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À Patrimonia 2025, Thomas Chandat revient sur la dynamique des produits structurés, leur montée en maturité et les solutions proposées par Natixis CIB aux CGP.
À Patrimonia 2025, Thomas Chandat, Cross Asset Sales Produits Structurés, revient sur la place prise par les produits structurés dans les allocations des CGP. Il décrit une classe d’actifs désormais plus mature, mieux encadrée et plus lisible pour les partenaires.
L’entretien aborde aussi le contexte de marché, la manière dont les solutions sont construites et les possibilités de produits dédiés, y compris pour des enveloppes sur mesure lorsque le cahier des charges le permet.
Je suis bien content, on va parler maintenant d'une classe d'actifs que j'aime beaucoup, qui m'est chère, les produits et les solutions structurées avec un petit acteur qui démarre, Natixis CIB. C'est évidemment une blague pour ceux, s'il y en a dans notre profession, qui ne vous connaissent pas. Thomas, merci de me rejoindre pour ce Patrimonia 2025.
Comment tu sens un peu ce salon et cette version 2025, pour commencer ? Très bien. Très beau salon, dynamique, beaucoup de partenaires qu'on avait envie de revoir et qui sont là, on est ravi, que ce soit les inspecteurs chez les assureurs ou que ce soit nos amis CGP qui sont présents aujourd'hui en nombre. C'est toujours un moment particulier d'être à Lyon.
Allez, avant de parler des opportunités, est-ce que tu es d'accord de me faire un petit bilan à mi-année chez Natixis, chez les clients dans le business de la structurée ? Le bilan à mi-année est plus que positif. Les produits structurés, c'est humblement la classe d'actifs la plus plébiscitée cette année, comme c'était déjà le cas l'année dernière, par les CGP.
On a à peu près 65 milliards au global, qui ont été placés sur les structurés en 2024. Et 2025, ça s'annonce sur la même tendance. On est ravi de pouvoir faire partie de cette aventure exceptionnelle. Je tiens à le rappeler, c'est des rendements en moyenne actuellement qui sont autour de 8-8,5 %, des rendements annualisés. C'est une classe d'actifs qui plaît beaucoup.
Les performances passées ne présagent pas des performances futures, mais il faut le dire quand même. C'est le constat de ce qu'on a pu faire en 2024 et de ce qui se passe en 2025. Natixis, c'est 15 % de part de marché. Donc c'est... un petit acteur. Ça fait quelques milliards. On est ravi, on est content de pouvoir accompagner les partenaires.
Je le rappelle aussi, c'est important de le dire, on a une ligne directe avec la salle de marché. Les partenaires qui souhaitent travailler en direct avec Natixis, c'est possible. C'est l'équipe Agapan Solutions que je représente aujourd'hui. Très bien. Ça veut dire quoi ? Je te pose la question parce qu'on a un petit peu de temps.
C'est le contexte de marché actuellement depuis 2 ans, 2 ans et demi, 3 ans même, qui offre vraiment ces opportunités en produits structurés ? Ou il a fallu que ma profession se prépare plus peut-être à l'expliquer aux particuliers ? C'est un tout. Je pense que le régulateur a été aussi un moteur important parce qu'il y a eu un cadrage très fort depuis maintenant une quinzaine d'années.
Il y a eu un travail important avec le régulateur, que ce soit les émetteurs ou les intermédiaires, comme les brokers, qui ont beaucoup œuvré pour rendre la classe d'actifs plus visible. - Compréhensible. - Plus compréhensible. On a apporté beaucoup plus de transparence et finalement une standardisation de l'offre. Il y a eu une appropriation de la part des partenaires, des grandes formules, des produits structurés.
Je pense qu'aujourd'hui, la classe d'actifs est mature, assez mûre et les partenaires l'ont adoptée. Il y a encore 10 ans, les produits structurés, c'était quelque chose de marginal dans le portefeuille, dans une allocation. Aujourd'hui, c'est une grande partie des allocations de beaucoup d'épargnants. Évidemment, avec prudence, on le rappelle.
La diversification reste la base. On est en septembre, cette rentrée des classes pour nous aussi. Quel est le market timing ? Qu'est-ce qu'il faut faire en ce moment ? Qu'est-ce qui fonctionne par rapport à ce qui a fonctionné ? Est-ce que c'est la même chose ou est-ce qu'il y a des variations potentielles dans les prochaines semaines ?
