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Un point sur le contexte immobilier et la SCPI PAREF Prima avec David Aubin, Directeur général délégué.
Benjamin : Rebonjour, en direct de Patrimonia 2025. Nous avons le plaisir de recevoir la société Paref Gestion. David Aubin, vous êtes directeur général délégué de Paref Gestion. Bonjour.
David Aubin : Bonjour Benjamin.
Benjamin : Est-ce que, dans un premier temps, pour ceux qui ne vous connaîtraient pas, vous pourriez nous représenter brièvement le groupe Paref Gestion, avec quelques chiffres et quelques données emblématiques de la société ?
David Aubin : Oui, absolument. Paref Gestion, c’est une société de gestion familiale à l’origine, créée en France il y a un peu plus de 30 ans, qui est devenue une plateforme européenne, puisqu’aujourd’hui nous avons la majorité de nos actifs à l’étranger, notamment en Allemagne.
C’est 2,5 milliards d’euros d’actifs sous gestion, cinq SCPI, et cela représente à peu près un million de mètres carrés. Nous sommes positionnés sur des classes d’actifs comme les bureaux, le commerce et le résidentiel en France, avec trois SCPI, mais également la SCPI Paref Prima en Allemagne, très connue sur le commerce, et une SCPI qui est partie investir en Europe centrale, qui s’appelle Evo.
Benjamin : Paref Prima, pour ceux qui ne s’en souviendraient pas, c’est l’ancienne Novapierre Allemagne 1 et 2, qui ont fusionné et qui sont devenues Paref Prima.
David Aubin : Absolument.
Benjamin : Merci pour cette présentation du groupe. Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus sur le marché, sur votre vision en tant que groupe qui gère plus de 2 milliards d’euros d’actifs immobiliers ? Comment voyez-vous la situation ? Quelles sont les situations locatives de vos SCPI ? Est-ce que cela peut avoir un impact sur les prix de part ? On sort quand même d’un an et demi de crise immobilière. Comment l’avez-vous traversée et quelle est votre actualité ?
David Aubin : La situation est très disparate parce qu’en fait, on sort d’une crise, oui et non. Il y a eu des crises. Il y a eu des mutations, par exemple sur le bureau, liées à la sur-offre, ce qui oblige à être beaucoup plus sélectif, notamment sur l’adéquation des bureaux à la demande.
Sur le résidentiel, c’est très différent. La hausse des taux a grippé le marché alors que la demande sous-jacente reste très forte. Sur le commerce, la crise avait pris de l’avance puisque l’on avait commencé en 2020 avec le Covid, avec une forte dévalorisation des actifs.
Depuis, on a eu un mouvement de résistance et de résilience, avec des signaux de reprise, surtout sur certaines classes d’actifs, mais avec beaucoup de prudence. Comme l’a titré l’un de vos confrères : la reprise est là, mais pas partout. Je crois que c’est effectivement ce qui résume bien la situation du marché aujourd’hui.
Benjamin : Sur les situations locatives, effectivement très disparates, vous êtes donc assez sélectifs dans votre gestion. Si l’on doit parler de votre vaisseau amiral, Paref Prima, qui pèse plus d’un milliard d’euros d’actifs sur le commerce en Allemagne, est-ce que vous pouvez nous faire un focus sur cette SCPI ?
David Aubin : Oui, absolument. C’est un peu le flagship de la maison. Le commerce en Allemagne va beaucoup mieux que l’économie allemande en général. Il faut savoir que les Allemands ont vu leur salaire augmenter de 3,1 % l’année dernière. Le nouveau chancelier a abaissé la TVA et les impôts sur les classes moyennes. Ce que la Bundesbank constate, c’est que les Allemands se remettent à consommer.
Nous avons donc des vents porteurs très favorables. Sur Paref Prima, les classes d’actifs sur lesquelles nous nous sommes positionnés sont les commerces essentiels : l’alimentation, l’hygiène, la beauté, les soins du corps, le bricolage, les drugstores. Toutes ces classes d’actifs profitent d’une véritable embellie.
Cela s’est matérialisé, par exemple, au dernier trimestre, par une revalorisation du patrimoine de Prima. Sur longue période, Paref Prima a distribué des rendements qui étaient en phase croissante. Il est utile de rappeler que les rendements passés ne préjugent pas de la performance future.
Nous sommes néanmoins sur une tendance très favorable, avec un niveau de confiance. Nous sommes globalement confiants sur un certain nombre de signes de reprise sur le commerce en Europe, et particulièrement en Allemagne, où nous avons beaucoup de signaux favorables.
Benjamin : Où se situe aujourd’hui Paref Prima sur la valeur de réalisation par rapport au prix de part ? Y a-t-il une décote ?
David Aubin : Nous sommes quasiment à l’équilibre, très légèrement au-dessus. Comme je vous l’ai dit, la tendance est plutôt à la revalorisation du patrimoine. Il ne faut préjuger de rien, chez Paref Gestion nous sommes très prudents, mais les facteurs de soutien sont là.
Benjamin : Donc Paref Prima, commerce essentiel, une très belle SCPI, votre vaisseau amiral. J’aime aussi rappeler que c’est une SCPI où la distribution nette colle quasiment à la distribution brute pour le client.
David Aubin : Oui, tout à fait. C’est très important de le rappeler parce que la communication se fait souvent de façon massive sur les taux de distribution bruts. En l’occurrence, le dernier taux de Paref Prima était de 5 %. Ce qui compte pour tout le monde, c’est combien il reste dans la poche.
Avec quelques actifs néerlandais dans Prima, qui représentent une poche assez mineure, et les actifs situés en Allemagne, pour 5 % brut, on est après impôt à 4,85 %. Il n’y a pas de prélèvements sociaux. Je vous laisse calculer combien il faut sur des actifs français pour avoir le même 4,85 %.
Benjamin : C’est effectivement l’un des atouts. À 50 % de fiscalité, il faut aller plus vite.
David Aubin : Plus de fiscalité, plus de charges sociales, effectivement, le calcul va vite.
Benjamin : Merci David. On vous souhaite un très bon Patrimonia 2025 et de belles choses pour Paref Gestion. On n’oublie pas Paref Prima, le vaisseau amiral de la société.
David Aubin : Et plein de belles choses pour nos investisseurs, surtout.
Benjamin : Avec plaisir, et à très bientôt sur Zoom Invest.
David Aubin : Merci, au revoir.