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Sabine Lopresti présente HMG Japan, un fonds lancé pour capter le réveil du marché japonais et le potentiel de revalorisation des sociétés décotées.
<p>Bonjour à tous et bienvenue sur Zoom Invest, dans ce nouvel épisode de Face à face, l'émission dans laquelle nous recevons des gérants et nous leur posons des questions pour essayer de décortiquer leurs expertises. Bonjour Sabine, bienvenue ! Bonjour Gérald, merci de m'accueillir. De rien, je vous en prie. Alors, première question, est-ce que vous pouvez nous dire quelques mots sur HMG Finance et nous rappeler ce que vous faites et quel encours vous gérez et ainsi de suite ? Tout à fait. HMG Finance est une petite société de gestion de portefeuille indépendante. On gère un peu moins de 500 millions d'euros, avec une équipe d'une douzaine de personnes, 7 ou 8 OPCVM. Et donc, plus récemment, le fonds HMG Japan.
</p><p>Tout à fait, un nouveau fonds dans la gamme, c'est vrai qu'on vous attend pas forcément sur cette géographie, puisque vous êtes connu évidemment pour les petites et moyennes valeurs, pour votre façon de gérer assez particulière, les émergents également, mais là, on est ni dans l'un ni dans l'autre. Pourquoi vous avez décidé de vous lancer sur cette géographie qui est un peu méconnue, peut être, des investisseurs classiques français, alors qu'il y a plein de choses à faire ? Tout à fait. Alors, pourquoi le Japon ? On va partir d'un constat relativement simple. La consommation repart, le pays sort de la déflation, le Yen est à un niveau historiquement bas, les sociétés communiquent de plus en plus en anglais.
Et puis, pour la première fois en 2023, donc depuis 1990, le Nikkei a enfin retrouvé son niveau de 1990. </p><p>Donc, il y a quelque chose, effectivement, qui se passe en ce moment au Japon depuis quelques temps, depuis deux ans, effectivement, sur les performances. Donc, il y a un aspect opportuniste, je dirais, pour aller saisir de nouvelles choses qui se produisent là-bas. Tout à fait, ça fait 30 ans qu'il ne se passait quasiment rien au Japon, et là, on sent avec les observations que nous faisons depuis un an, un marché qui frémit.
Ok, et qu'est-ce que vous pensez, vous, en tant que HMG Finance, pouvoir apporter, par rapport à votre expertise, votre habitude de gestion, vos process, sur ce marché qui, encore une fois, est particulier et bien différent de ceux que vous connaissez jusqu'à présent ? Alors, comme vous le savez, chez HMG Finance, on a une expertise depuis plus de 30 ans maintenant, sur la gestion des petites et moyennes capitalisations fortement décotées. </p><p>Et justement, au Japon, c'est ce qui nous a intéressé depuis plus d'un an, c'est que malgré la forte progression des grandes capitalisations en bourse, les petites et moyennes devraient suivre, mais le démarrage se fait un peu plus lentement.
Et il y a surtout un déclencheur assez fort, qui est, que le Tokyo Stock Exchange, qui joue à la fois le rôle de place de marché et de régulateur, a mis en place un certain nombre de réglementations, pour pousser les sociétés à se revaloriser, parce qu'actuellement, on estime qu'environ la moitié des sociétés de la cote, qui compte un peu plus de 3000 à 4000 sociétés, cote en-dessous de sa valeur d'actifs net comptable. Alors, du coup, ça, c'est effectivement pas quelque chose de nouveau sur le marché japonais. On en entend parler depuis des années, que c'est pas vraiment valorisé. </p><p>Donc, c'est cet effet régulation qui peut recréer ce rattrapage de valorisation selon vous ? Oui, tout à fait. Il y a une forte incitation...
Alors, la prise de conscience a eu lieu en 2020, si ma mémoire est bonne. Mais la pression a été mise début 2024, très précisément, écrit noir sur blanc par le TSE, pour participer à la revalorisation des sociétés, que ce soit par des rachats d'actions, des OPA ou toute autre opération, visant à mieux valoriser les sociétés, qui cotent en bourse et qui ont énormément de cash, parfois plus que leur capitalisation boursière. Et c'est une anomalie capitalistique que nous cherchons à exploiter. Je rappelle pour ceux qui nous écoutent, le TSE : Tokyo Stock Exchange. Tout à fait. Peut être une petite précision puisque vous nous avez parlé des petites et moyennes capitalisations, qui sont très nombreuses sur cette cote japonaise.