Toujours selon toi, on n’a pas de boule de crystal évidemment. Le constat qu'on peut faire avec l'équipe d'Agapan avec Natixis, c'est que le marché actuellement, à la rentrée de septembre, se porte bien. Il n'y a pas eu de choc particulier. Si on fait un petit bilan rapide sur les taux, les taux US, on peut estimer qu'étant donné le contexte, le marché de l'emploi pas exceptionnel, et éventuellement un contexte inflationniste qui peut durer, on ne voit pas une grosse baisse sur les taux aux US.
En Europe, on est sur une tendance plutôt baissière, on voit encore une petite baisse de 25 BP d'ici la fin de l'année. Sur les actions, en revanche, ça va super bien. On est sur un marché extrêmement haut. Le CAC est à 7009. On est quand même sur des niveaux très élevés. Il faut être sélectif soit dans le stock picking, soit aller chercher des thématiques sur lesquelles on peut estimer qu'il y a des relais intéressants.
Le structuré, dans ces conditions de marché, on va avoir les taux qui ne vont pas forcément beaucoup bouger, qui vont rester assez hauts, où les marchés actions peuvent être encore un peu hauts et on se dit "Ah, je ne suis pas sûr de vouloir rentrer maintenant", le structuré, c'est la bonne alternative. C'est la bonne alternative parce qu'on va avoir des mécanismes qui vont nous permettre de s'adapter aux conditions de marché.
Est-ce que tu peux rappeler, pour mes camarades CGP, ceux qui ne connaîtraient pas la classe d'actifs structurés, comment on peut trouver chez vous des solutions ? Quelle typologie de solutions on peut trouver ? C'est compliqué parce que ce sont des solutions qui se créent et se ferment constamment. Mais quelles sont les grandes familles, en une petite minute ?
Tu as raison. Ce sont des enveloppes avec des fenêtres de commercialisation limitées. C'est aussi la force des produits structurés, ce sont des produits construits sur mesure dans des conditions de marché spécifiques, à un instant T. D'où le côté adaptable. D'où côté tout-terrain. On va pouvoir sortir une formule à un moment donné dans des conditions très spécifiques et bénéficier de ces conditions de marché pour lancer une offre sur une durée de commercialisation limitée.
La contrainte, c'est qu'il faut rentrer dans l'offre assez vite et qu'elle n'est pas sur l'étagère toute l'année. Ce qu'on fait généralement, c'est construire soit des produits de gamme qu'on va mettre à disposition chez nos partenaires assureurs. Natixis, on en a régulièrement toute l'année chez nos principaux partenaires assureurs.
On peut avoir des commandes par de gros groupements de CGP, des gros CGP de produits dédiés. Ce sont des produits qui vont ensuite irriguer le marché via leur réseau. Parfois, on a des dédiés qu'on va pouvoir ouvrir, avec l'autorisation du distributeur et de l'assureur. Ça permet de compléter les produits de gamme, et donc, en nous contactant, les partenaires pourront retrouver les produits à disposition, les enveloppes à disposition du moment.
C'est une niche plus réduite, mais une niche qui se développe énormément dans ma profession. On peut aussi dédier un produit pour un client qui a une surface patrimoniale importante ? Bien sûr. Aves ses proratas, avec son mécanisme à lui aussi. On peut impliquer le client pour qu'il comprenne ce qui se passe. Exactement. Nous, on est vraiment une usine.
On est des professionnels de la construction de produits. On va vous orienter en fonction des meilleures conditions du moment et on peut construire des produits sur mesure, avec le cahier des charges du CGP, celui du client final, dans les limites du possible. C'est important de le rappeler parce que c'est intéressant et que recherche une clientèle pas forcément très fortunée mais quand on a quelques clients, le CGP peut venir vous voir pour ses clients.
Pour un émetteur comme nous, il y a des coûts incompressibles, d'émission, de listing, etc. Mais des enveloppes avec Natixis, à partir de 500 000 euros, on va pouvoir faire des produits sur mesure dédiés avec du papier Natixis. Une très belle marque, banque française, il faut le rappeler. Une très belle marque, banque française, il faut le rappeler.
Merci Thomas, c'était complet, précis. Bonne fin de salon. - À très bientôt. - Merci.