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Entretien exclusif sur « Grâce à ses fondamentaux solides, Pierval Santé a montré sa résilience face à des vents contraires ». de Thierry Scheur lors de la Convention..
Benjamin : Rebonjour. Nous sommes au vingtième anniversaire de la convention de l’ANACOFI. Cette fois-ci, nous allons parler de santé. Nous avons le plaisir de recevoir Thierry Richard, directeur général opérationnel d’Euryale Services, qui représente la société de gestion Euryale. C’est bien ça ?
Thierry Richard : Tout est bon.
Benjamin : C’est pour la promotion de la SCPI Pierval Santé. Là aussi, tout est dit dans le nom.
Effectivement, Pierval Santé, on va en parler. La thématique santé, le marché de la SCPI : on a déjà évoqué avec quelques-uns de tes confrères depuis ce matin un marché un peu chahuté, avec quelques baisses de prix de part assez conséquentes sur certains véhicules.
Comment s’est passée l’année pour Pierval Santé, votre véhicule amiral ? Comment cela se passe-t-il sur la thématique santé ? Et quels résultats pouvez-vous nous annoncer puisqu’ils ont été publiés ?
Thierry Richard : L’année a effectivement été fortement chahutée. Nous n’avons pas échappé à cette tempête. Il y a eu des courants contraires et des vents contraires, donc il fallait faire face.
Je pense que nous avons montré à ce moment-là que la santé avait une résilience assez importante, puisque nous sommes sur des fondamentaux solides. C’est cela qui est important : revenir à l’origine des SCPI, au sous-jacent. Et le sous-jacent, le secteur de la santé, est encore une fois très structuré aujourd’hui et en manque d’équipements.
Nous sommes donc sur un potentiel de développement et une profondeur de marché très importants, d’autant que nous n’avons pas hésité à pousser les frontières pour être aujourd’hui présents dans neuf pays.
Sur les résultats, nous sommes assez fiers, et merci à tous ceux qui nous font confiance. Nous avons d’abord passé le cap des 58 000 associés. Nous sommes vraiment très fiers de cela, pour atteindre maintenant plus de 3,2 milliards d’euros de capitalisation.
Benjamin : Cela vous place dans les dix plus grosses capitalisations en matière de SCPI, sachant que tu es challenger dans ces grosses capitalisations, qui sont plutôt des SCPI de réseaux bancaires.
Thierry Richard : Exactement. La commercialisation par les réseaux bancaires s’est plutôt très affaiblie parce que le crédit était à taux. Là aussi, nous avons pu tirer notre épingle du jeu aux côtés de grands confrères et néanmoins amis.
En termes de résultats pour Pierval Santé, nous n’avons pas du tout baissé le prix de part, puisque toutes les positions que nous avions prises ont vraiment bien tenu le coup. Nous avons eu une petite baisse liée aux expertises, encore une fois, on ne peut pas le négliger, mais elle n’a pas eu d’impact sur le prix de part.
Nous avons une valeur de reconstitution quasiment stable par rapport à celle affichée au 30 juin, à quelques centimes près. Nous sommes à un écart de 2,16 %, si ma mémoire est bonne, par rapport au prix de souscription. Nous estimons donc que nous sommes plutôt bien, d’autant que les perspectives sont intéressantes.
Nous avons affiché un taux de distribution de 5,10 %. Le TRI sur dix ans a désormais dépassé les 4 %, puisqu’il est à 4,14 %. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Benjamin : Les expertises avérées préjugent peut-être des compétences à venir. C’est plutôt de bon augure. La santé reste d’abord un secteur d’investissement d’avenir, avec le vieillissement de la population. Une pandémie demain, qu’on ne souhaite pas, remettrait mécaniquement la santé sur le devant de la scène. Cela a du sens dans une brique d’allocation, avec d’autres secteurs.
Thierry Richard : Si je peux me permettre, il y a deux piliers véritablement importants sur la santé. D’abord, l’économie de la longévité : le vieillissement, et comment on s’organise autour de cette économie-là. Ensuite, la façon dont on consomme la santé différemment.
