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CMF : 15 ans d’expertise en produits structurés et des solutions clé en main pour les CGP.
Stéphane : Toujours en direct du MidSommer 2025, j’ai croisé ce garçon, on se connaît à peine. Maxime Goin, merci de nous donner quelques minutes pendant cet événement. Tu représentes CMF, tu vas nous parler un peu de CMF, mais tout d’abord, pourquoi le MidSommer ?
Maxime Goin : Le MidSommer, c’est un événement incontournable. C’est devenu un événement incontournable. Bravo à la CNCGP pour l’organisation de cet événement et pour essayer de sortir des sentiers battus. Il faisait très chaud aujourd’hui, mais c’était très agréable. On a pu rencontrer pas mal de monde. C’est toujours l’occasion d’échanger, de revoir des personnes qu’on n’a pas eu l’occasion de voir depuis longtemps.
Stéphane : Avec un nouveau président bordelais.
Maxime Goin : Tout à fait. C’est un événement super. On a hâte aussi d’être ce soir au musée Rodin, et bravo encore aux équipes de la CNCGP.
Stéphane : On va parler produits structurés. On sait qu’il y a un beau consensus de marché et aussi de la profession, chez les CGP, pour utiliser ce produit pour leurs clients. Est-ce que tu veux nous rappeler qui est CMF ?
Maxime Goin : CMF, pour Capital Management France, c’est un groupe composé de deux entités. D’abord CMF, qui est l’entité spécialisée dans la conception de produits structurés sur mesure. Et puis, pour apporter de plus en plus de services à nos partenaires CGP, nous nous sommes associés avec une société de gestion qui s’appelle VIAM, pour bénéficier de leur recherche, concevoir des mandats de gestion et proposer également leur gamme de fonds aux CGP.
En plus des produits structurés que nous créons depuis maintenant 2008, les produits structurés sont notre cœur de métier. C’est une classe d’actifs en pleine expansion, notamment depuis deux ou trois ans grâce à la hausse des taux et avec l’arrivée de nombreux produits à capital garanti.
Nous nous adaptons à tous les contextes. Quand les marchés commencent à être un peu volatils et que tout le monde panique, nous avons des produits beaucoup plus sécurisés. Et quand les marchés sont beaucoup plus ouverts, nous avons des produits sur actions qui peuvent rapporter entre 10 % et 12 %, voire plus, et qui sont dans ce cas-là beaucoup plus plébiscités.
Stéphane : Il y a eu cette période où il y avait des possibilités sur des produits de taux bancaires, en particulier, avec des rendements élevés et un risque extrêmement faible. Cela a attiré beaucoup de gens de ma profession vers ce type de produit. Depuis, les taux ont baissé, on pourrait se dire que c’est moins intéressant. Sauf que non : il y a beaucoup de volatilité, et vous aimez la volatilité.
Maxime Goin : C’est vrai. Dans les produits structurés, il y a plusieurs matières premières. Il y a les taux, notamment pour les produits à capital garanti. Mais la volatilité et les dividendes sont d’autres paramètres qui permettent de pricer les produits structurés.
Plus il y a de volatilité, en général, plus le produit sera attractif, meilleurs seront les coupons ou la protection du capital. Quand il y a de la volatilité, pour nous, c’est également une source d’opportunité parce que les produits structurés sont plus attractifs.
On peut par exemple avoir des coupons qui passent de 10 % à 12 % sur une action. On peut ajouter des barrières de remboursement dégressives afin de compenser une éventuelle baisse du marché et d’améliorer les barrières de protection.
Stéphane : Malgré le fait que le temps avance, si le marché baisse, tu pourrais quand même sortir dans un scénario relativement favorable.
Maxime Goin : Dans les périodes assez turbulentes que l’on a pu avoir au mois d’avril, par exemple, nous avons sorti des produits très attractifs avec de très gros rendements, avec des mécanismes également de best strike. On va prendre comme point de référence le plus bas niveau entre deux dates, par exemple, pour optimiser son point d’entrée a posteriori.
Stéphane : C’est quand même assez magique. Le client attend la date d’entrée, mais entre le moment où il a souscrit et le moment où la date d’entrée réelle arrive, vous prenez la valeur la plus basse pour valider son point d’entrée.
Maxime Goin : A posteriori, on choisit son point d’entrée en tenant le plus bas niveau. C’est assez intéressant. Évidemment, il y a aussi des points d’entrée globalement plus attractifs quand les marchés baissent. On peut aller sur des actions ou sur des indices que l’on ne pouvait pas traiter par le passé.
On a pu, par exemple, faire pas mal de produits sur LVMH ces derniers mois, parce que le luxe a globalement baissé. On a pu également rentrer sur des thématiques dans le pétrole, par exemple, l’énergie, parce qu’il y avait des points d’entrée intéressants. Pour nous, quand les marchés baissent ou qu’il y a de la volatilité, c’est source de nouvelles opportunités.
Stéphane : La mécanique vous permet de faire cela. Après, il reste quand même l’analyse de conviction. On voit que le luxe a baissé, donc on pense que le luxe va continuer à monter, et on met en place le produit là-dessus. Cela reste quand même pas seulement de la technique, il y a aussi de l’analyse.
Maxime Goin : C’est les deux. C’est pour cela que nous nous sommes associés avec VIAM. Nous bénéficions de leur recherche. VIAM nous envoie tous les mois une sélection de valeurs qui ressortent bien de leur système de scoring. Cela nous permet de sélectionner des sous-jacents attractifs en termes de valorisation et de création de richesse, pour aller sur des produits structurés où le sous-jacent a quand même plus de chances de monter que de baisser, même si nous n’avons pas de boule de cristal.
Stéphane : Juste pour finir, CMF produit des campagnes, mais aussi des produits personnalisés dédiés à vos clients ?
Maxime Goin : Principalement des produits sur mesure, des produits dédiés à partir d’un cahier des charges. Bien sûr, nous avons aussi des produits référencés dans des compagnies d’assurance vie, que l’on peut mettre à disposition d’autres partenaires afin de profiter d’avenants déjà disponibles et ne pas avoir à s’engager sur des tickets trop importants. Mais nous travaillons principalement sur du sur-mesure.
Nous créons aussi des mandats dans lesquels nous pouvons intégrer des produits structurés, par exemple des mandats bancaires ou des FID au Luxembourg, afin de faciliter la vie de nos partenaires. Dans ce cas, une grosse partie du réglementaire et de l’administratif est déléguée à la société de gestion. C’est aussi beaucoup plus simple pour le passage d’ordre.
Stéphane : On limite les intermédiaires. Merci Maxime, c’était très complet. À bientôt.
Maxime Goin : Merci, bye.