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Entretien avec Jérôme Lamarque sur « Notre succès 2024 n’est qu’un début » : la stratégie et les ambitions de Suravenir.
Benjamin : Bonjour, bienvenue dans le Talk Assurance de Zoom Invest. Aujourd’hui, nous recevons Suravenir avec Jérôme Lamarque. Bonjour Jérôme.
Jérôme Lamarque : Bonjour Benjamin.
Benjamin : Vous êtes directeur commercial de Suravenir. Vous êtes arrivé en septembre 2024. Est-ce que vous pouvez nous expliquer le périmètre de votre activité chez Suravenir ?
Jérôme Lamarque : Je suis arrivé, ça ne s’invente pas, la semaine de Patrimonia. Je suis arrivé le lundi et j’étais sur Patrimonia dès le mercredi.
Mon périmètre est très simple. Philippe Jean, l’ancien directeur commercial de Suravenir, a fait valoir ses droits à la retraite. J’ai repris exactement son périmètre. Suravenir, c’est trois activités.
Il y a d’abord l’activité que connaissent le mieux nos clients partenaires CGP : Vie Plus, la fameuse marque emblématique sur le marché des CGP. Nous avons aussi une équipe qui s’occupe de la filière internet, avec nos grands clients internet, pour lesquels nous faisons des contrats, comme Linxea, Yomoni, Meilleurtaux, etc.
Suravenir est aussi une filiale du groupe bancaire Crédit Mutuel Arkéa. Je pourrais citer Arkéa Banque Privée et Fortuneo, qui font partie de la maison. Nous faisons bien évidemment des contrats d’assurance vie et des PER pour la maison. Mon périmètre couvre donc trois activités : les CGP, internet et l’interne.
Benjamin : Les CGP, c’est la partie Vie Plus, très connue dans l’environnement des CGP. Pouvez-vous nous faire un bilan de l’année 2024 ? Il y a eu un regain d’intérêt sur l’assurance vie, avec les taux boostés sur les fonds euros, les obligations, les structurés. Quel est le bilan pour Suravenir ?
Jérôme Lamarque : Je suis arrivé sur une très bonne année, parce que 2024 est une année totalement historique pour Suravenir. Suravenir a fini l’année avec 5,4 milliards d’euros de collecte. C’est énorme, c’est un record historique pour Suravenir.
Pour vous donner des ordres de grandeur, c’est plus 17 % de collecte par rapport à 2023. C’est un niveau totalement incroyable. Après, nous ne sommes pas les seuls : l’année 2024 a été extrêmement faste pour beaucoup d’assureurs. Mais plus 17 %, c’est un très beau taux de progression. Je pense que nous avons encore gagné des parts de marché, notamment sur le marché des CGP, année après année.
Benjamin : Avez-vous une idée de la répartition entre fonds euro et UC ? Sentez-vous que c’est plus le fonds euro qui a capté l’intérêt des partenaires ?
Jérôme Lamarque : Il y a évidemment un regain d’intérêt lié au bonus. Suravenir et Vie Plus ont proposé, et proposent toujours, des bonus sur notre marché. Après, nous essayons de ne pas donner de grands coups de volant.
Je parle notamment de Vie Plus : nous avons des objectifs d’UC assez élevés, au-delà de 50 %, ce qui n’est pas totalement délirant sur notre marché. En revanche, quand les taux étaient plus bas, nous n’avons pas non plus coupé les vannes sur le fonds euro. Nous essayons d’être constants.
Aujourd’hui, nous sommes peut-être plus à l’aise pour investir sur le fonds euro parce que les taux sont remontés, c’est plus confortable. Mais nous voulons éviter de donner des coups de volant, parce que pour l’équilibre global de la compagnie, c’est aussi important d’avoir un équilibre entre euro et UC. Il n’y a pas eu de grande évolution en 2024 à ce niveau-là.
Benjamin : Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur le PER et la retraite ?
