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Zoom Invest présente deux stratégies long/short de Pictet Asset Management, Atlas en actions internationales et Sirius en dette émergente, adaptées à des marchés incertains.
Dans un contexte de marchés incertains et fragmentés, les stratégies long/short offrent une alternative intéressante pour diversifier et stabiliser les portefeuilles. Yann Loing, directeur commercial chez Pictet Asset Management, présente deux solutions phares : Atlas, une stratégie actions internationales avec un biais long modéré, et Sirius, une stratégie market neutral sur la dette émergente, notamment sur les pays frontières.
Ces stratégies se distinguent par leur flexibilité, leur approche tactique et leur capacité à générer une performance décorrélée des marchés traditionnels, tout en s'adaptant aux cycles économiques et géopolitiques actuels.
Bonjour à tous, bienvenue dans ce nouveau face-à-face sur Zoom Invest. Vous savez que les temps sont quelque peu incertains, troublés et dans ces contextes, on se tourne parfois vers des gestions dites alternatives, alternatives au sens des marchés actions ou taux. Et pour ce faire, je reçois aujourd'hui Yann Loing, directeur commercial chez Pictet Asset Management. Bonjour Yann. Bonjour Gérald. Alors je vais commencer par une question très basique puisqu'on va parler de stratégie longs shorts, donc à la fois acheteuses et vendeuses, soit d'actions, soit d'obligations. Quel est l'intérêt aujourd'hui pour un investisseur d'avoir dans un portefeuille diversifié des stratégies longs shorts ? Alors c'est vrai que les stratégies longs shorts englobent un certain nombre de stratégies avec différentes composantes, différentes façons de gérer.
Chez Pictet, nous avons déployé plusieurs stratégies total return ou alternatives, on les appelle comme on souhaite, et qui ont vocation dans un marché qui est fragmenté, qui est incertain, à générer une performance positive ou en tout cas être beaucoup plus résilient que des stratégies, comme on a l'habitude de travailler chez Pictet, qui sont plutôt longues en ligne des stratégies thématiques qui ont fait la renommée de Pictet sur le marché français. Donc l'idée c'est véritablement de naviguer dans cet environnement qui est assez houleux, sur lequel on n'a pas beaucoup de visibilité pour se positionner sur la partie longue ou sur la partie courte du portefeuille, et ainsi générer une performance qui soit une performance absolue et le plus décorrélée possible des marchés.
Alors vous avez aujourd'hui deux stratégies principales que vous mettez en avant, une stratégie action globale qui est Atlas et une stratégie dette émergente qui est le Sirius. Comment est-ce que vous définiriez votre ADN Pictet ou votre différenciation par rapport à d'autres stratégies longs short du marché, parce qu'il y en a beaucoup, donc il faut se différencier un peu. Comment vous le faites ? Effectivement Atlas est la stratégie un petit peu vaisseau amiral de notre franchise longs short. C'est une stratégie assez core, longs short action international avec un biais légèrement long, en moyenne de 20%, et l'idée d'avoir une stratégie qui soit plutôt défensive, puisque le niveau de volatilité est particulièrement faible, et puis avec cette capacité encore une fois à être mobile et très active et tactique dans ces environnements-là.
La particularité de cette stratégie là par rapport à ce que l'on peut retrouver chez d'autres acteurs, c'est son exposition internationale, c'est-à-dire que nous allons profiter de la force du groupe à l'international, nous sommes présents dans 30 pays à travers le monde avec 7 centres de gestion, nous avons cette capacité de traiter des dossiers à l'international.
puisque effectivement c'est un long short obligataire exposé aux obligations émergentes OVNI dans cet environnement-là, puisque effectivement c'est un long short obligataire exposé aux obligations émergentes et plus particulièrement aux pays frontière, donc c'est une stratégie très spécifique, qui est d'ailleurs unique en son genre à ma connaissance, et qui a cette capacité d'adresser des pays qui ne sont pas du tout présents habituellement dans les allocations, donc des pays comme la Serbie, la République Dominicaine, comme le Kazakhstan par exemple, qui ont certaines caractéristiques, nous les sélectionnons avec beaucoup d'attention, et c'est vrai que ça fonctionne plutôt très bien également avec un niveau de décorélation qui est particulièrement intéressant, notamment dans ce contexte, et dans le contexte que nous connaissons depuis le début du conflit en Iran.