On voit émerger de nouvelles technologies, mais aussi de nouveaux comportements. La chirurgie ambulatoire, par exemple, nécessite des établissements configurés différemment.
Benjamin : Vous êtes très diversifiés sur le plan géographique : la France au départ, mais aussi beaucoup l’Allemagne, l’Irlande, les Pays-Bas, et même le Canada.
Thierry Richard : Absolument. Nous avons traversé l’Atlantique parce que là-bas, l’économie est extrêmement solide. Au niveau des notations financières, c’est important. Il y a aussi un équilibre entre les pouvoirs publics et le privé, qui est nécessaire dans notre intervention. Le privé ne pourra rien faire sans l’appui du public, et inversement. Il faut vraiment se donner la main pour évoluer.
Là, nous avons trouvé chaussure à notre pied, parce qu’il y a un potentiel de marché extrêmement important. Nous sommes encore peu nombreux là-bas sur la santé. Nous sommes les pionniers, mais il y a une profondeur de marché extrêmement importante et des besoins en équipements également très importants. Nous y contribuons à notre modeste niveau, mais de façon très concrète.
Benjamin : Je vais faire un petit teasing. Je crois que vous êtes sur le point d’annoncer une nouveauté.
Thierry Richard : On ne peut rien cacher. Nous avions déjà annoncé en septembre dernier que nous réfléchissions à ce sujet. De la réflexion, nous sommes passés à une idée. L’idée est devenue un projet. Le projet n’est pas encore une réalisation, mais je pense que nous sommes bien partis.
L’idée, c’est d’aller chercher des opportunités sectorielles et géographiques, toujours avec une connotation santé forte. Mais je ne vous en dirai pas plus, parce qu’il faut quand même garder un peu de suspense.
Benjamin : Dernière chose, je crois aussi que vous allez annoncer très prochainement, avec certains de vos confrères et amis, un roadshow sur l’immobilier. Est-ce que vous voulez nous en dire un peu plus ?
Thierry Richard : Oui. Cela nous paraissait très important aujourd’hui de remettre l’église au milieu du village. On a entendu beaucoup de choses sur l’immobilier et les SCPI : ce qui était encensé avant-hier serait complètement détruit aujourd’hui, puis finalement on se dit qu’on pourrait peut-être revenir sur ce marché.
Remettons les choses à plat. Nous avions aussi envie de reprendre la route, de revenir devant nos amis conseillers pour échanger, partager et expliquer. Nous avons constitué un collège de cinq sociétés de gestion de SCPI très entrepreneuriales : Sogenial, Atream, Urban Premium, Advenis et nous-mêmes.
Nous nous entendons bien, et surtout nous sommes complémentaires. On pourrait presque parler d’une allocation clé en main. En 2024, le maître mot est de pouvoir pousser des allocations. Cela n’empêche pas les allocations avec des SCPI thématiques, puisque nous venons principalement de citer des SCPI thématiques, ni les SCPI diversifiées, qui ont aussi leur raison d’être.
Il est important de proposer des solutions. J’ai souvent l’habitude de m’exprimer en termes de solutions et de résolution plutôt qu’en termes de perspectives un peu fumeuses. Nous sommes là sur du concret : comment répondre aujourd’hui à quelqu’un qui cherche à la fois de la diversité et de la complémentarité dans les différentes composantes de son allocation.
Ce roadshow va se déployer sur dix dates, dans dix villes en France, entre avril et juin. Il s’appelle “La Pierre qui vit”, parce que pour nous, la pierre, c’est tout sauf figé.
Benjamin : On vous souhaite évidemment beaucoup de monde lors de votre roadshow. C’est la troisième saison, donc cela veut dire que cela a déjà bien marché. Et plein de bonnes choses pour votre SCPI phare, Pierval Santé. Nous attendons avec impatience la naissance de cette nouvelle SCPI.
Thierry Richard : Vous serez convié au baptême.
Benjamin : Avec grand plaisir. Merci beaucoup Thierry, belle convention ANACOFI et à très bientôt sur Zoom Invest.
Thierry Richard : À très bientôt, merci.