. La perte maximale a été de 1 % sur les différentes phases de crise de marché.
Stéphane : On revient vraiment dans l’obligataire sur des fonds ouverts. Est-ce la fin des fonds datés ou cela devient-il plus compliqué ?
Bertrand : Cela devient plus compliqué. Ce n’est pas la fin des fonds datés, parce que les investisseurs aiment bien cela. Il y a de la prévisibilité dans le rendement. Mais comme nous avons une véritable courbe de taux, avec des banques centrales qui ne manipulent plus la courbe de taux, avoir un pilote dans l’avion ou un skipper dans le bateau, cela sert à quelque chose.
Stéphane : Je suis assez d’accord. Nicolas, avant de partir, nous savons qu’il y a une offre très large chez Arkéa. Tout ce que l’on dit là est très dense et très rapide. Merci les garçons pour cette explication. Quel mot de la fin ?
Nicolas : Le mot de la fin, c’est effectivement de travailler sur notre fonds flagship Optimal Income et sur les autres classes d’actifs. En tout cas, n’hésitez pas à revenir vers mon équipe et moi-même si vous avez des questions, et sur notre site arkea-am.com.
Stéphane : Le temps est passé très vite. Merci messieurs. Bonne fin de salon. À très bientôt.