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Analyse des tendances marchés actions : Economie & élections aux US, banques centrales, Chine... Le point marchés d'Auris Gestion.
Auris Gestion : Alors, c’est évidemment une bonne nouvelle compte tenu des craintes de récession apparues pendant l’été. L’économie américaine continue de bénéficier de la consommation des ménages et d’une certaine vigueur de l’activité dans les services.
Le rapport sur l’emploi a lui aussi rassuré les investisseurs, mais nous soulignons encore que les données sont peu fiables, avec des révisions régulières et fortes des chiffres passés, tantôt à la baisse et tantôt à la hausse. Nous ne crions donc pas victoire trop vite, notamment eu égard au ralentissement économique en Europe et en Chine. À l’image de la Fed, nous sommes data dépendants.
Il nous semble que le résultat des élections américaines est plus incertain que jamais, avec deux candidats qui sont au coude-à-coude dans les sondages, même s’il est vrai que Trump a l’air d’avoir une meilleure dynamique en cette fin de campagne.
Surtout, le risque qu’aucun candidat ne soit déclaré vainqueur le soir de l’élection ne doit pas être minimisé. On pourrait donc assister à un recomptage des voix dans certains swing states, comme la Pennsylvanie notamment.
Enfin, il est aujourd’hui difficile d’estimer les conséquences économiques du programme de Donald Trump. Les baisses d’impôt sont évidemment favorables aux entreprises, mais les tarifs douaniers et la baisse de l’immigration sont inflationnistes et potentiellement néfastes pour la croissance dans un premier temps.
En ce sens, le risque Harris est plus modéré, car la probabilité qu’elle remporte le Sénat et la Chambre des représentants est limitée. Elle ne pourra pas passer toutes les mesures qui seraient plutôt néfastes aux marchés boursiers. Nous n’excluons donc pas une période de volatilité autour de l’élection, d’autant que les marchés actions sont au plus haut.
Oui, les banques centrales soutiennent les marchés, comme nous l’anticipions. La Fed a d’ailleurs baissé ses taux de 50 points de base en septembre, car les risques étaient désormais équilibrés entre l’inflation et l’augmentation du chômage.
Depuis l’embellie de la macroéconomie américaine, les investisseurs ont légèrement modéré leurs attentes de baisse de taux, mais elles sont désormais en ligne avec celles de la Fed.
Du côté de la BCE, elle souhaitait initialement faire une pause en octobre et ne pas baisser les taux, car l’inflation était censée repartir à la hausse d’ici la fin d’année. Mais c’était sans compter sur la faiblesse de l’activité en Europe et la chute brutale de l’inflation en septembre sous l’objectif de 2 % de la BCE.
Elle est donc obligée de baisser à nouveau les taux en octobre et devrait en faire autant lors des quatre prochaines réunions. Cela devrait être favorable à la reprise du cycle économique.
Le gouvernement chinois a enfin pris des mesures de relance monétaire significatives. Il y avait urgence à agir au vu de la faiblesse des indicateurs avancés ou de la contraction de la masse monétaire.
Cet ensemble de mesures nous semble convaincant, mais il doit être accompagné d’un plan de relance budgétaire pour créer un choc de confiance. Cela devrait arriver d’ici la fin d’année, mais pour le moment, les investisseurs restent un peu sur leur faim.
Depuis le virage de la banque centrale chinoise, certains indicateurs d’activité semblent s’améliorer. Cela demande néanmoins confirmation.