Jérôme Lamarque : Le PER est l’un des succès de Suravenir. Cela représente 10 % de la collecte globale. Comme nous avons fait plus de 5 milliards d’euros, cela veut dire que nous avons fait plus de 500 millions d’euros sur les PER. C’est beaucoup. C’est un produit qui a vraiment trouvé son public, et il faut saluer le travail de Vie Plus, qui est le plus gros collecteur de PER pour Suravenir.
Benjamin : Justement, faisons un focus sur Vie Plus, cette filiale dédiée aux conseillers en gestion de patrimoine. Pouvez-vous nous en dire plus, avec quelques chiffres ?
Jérôme Lamarque : Vie Plus, c’est central pour Suravenir. Vie Plus représente 50 % de la collecte globale de Suravenir. Ce n’est pas une petite chose. Nous sommes présents sur le marché des CGP depuis de nombreuses années. Nous avons énormément investi et renforcé l’équipe commerciale.
Nos investissements paient, car année après année, nous gagnons des parts de marché. Cette année, c’est majeur en termes de progression : c’est encore plus fort que l’ensemble de Suravenir, puisque nous sommes à plus 20 % en 2024 par rapport à 2023. C’est un niveau de progression extrêmement fort.
J’ai deux autres sujets de satisfaction. Gestion de Fortune nous a décerné le prix de société de l’année pour Vie Plus, dont nous sommes très fiers. Et pour la sixième année consécutive, nous avons eu le prix Périclès, qui salue la qualité de service de Vie Plus. C’est aussi un prix emblématique pour le back-office, qui est une vraie valeur ajoutée de Vie Plus auprès de ses partenaires CGP.
Benjamin : Ces récompenses sont amplement méritées. Le back-office est central, et peut être irritant quand il ne fonctionne pas. Pour finir, nous sommes mi-mars 2025. Comment se présente l’année par rapport à janvier, février et début mars ? Quelles sont vos ambitions ?
Jérôme Lamarque : Nous aurions aimé faire au moins aussi bien, et c’est très bien parti. Nous ne pouvons pas communiquer sur les chiffres à mi-année, mais les tendances sont très bonnes. J’ai le sourire, donc tout va bien.
Notre plan de marche repose sur deux choses. D’abord, continuer à accompagner nos partenaires actuels. Vie Plus est extrêmement important, donc nous allons continuer à investir sur Vie Plus. Nous avons des idées et une petite nouveauté dont je viendrai vous parler autour de l’été ou de Patrimonia. Elle viendra enrichir nos contrats, avec quelque chose qui ne s’est pas encore vu sur le marché.
Plus globalement pour Suravenir, nous voulons aussi profiter de nos succès et aller voir de nouveaux partenaires, peut-être sur des territoires où nous sommes moins présents. Nous avons quelques belles signatures dans les tuyaux, dont nous ne pouvons pas encore parler, mais qui apparaîtront au cours de l’année 2025. L’idée est de s’appuyer sur notre savoir-faire et notre ADN, tout en allant un peu plus loin. Je pense que 2025 sera encore une très belle année pour Suravenir.
Benjamin : On vous le souhaite. Espérons qu’il n’y ait pas de décision politique qui pourrait freiner le train des épargnants, avec cette problématique de flécher l’épargne vers l’industrie de l’armement. Ressentez-vous des inquiétudes chez les clients, qui peuvent appeler les CGP pour demander si leurs contrats d’assurance vie risquent d’être saisis ?
Jérôme Lamarque : Je n’y crois pas, parce que ce serait vraiment une bombe. Si l’on commence à inquiéter les épargnants, alors que la confiance est centrale, cela peut être embêtant. J’espère que les autorités l’ont bien en tête, et j’en suis convaincu.
En revanche, ces inquiétudes peuvent aussi créer des opportunités. Sur le marché de la défense, il y aura peut-être des produits pour le financement de la défense, des produits qui pourraient être intéressants. C’est quelque chose que nous surveillons de près. Et rappelons que les assureurs détiennent aussi la dette française.
Benjamin : Merci beaucoup Jérôme pour cet échange sur Suravenir et sa filiale Vie Plus. Une très belle année 2024 et, a priori, une belle année 2025 qui se profile. Merci beaucoup, à très bientôt.
Jérôme Lamarque : Merci, au revoir.