– Alors Sirius donc, dette émergente, market neutral, donc pas de biais directionnel au marché obligataire émergent, en revanche Atlas, vous l'avez dit, un biais long en moyenne de 20%, qu'il y a une fourchette qui peut aller de 0 à 50 si je ne me trompe pas. – Oui, alors c'est ce que l'on indique dans les présentations, il n'y a pas de contrainte réelle pour l'équipe de gestion, d'ailleurs historiquement on est allé un petit peu au-delà de 50%, on est descendu légèrement négatif notamment l'an dernier, mais c'est à que… – Alors comment, comment, pourquoi ? – C'est ça qu'on aimerait savoir, qu'est-ce qui fait bouger cette exposition ?
– Le grand avantage de ces stratégies là, c'est justement qu'il n'y a pas de contrainte, donc pas de contrainte d'exposition brute, pas de contrainte expositionnelle, d'exposition géographique, sectorielle, de taille de capitalisation, etc.
Donc l'équipe de gestion est totalement libre, et elle a une double approche, une approche top-down, c'est-à-dire qu'on va regarder les grands indicateurs macro-économiques avec une matrice propriétaire d'indicateurs avancés, et puis on va également s'intéresser aux entreprises, faire du stock-picking à la fois sur le book long et sur le book short, et nous n'avons pas de contrainte non plus en termes de sous-jacence, c'est-à-dire que nous pouvons être longs ou courts sur des cas en direct, sur des indices, nous pouvons faire du pair trading, c'est-à-dire jouer un acteur contre un autre, être simplement longs, simplement courts, donc on est parfaitement libre.
Et l'idée est véritablement d'accompagner les cycles de marché, de se couvrir lorsque cela est nécessaire, ce que nous avons très bien fait en 2020, et de se repositionner très rapidement, très fortement sur le marché lorsqu'il y a une phase haussière qui se dessine. Donc c'est typiquement ce que nous avons fait en 2020, c'est typiquement ce que nous sommes en train de faire cette année avec plutôt du succès, et donc nous avons cette capacité véritablement à être mobile, mais avec un biais moyen qui est plutôt long, et donc avec cette exposition marché qui est positive. Et en quelques mots, est-ce que, toujours dans la stratégie Atlas, il y a un biais de style du côté des gérants, est-ce que du côté book long justement, il préfère la croissance, il préfère la qualité, etc.
Et inversement dans le book short, qu'est-ce qu'il veut le vendre ? Oui, alors il n'y a pas de biais historiques, c'est vrai qu'il y a eu beaucoup d'évolution dans le portefeuille. Aujourd'hui, nous sommes principalement investis sur des entreprises de cyclique de qualité, ce qu'on appelle les cycliques de qualité, et quelques dossiers de croissance. Nous sommes plutôt short sur les entreprises défensives, sur les cycliques traditionnelles, mais cela est peut-être temporaire, en tout cas ce n'est pas gravé dans le marbre, et ce n'est pas parti des indications de gestion structurelles. Ok.
Dans les deux cas, les deux stratégies, donc encore une fois, action ET obligataire émergent, est-ce que vous recherchez plutôt à avoir des véhicules qui vous permettent à l'investisseur de créer vraiment de la performance et d'être un réel moteur de performance, ou est-ce que vous cherchez plutôt à avoir des véhicules un peu diversifiants qui permettent de stabiliser un portefeuille global ? Je dirais les deux, c'est une réponse de normand, mais c'est vrai qu'Atlas, l'idée c'est véritablement d'être résilient, d'être performant dans les phases de baisse de marché. Lorsqu'on regarde la performance d'Atlas dans les 10 pires mois boursiers depuis sa création en 2016, globalement, le fonds baisse de 5 à 10 % par rapport au MSCI World. Donc dans les pires mois boursiers, notamment 2020, 2022, 2018, ça a plutôt très bien fonctionné.
