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Entretien avec Antoine Dumont sur En quoi les thématiques durables répondent-elles au monde qui change ? Zoom sur Ecofi.
Antoine Dumont : Le monde vers lequel on va sera très différent du monde duquel on vient.
Il y a deux raisons principales qui nous amènent à considérer que le monde vers lequel on va sera très différent du monde duquel on vient.
La première, c’est que nous allons devoir réduire drastiquement notre dépendance aux énergies fossiles, qui dominent encore très largement le mix énergétique mondial à plus de 80 %. Or, le monde moderne repose essentiellement sur les énergies fossiles, mais ce sont également les énergies fossiles qui ont contribué à cette crise climatique que nous connaissons et qui, à long terme, sera insoutenable.
Le deuxième point, c’est le fait que la globalisation marchande, qui a été le système dominant depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, a été percutée par deux événements : la pandémie de Covid et l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Ces événements ont mis en exergue les fragilités et les vulnérabilités de nos systèmes économiques interconnectés, et donc la nécessité de regagner en autonomie stratégique.
Face à ces grands enjeux, nous considérons que les thématiques durables apportent des réponses extrêmement concrètes, que ce soit autour de l’efficience énergétique, de la gestion des flux dans les villes, des matériaux de construction ou encore de la mobilité bas carbone.
Cela concerne également les énergies renouvelables, de l’amont à l’aval, des infrastructures jusqu’à la production d’énergie bas carbone, ou encore la gestion des ressources, que ce soit le traitement de l’eau, la gestion des déchets ou leur valorisation, pour ne citer que quelques exemples.
Les thématiques durables ont connu des périodes de très nette surperformance, notamment entre 2018 et 2021, suivies de périodes de très nette sous-performance, dans un contexte que l’on connaît bien : un contexte de remontée des taux, qui a impacté les sociétés de croissance avec des niveaux de valorisation élevés.
Pour autant, nous pensons aussi que les marchés sont beaucoup plus courts qu’ils ne l’étaient par le passé et sur-réagissent à la hausse comme à la baisse. On a vu une complexification des marchés financiers depuis une vingtaine d’années, avec la montée en puissance des produits synthétiques et de la gestion passive.
Cette complexification est venue perturber les mécanismes de révélation des prix sur les marchés financiers, créant à court terme un décalage entre le prix et la valeur des actifs.
L’idée est véritablement de dire qu’à long terme, le fondamental se révèle, et que les sociétés positionnées sur des thématiques de croissance durable sont celles qui seront portées dans les années à venir.
C’est évidemment l’objectif des fonds Ecofi : identifier à la fois les secteurs et les sociétés, au sein de ces secteurs, qui seront portés par les vents très puissants qui seront à l’œuvre dans le futur.
Nous mettons principalement en avant trois fonds pour nos partenaires CGP.
Le premier est Ecofi Agir pour le Climat, un fonds multi-actifs européen à dominante actions. C’est un fonds singulier sur la place, car c’est le seul fonds du marché triplement labellisé : label ISR, label Greenfin et label Finansol sur la partie solidaire de ce fonds.
Nous mettons également en avant le fonds Ecofi Enjeux Futurs, un fonds actions international positionné sur des mégatendances durables, avec trois thématiques autour de l’homme et trois thématiques autour de la planète.
Ces deux fonds article 9 ont la particularité, par leurs thématiques très engagées, d’embarquer des biais sectoriels assez forts, totalement assumés. Cela leur permet d’être des contrepoids naturels dans les allocations, parce qu’ils sont positionnés sur des moteurs et des catalyseurs de performance différents.
Enfin, nous mettons également en avant un fonds qui s’appelle Ecofi Smart Transition, qui coche beaucoup de cases.
C’est un fonds actions zone euro, labellisé ISR et article 9, investi sur des sociétés alignées avec la trajectoire 1,5 degré des accords de Paris. C’est aussi un fonds dont l’objectif est de prendre le risque relatif le plus faible possible par rapport à l’indice de référence.
Autrement dit, c’est un fonds quantitatif qui vise à minimiser l’écart de suivi. Sur longue période, il permet de faire la performance des marchés européens sans pour autant être exposé aux pétrolières intégrées, au charbon, au tabac ou aux armements controversés.
Notre filtre extra-financier, avec notre méthodologie Prisme, encapsule ce fonds, et les partenaires CGP connaissent notre niveau d’exigence sur les questions de finance durable.