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L’interview Patrimonia de Philippe Delhotel, directeur général délégué et Line Blavier, directrice de la distribution.
Stéphane : En direct de Patrimonia 2025. Merci de recevoir ce matin Lily et Philippe d’Altarea IM. Lily, est-ce que tu peux nous faire un petit point d’étape ? Et d’abord, comment se passe ce Patrimonia ? Vous êtes contents d’être là cette année ?
Lily : Nous sommes très heureux d’être là cette année, comme d’habitude. C’est une occasion inespérée pour nous de rencontrer l’ensemble de nos partenaires et de te voir aussi, cher Stéphane. Nous sommes très heureux.
Stéphane : Deux ans pour Alta Convictions. Un petit point d’étape, s’il te plaît.
Lily : Deux ans en effet pour Alta Convictions, deux ans de dur labeur, plus de 2 000 associés. Nous venons enfin de dépasser le cap des 100 millions d’euros de capitalisation. Ce sont 100 millions d’euros collectés de manière 100 % indépendante, uniquement via des CGP. Et ce sont 100 millions d’euros investis en France, un peu en Europe également, sur des actifs diversifiés.
Stéphane : Philippe, vous faites partie des néo-SCPI, il faut se le dire, elle n’a que deux ans. Comment cela se passe au niveau de la performance ? Il y a un consensus aujourd’hui chez mes confrères qui est de dire : la SCPI est jeune, il y a de la performance. Comment allez-vous faire pour la faire perdurer ?
Philippe : Tu viens de résumer tous les enjeux qui nous sont adressés : livrer de la performance immédiate élevée, c’est largement à notre portée. Le momentum nous sert. Mais tout le défi, c’est d’arriver à transformer l’essai sur du moyen et long terme en matière de performance.
Livrer de la performance élevée à court terme, nous sommes dans le pas de 6,5 % net de distribution, nette de fiscalité étrangère, par exemple pour 2025. C’est l’objectif que nous nous étions assigné. Tu verras que nous allons même pousser le curseur à 6,75 % pour l’an prochain, mais pas pour le plaisir de montrer une flèche qui grimpe. C’est le fait d’être capable de le faire sans sacrifier ni les réserves, ni le potentiel de décote du fonds.
C’est le film plus que la photo. C’est cela que nous devons arriver à installer encore dans les prochains mois.
Stéphane : Peut-être faire un petit point sur ce qu’il y a comme actifs dans le portefeuille, mais surtout parler de la dernière acquisition. On est sur de la logistique, je crois.
Philippe : Ta question me fait plaisir, parce qu’on commence à parler d’immobilier et de sous-jacent immobilier, plus que seulement de taux de distribution. Notre métier, c’est l’immobilier.
Nous avons une quinzaine d’actifs. Nous commençons à avoir une vraie granularité du patrimoine. Nous venons de signer, sur cette rentrée, un nouvel actif de logistique, logistique et commerce. Pour l’instant, nous sommes très obsédés par ces deux classes d’actifs et nous restons encore un peu à l’écart du bureau.
Sur la partie logistique, nous venons de signer une acquisition entre Reims et Metz. Nous avons pris la partie logistique adossée à une entreprise qui est juste à côté et qui est le spécialiste du packaging cosmétique, leader mondial du packaging cosmétique. Nous allons assurer la logistique pour le compte de cet utilisateur.
Stéphane : J’imagine que c’est au cœur de zones de transport entre Allemagne, Benelux et France.
Philippe : Ce que nous voulons, même sur la partie logistique où, par définition, on ne peut pas être en cœur de ville, c’est être à chaque fois au cœur des réseaux autoroutiers centraux. Il ne faut pas se tromper de match.
Pour moi, ce n’est surtout pas le moment de prendre du gros risque immobilier. Je le dis depuis le début, donc je ne vais pas changer de religion en plein milieu du gué. Le fait de ne pas prendre un gros risque immobilier aujourd’hui, avec la montée des taux, est très rémunérateur et, à mon avis, plus certain, plus protecteur de moyen et long terme en matière de perspective.
Stéphane : C’est quand même une culture chez Altarea de connaître un peu son marché immobilier depuis quelques années. Ce n’est pas un petit groupe qui démarre. On a parlé de ce qui est en cours ou vient d’être signé. Lily, est-ce que tu peux nous lâcher deux ou trois informations sur l’avenir ? Vers quoi allez-vous vous tourner ?
Lily : Alta Convictions est une SCPI diversifiée, mais je préfère peut-être le terme opportuniste agile. Nous n’hésitons pas à être très thématiques par période. Nous nous sommes lancés sur le commerce, nous avons mis un pied dans l’activité, nous avons pénétré la logistique cet été avec trois beaux actifs.
La prochaine acquisition revient à nos fondamentaux : du commerce un peu partout en France, puisque nous avons plusieurs actifs de commerce essentiels, de commerce alimentaire. Je n’ai pas encore le droit de te donner tous les détails, mais nous revenons à notre cœur de cible : du commerce bien placé, porteur de performances, à la fois en termes de distribution et de valorisation future.
C’est toujours la même histoire : embarquer nos associés investisseurs sur des actifs bien placés pour créer de la performance à court, moyen et long terme.
Stéphane : Est-ce qu’il y a des secteurs que vous excluez dans le commerce, ou êtes-vous vraiment opportunistes jusqu’au bout ? Philippe a dit que vous excluiez plutôt le bureau pour l’instant.
Lily : Pas dans le commerce. Dans le portefeuille d’Alta Convictions aujourd’hui, nous avons du retail park, du centre commercial à ciel ouvert, du pied d’immeuble en ville. Nous ne refusons rien en termes de commerce. Notre credo en termes d’investissement, c’est toujours l’emplacement, la valeur court terme et surtout la valeur long terme.
Stéphane : Merci beaucoup à tous les deux et bon salon.
Lily et Philippe : Merci Stéphane.