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Maxime Goin présente Capital Management France, son association avec VIA AM et les leviers utilisés pour concevoir des produits structurés adaptés aux différents contextes de marché.
<p>Toujours en direct du Midsommar 2025, j'ai croisé ce garçon, on se connaît à peine, Maxime Goin. Merci Maxime de nous donner quelques minutes pendant cet événement. Tu représentes CMF, tu vas nous parler un peu de CMF, mais tout d'abord, pourquoi le Midsommar ? Le Midsommar, c'est un événement incontournable. C'est devenu un événement incontournable. Bravo à la CNCGP pour l'organisation de cet événement et essayer de sortir des sentiers battus. Il faisait très chaud aujourd'hui, mais c'était très agréable. On a pu rencontrer pas mal de monde. C'est toujours l'occasion d'échanger, de revoir des personnes qu'on n'a pas vues depuis longtemps. Avec un nouveau président bordelais... Avec beaucoup de surprises. C'est un événement super.
On a hâte aussi d'être ce soir au musée Rodin. Bravo encore aux équipes de la CNCGP. On va parler produits structurés, évidemment. </p><p>On sait qu'il y a un beau consensus de marché et aussi de la profession dans l'appétence des CGP pour leurs clients à utiliser ce produit. Est-ce que tu peux nous rappeler qui est CMF, au cas où ? CMF, c'est pour Capital Management France. C'est un groupe qui est composé de deux entités. D'abord, CMF, qui est l'entité spécialisée dans la conception de produits structurés sur mesure.
Et puis, pour apporter de plus en plus de services à nos partenaires CGP, on s'est associé avec une société de gestion qui s'appelle VIA AM, pour bénéficier de leurs recherches, pour également pouvoir concevoir des mandats de gestion, et également proposer leur gamme de fonds aux CGP, en plus des produits structurés qu'on crée depuis maintenant 2008. Les produits structurés, c'est notre cœur de métier. </p><p>C'est une classe d'actifs qui est en pleine expansion, notamment depuis 2 ou 3 ans grâce à la hausse des taux et avec l'arrivée de nombreux produits à capital garanti. C'est vrai qu'on s'adapte à tous les contextes.
Quand les marchés commencent à être un peu volatiles et que tout le monde panique, on a des produits qui sont beaucoup plus sécurisés. Et quand les marchés sont beaucoup plus au vert, là on a des produits sur actions qui peuvent rapporter entre 10 et 12% ou plus, qui sont dans ce cas-là beaucoup plus plébiscités. Je profite de ce que tu dis... Il y a eu cette période où il y a eu des possibilités sur des produits de taux bancaires en particulier, d'avoir des rendements avec un risque extrêmement faible, très élevé, ce qui a, je pense, attiré énormément de gens de ma profession vers ce type de produit. </p><p>Mais quelque part, depuis, les taux ont baissé, on pourrait se dire que c'est moins intéressant.
Sauf que non, il y a beaucoup de volatilité. Et vous, vous aimez la volatilité. C'est vrai. Dans les produits structurés, il y a plusieurs matières premières. Il va y avoir les taux, notamment pour les produits à capital garanti. La volatilité et les dividendes sont d'autres paramètres qui permettent de pricer les produits structurés. Plus il y a de volatilité, en général, plus le produit sera attractif, et meilleurs seront les coupons ou la protection du capital. Donc quand il y a de la volatilité, pour nous, c'est également source d'opportunité parce que les produits structurés sont plus attractifs. On peut par exemple avoir des coupons qui passent de 10 à 12% sur une action.
</p><p>On peut par exemple ajouter des barrières de remboursement qui peuvent être dégressives, afin de compenser une éventuelle baisse du marché. On peut améliorer les barrières de protection. Donc malgré le fait que le temps avance et que le marché baisse, tu pourrais quand même sortir dans un scénario relativement favorable, c'est ça que tu veux dire ? Dans les périodes assez turbulentes qu'on a pu avoir au mois d'avril, par exemple, on a sorti des produits très attractifs avec de très gros rendements, avec des mécanismes également de best track. On va prendre comme point de référence le plus bas niveau entre, par exemple, deux dates. Pouvoir optimiser son point d'entrée à postériori, c'est quand même assez magique.
Il n'y a qu'avec les produits structuré qu'on peut faire ça. Le client attend la date d'entrée. </p><p>Mais entre le moment où il a souscrit et le moment où il a la date d'entrée réelle... - ... vous prendrez la valeur la plus basse... - Exactement. A postériori, on choisit son point d'entrée en retenant le plus bas niveau. C'est quand même assez intéressant. Oui, c'est bien quand il y a de la volatilité. On voit bien pourquoi c'est intéressant, la volatilité. Et puis, il y a des points d'entrée qui sont globalement plus attractifs quand les marchés baissent. Donc on peut aller sur des actions ou sur des indices qu'on ne pouvait pas traiter par le passé.
On a pu par exemple faire pas mal de produits sur LVMH dans les derniers mois parce que le luxe a globalement baissé. On a pu également rentrer sur d'autres thématiques, dans le pétrole par exemple, l'énergie, parce qu'il y avait des points d'entrée qui étaient intéressants. </p><p>Pour nous, quand les marchés baissent où il y a de la volatilité, c'est source de nouvelles opportunités. Oui, la mécanique vous permet de faire ça. Après, il reste quand même, on le sait bien, l'analyse convictionnelle qui se dit quand même, on voit que le luxe a baissé, donc on pense que le luxe va continuer à monter, donc on va mettre en place le produit là-dessus. On est d'accord quand même ?
Ça ne reste pas que de la technique, il y a quand même de l'analyse. C'est les deux et c'est pour ça qu'on s'est associé également avec VIA AM, pour bénéficier de leur recherche. VIA nous envoie tous les mois une sélection de valeurs, par exemple, qui ressortent bien dans leur système de scoring. </p><p>Ça nous permet de pouvoir sélectionner des sous-jacents qui sont attractifs en termes de valorisation, en termes de création de richesse, pour aller sur des produits structurés où le sous-jacent a quand même plus de chance de monter que de baisser. Même si on n'a pas de boule de cristal, évidemment. Juste pour finir, CMF produits de campagne, également des produits personnalisés dédiés à nos clients. Vous faites les deux ?
On crée principalement des produits sur mesure, des produits dédiés à partir d'un cahier des charges. Après, bien sûr, quand on a des produits qui sont référencés dans des compagnies d'assurance-vie, on peut le mettre à disposition d'autres partenaires afin de profiter d'avenants, qui sont par exemple déjà disponibles et ne pas avoir à s'engager sur des tailles trop importantes. Mais on travaille principalement sur du sur mesure... C'est de la haute couture, quoi. </p><p>Compte-titres, assurance-vie luxembourgeoise aussi, par exemple. Et on crée aussi des mandats dans lesquels on peut intégrer des produits structurés.
Soit par exemple des mandats en bancaire ou des FID au Luxembourg, afin de faciliter la vie de nos partenaires, puisque là, du coup, une grosse partie du réglementaire et de l'administratif est délégué à la société de gestion. Et puis, c'est aussi beaucoup plus simple pour le passage d'ordre puisqu'on limite les intermédiaires. Merci Max, c'était très complet. - À bientôt et bonne soirée. - Merci à toi, Stéphane. Au revoir, bonne soirée. </p>