</p><p>Est-ce que ça veut dire que dans HMG Japan, on doit s'attendre à avoir un portefeuille Small & Mid, ou avec une coloration Small & Mid, comment vous avez commencé à le positionner ? Le portefeuille actuel compte un peu de toutes sortes de capitalisation parce que de toute façon, cette réglementation s'applique à tous les secteurs et toutes les tailles de capitalisation. Mais effectivement, il y a une teinte un peu plus prononcée sur les petites et moyennes capitalisations parce qu'elles sont actuellement beaucoup plus décotées. Un peu comme ce qui se passe en France par rapport aux grandes capitalisations. Sur l'organisation, donc vous êtes la gérante de ce fonds. Vous avez un analyste pour vous aider ?
Comment vous vous êtes organisée par rapport à ça ? En effet. Donc, je suis la gérante du fonds, mais je vais être aidée par un analyste britannique avec qui nous travaillons, qui, lui... </p><p>Qui n'est pas japonais, donc ? Qui n'est pas japonais, mais qui a passé un peu plus de 30 années de sa vie au Japon, qui connaît bien le Japon, qui parle japonais, même si aujourd'hui, les sociétés nous disent de plus en plus que ce n'est pas un prérequis pour investir au Japon. Mais il a vraiment une connaissance du terrain, Et puis la gestion, nous la ferons chez HMG, comme nous le faisons avec les autres fonds. Très bien.
Une question qui brûle les lèvres, je pense, à beaucoup d'investisseurs et qui même nous, lorsque nous sélectionnons des fonds japonais ou que nous dessinons nos allocations d'actifs, quand on pense Japon, il y a toujours quelque chose qui vient à l'esprit, c'est : « ah oui, mais si je gagne sur le marché japonais, je vais perdre sur la devise, le yen va se déprécier et donc à la fin, c’est un jeu à somme nulle. </p><p>» Qu'est-ce que vous en pensez et comment vous gérez cette problématique, sachant que vous ne couvrez pas le change dans ce portefeuille, comment est-ce que vous pouvez répondre à ces investisseurs qui peuvent avoir ce risque à l'esprit ? Alors, nous avons deux méthodes pour contrecarrer ça.
La première, c'est que naturellement, aujourd'hui, le yen est à un niveau historiquement bas, donc la marge à la baisse est quand même assez petite. A priori, une revalorisation de la devise devrait être attendue. Et puis une deuxième chose, c'est que, comme nous investissons dans des sociétés particulièrement décotées, le potentiel de progression à la hausse devrait couvrir, plus que couvrir, nous l'espérons en tout cas, toute problématique sur la devise. </p><p>Bon, donc du coup, on peut être un investisseur en zone euro et bénéficier quand même de l'appréciation et des réformes structurelles en ce moment, du marché japonais si je comprends bien ?
Peut être une dernière question qui est, je sais pas si je vais l'appeler piège, mais en tout cas, qui va vous engager un peu. Aujourd’hui, vous avez combien de Japon dans votre portefeuille personnel ? Bonne question. En pourcentage, pas en montant. Oui, oui, pour l'instant, encore relativement faible, je dirais autour de 2%. Ok, donc plutôt sous-pondéré. Il va falloir vous mettre à la neutralité. Oui, tout à fait, tout à fait, le fonds existe... Nous avons lancé le fonds le 23 janvier 2025. Il est encore relativement récent. Il est déjà en configuration de course en termes de construction de portefeuille où il est encore à peaufiner ? Il est encore à peaufiner. </p><p>Pour l'instant, il est investi à hauteur de 40% seulement.
Donc, nous avons déjà travaillé sur la constitution du portefeuille. Les idées sont là, l'investissement se fait progressivement, et de même pour mon investissement personnel. Et alors, finalement, ce n'était pas la dernière question, mais ce que vous me dites sur la constitution du portefeuille me pose cette fois-ci, j'espère, une dernière question. 40% aujourd'hui, est-ce que vous allez gérer ce fonds avec un petit volant de cash, éventuellement, où il sera pleinement investi ? L'idée, c'est plutôt de l'investir pleinement, parce que le potentiel est véritablement là. On l'a déjà constaté sur les positions qui sont en portefeuille actuellement.
Mais nous nous réservons effectivement toujours une petite poche de cash au cas où, entre 0 et 5%. </p><p>De toute façon, le fonds peut être débiteur à hauteur de 10%, si jamais il y avait besoin. Voilà. Parfait ! Merci beaucoup Sabine ! Je vous en prie Gérald, merci à vous. Merci, et merci à tous de nous avoir suivis et nous vous donnons rendez-vous pour une nouvelle émission de face à face sur Zoom Invest. </p>