Une baisse de 10, on prend 10 % de cette baisse, donc 1 % de baisse sur la base. Globalement, c'est à peu près ça. Donc ça fonctionne plutôt très bien dans les environnements baissiers, et l'idée c'est de se repositionner à la hausse lorsque il y a un canal haussier. Alors c'est vrai que par rapport à un fonds action, effectivement sur le long terme, nous allons être moins performants, mais c'est véritablement un fonds prudent avec cette volonté d'accompagner les clients qui souhaitent avoir une exposition un petit peu super sur les actions etc. sans forcément avoir la contrepartie du risque. Concernant Sirius, le format est un petit peu différent. L'idée est de générer de la performance, mais le grand avantage de cette stratégie-là, c'est qu'elle est complètement agnostique à la géopolitique et à la macroéconomie.
C'est-à-dire que le fonds réalise une performance qui est parfaitement singulière par rapport à l'environnement de marché, qui est complètement imperméable au contexte. Et c'est d'ailleurs tout l'intérêt d'être exposé d'une part sur un fonds qui est Market-Neutral, puisque c'est une stratégie long-short non-directionnelle, et sur des pays frontières qui ont un avantage par rapport aux pays émergents d'une manière plus classique, c'est qu'ils sont complètement indépendants de l'évolution du dollar. Puisque globalement les actifs émergents qu'on évoque, les actifs actions ou obligations, fonctionnent lorsque le dollar est baissier. C'est un petit peu une relation, une corrélation en tout cas qui existe, ce qui n'est pas le cas pour les pays frontières.
Et donc là, typiquement, depuis le début du conflit au Proche et Moyen-Orient, Sirius, malgré son exposition aux actifs émergents, est l'une des rares stratégies à être en performance positive. Merci beaucoup Yann. Moi, j'ai quand même une autre question. Effectivement, avec tout ce trouble récemment, comment les gérants ont navigué, qu'est-ce qu'ils ont fait, que ce soit sur la stratégie Atlas ou sur la stratégie Sirius ? Est-ce qu'il y a eu des changements notables de direction ? Alors oui, ce qui est particulièrement intéressant sur Atlas, typiquement, c'est que nous avons complètement coupé l'exposition net au marché.
Nous étions à 17 % d'exposition en février, nous sommes passés à 9 %, nous conservons nos biais sectoriels, c'est-à-dire que nous sommes toujours principalement investis sur des valeurs industrielles, notamment la défense, l'aéronautique, comme Safran, comme Airbus, comme Rolls-Royce, quelques valeurs également technologiques, même si nous avons bien élargi les acteurs avec lesquels nous travaillons, notamment en Asie, et puis quelques valeurs de santé, Galderma étant la première ligne du portefeuille sur le Boulogne.
Concernant Sirius, c'est intéressant parce que l'équipe de gestion s'était positionnée short sur les pays du Moyen-Orient, sur les devises du Moyen-Orient, donc la devise israélienne, la devise du Coét, d'Oman, ça a plutôt bien fonctionné, et depuis donc la devise israélienne, la devise du Qatar, d'Oman, ça a plutôt bien fonctionné, et depuis notamment le Kenya, sur les taux des pays importateurs de gaz, la Pologne, la Hongrie, le Chili, et nous continuons de gagner de l'argent sur les tolons d'autres pays, le Chili, et nous continuons de gagner de l'argent sur les positions d'autres pays, comme typiquement le Kazakhstan, comme l'Ouzbékistan. Donc c'est particulièrement intéressant et c'est-à-dire un arbitrage de courbes, et c'est des positions qui commencent à être initiées dans le portefeuille.
Donc pas mal de mouvements récemment dans les deux stratégies. Donc beaucoup d'ajustements tactiques, oui effectivement. Ok, je crois que c'est très clair Yann. Je vous remercie de nous avoir éclairé justement sur ces stratégies dites alternatives. Donc vous l'aurez compris, deux stratégies chez Pictet Asset Management pour investir à la fois sur les actions avec Atlas au niveau international, sur la dette émergente de façon market neutre, donc sans sensibilité au marché, au global, avec Sirius. J'espère que ça a été clair pour vous et on vous donne rendez-vous sur Zoom Invest pour un nouveau numéro de face à face très bientôt.