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Bilan et résultats en gestion d'actifs : « Générer de la performance quel que soit le cycle économique, tout en maitrisant le risque ». Le point sur la gamme de gestion flexible..
Stéphane : Messieurs, bonjour. Je reçois une belle société de gestion, Amplegest, avec deux camarades que je connais bien parce qu’on a souvent l’occasion d’échanger ensemble. Cédric, parle-nous un peu de Patrimonia. Pourquoi Amplegest vient à Patrimonia et comment ça se passe globalement ?
Cédric : Bonjour Stéphane. C’est très important pour une société de gestion comme Amplegest d’être à Patrimonia. Cette année, nous avons deux actualités. D’abord, nous portons la marque OCTO sur la partie obligataire, avec une actualité forte sur deux fonds Rendement 2027 et 2029.
L’autre grosse actualité, plus structurelle, c’est de venir avec Anthony pour parler de la gamme NOVA. C’est une gamme innovante sur la gestion flexible, avec un challenge assez important : générer de la performance, quel que soit le cycle économique, tout en maîtrisant le risque. Cela paraît simple, mais au final, c’est assez compliqué, et Anthony va nous en parler.
Stéphane : Anthony, est-ce que tu peux nous parler de la stratégie et du process de cette multigestion ?
Anthony : Salut Stéphane. L’objectif est ambitieux. Cédric l’a très bien dit : générer de la performance dans la durée, à travers les cycles, et dans un cadre de risque maîtrisé. On pourrait comprendre cela comme l’objectif de beaucoup de gestions diversifiées, mais nous avons vocation à l’assumer vraiment dans la flexibilité, dans la durée.
Nous avons mis en place un process sur trois piliers bien structurés. D’abord du quantitatif, qui nous permet de suivre la psychologie des investisseurs de manière très réactive. Ensuite, un scénario macro conjoncturel, où l’on raisonne sur une évolution à trois ou six mois : où va aller le marché, comment la psychologie peut se déformer. Enfin, une recherche d’opportunités à long terme, sur cinq ou dix ans, pour se saisir des opportunités et des mauvaises valorisations dans certains segments du marché, à certains moments, afin de construire des positions de long terme.
La combinaison de tout cela nous donne une capacité réactive dans le cycle et une allocation vraiment flexible et évolutive.
Stéphane : Justement, Anthony, parlons du contexte. Derrière, il y a des CGP à qui il faut expliquer qu’une baisse de taux n’est pas forcément bonne pour leur fonds euro, mais peut être très opportuniste pour leurs fonds obligataires. Ce n’est pas toujours intuitif. Parle-nous de ce contexte et de votre stratégie.
Anthony : La toile de fond macro, pour nous actuellement, c’est que nous avons eu globalement, sur l’été, un stress de ralentissement de la croissance mondiale, notamment de la croissance américaine. Aujourd’hui, nous n’adhérons pas du tout à ce stress. Nous avons une conviction assez forte sur le fait que la croissance américaine reste robuste.
Certes, il y a une normalisation dans le marché de l’emploi, mais elle est assez normale, liée à une période préélectorale et à des facteurs climatiques et conjoncturels cet été. Dans les faits, nous restons exposés à la dynamique du cycle américain.
Nous restons aussi très favorables à certains cycles économiques locaux dans les marchés émergents, notamment en Asie du Sud-Est, en Inde et en Indonésie. Nous allons chercher ces expositions-là. Le but est d’avoir des poches de croissance dans nos allocations qui soient décorrelées entre elles. C’est plutôt le cas, parce que les économies citées dans les émergents reposent sur des marchés domestiques très forts, avec l’émergence de consommateurs locaux et une dépendance très limitée aux flux d’investisseurs étrangers.
Cela nous offre des allocations actions attrayantes. À côté de cela, nous allons chercher de la diversification plutôt sur la devise, actuellement sur le dollar. Nous avons été très réactifs cet été pour en rentrer, et globalement, nous aimons le dollar actuellement, que nous considérons sous-valorisé, parce que la croissance américaine devrait réserver des nouvelles plutôt positives.
Stéphane : Cédric, concrètement, ça donne quoi ces trois profils ?
Cédric : Ces trois profils ont un SRI qui démarre à 2, puis 3 pour le fonds flexible NOVA Flexible, et 4 pour le fonds le plus dynamique. Cela permet d’avoir une lecture assez simple de la gamme : 2, 3, 4. Naturellement, on monte proportionnellement en termes de risque, et l’on va chercher des performances plus ou moins en corrélation potentielle avec ce risque.
Si l’on regarde le fonds central, NOVA Flexible, il faut se focaliser sur 2024. Il y a eu tout un travail de réorganisation de la gamme, notamment en 2023. L’opérationnel de gestion est vraiment en place depuis le deuxième semestre 2023, avec des réglages réglementaires et de gestion.
Le fonds central, SRI 3, NOVA Flexible, affiche depuis le début de l’année une performance nette de 7 % sur 2024, avec une excellente gestion des risques. Aujourd’hui, l’exposition n’est que de 50 %. Nous ne sommes pas à fond sur les actions, et pourtant nous avons cette performance de 7 % depuis le début de l’année.
Stéphane : Bravo. Messieurs, merci beaucoup. Je vois que vous rénovez avec de l’existant, donc on est sur du savoir-faire au service du nouveau. C’est parfait. Bon salon à vous.
Cédric : Merci.
Anthony : Merci.