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Guillaume Martin, Groupe La Française
La Française explique pourquoi les sociétés minières aurifères peuvent encore offrir un levier de performance, au-delà de l’exposition directe à l’or.
Dans cette vidéo, La Française fait le point sur l’intérêt d’investir dans les sociétés aurifères après une forte progression du cours de l’or en 2025.
L’analyse revient sur les fondamentaux de l’or dans une allocation, le rôle des banques centrales, les flux vers les ETF et le potentiel spécifique des producteurs miniers.
Pour les CGP et investisseurs professionnels, l’enjeu est de comprendre la différence entre une exposition directe à l’or et une exposition active aux sociétés minières, avec leurs moteurs de marge, de cash-flow et de croissance.
Est-il toujours intéressant d'investir dans les sociétés aurifères ? On fait le point avec La Française.
2025 a été une année exceptionnelle pour l'or, avec plus de 65% de performance. On a vu une correction s'amorcer en début d'année, qui est logique. Des prises de profit, des besoins de liquidité qui sont dus à un contexte de tension géopolitique. Mais les fondamentaux, eux, n'ont pas changé. L'or offre trois choses essentielles dans une allocation. De la protection en période d'incertitude. Une décorrélation par rapport aux actifs traditionnels. Et une liquidité universelle, sans risque de crédit. Et puis les moteurs de demande restent solides. Les banques centrales continuent d'acheter. La demande d'investissement via les ETF progresse. Et la demande industrielle est stable.
La réponse tient en un mot, le levier. C'est-à-dire que quand le prix de l'or monte, les marges des producteurs s'envolent de façon disproportionnée. Aujourd'hui, le coût moyen de production des sociétés que l'on a en portefeuille est autour de 1800 dollars l'once, alors que le cours de l'or est autour de 4200 dollars. Vous voyez l'écart et donc le potentiel de marge. Et en plus de ce levier opérationnel, vous avez des dividendes. De la croissance organique et des opérations de fusion-acquisition. Ce sont des entreprises qui, en ce moment, génèrent énormément de cash, avec des bilans solides, et qui pour la plupart ne sont pas endettées.
CM-AM Global Gold, c'est un portefeuille concentré de 40 à 60 valeurs. Producteurs d'or principalement, mais aussi de l'argent, de la platine, du palladium. On est sur une gestion active, sans contrainte géographique, sans exposition directe à l'or physique ni aux ETF répliquant son prix. L'idée directrice, identifier des sociétés de qualité, capables de créer durablement de la valeur, avec une vraie discipline dans l'allocation de capital. L'intérêt est double, bénéficier du rôle de diversification historique de l'or et profiter de l'effet de levier des minières, dont les résultats peuvent progresser plus vite que le métal lui-même.
Nous restons constructifs. Les banques centrales ont acheté plus de 244 tonnes au premier trimestre. La Pologne, la Chine, l'Inde sont parmi les principaux acheteurs. Et les flux vers les ETF or se sont redressés et stabilisés. Dans ce contexte, on a ajusté le portefeuille. On a renforcé les sociétés de royalties, dont les modèles économiques sont moins sensibles à l'inflation et à la hausse des coûts. Et on a initié de nouvelles positions sur des sociétés à fort potentiel de croissance. On reste confiant quant à la poursuite de la tendance de fond et à la capacité des sociétés en portefeuille à exécuter leurs plans de développement, à élargir leurs marges et à générer des flux de trésorerie solides dans les trimestres à venir.